1. Ne voir aucun mal, ne faire aucun mal, ne médiatiser aucune mal : le Canada complice du coup d'État au Honduras
2. L'élection présidentielle en Afghanistan : 41 candidats, mais aucun dont je voudrais serrer la main même si ma vie en dépendait
3. Hamid Karzai et les femmes : le président sortant conclu une entente pour sa ré-élection qui retourne les afghanes chiites à l'âge de pierre
4. L'héritage morbide de la révolution verte : comment les changements climatiques affectent la mousson en Inde
5. Entre fatalisme et optimisme : lequel choisir en cet ère d'apocalypse imminent de la civilisation industrielle?
MEDIA CANADIEN ET HONDURAS
Je reviens en début d'émission sur le coup d'état au Honduras...
J'ai eu l'occasion au cours des dernières années en faisant l'émission de voir qu'à chaque fois que les médias canadiens suivent de très près le point de vue officiel d'Ottawa concernant des événements à l'étranger
Lorsque Ottawa dénonce, comme c'est le cas avec l'élection en Iran, nos médias font la job et dénoncent, aussi
Quand Ottawa décide qu'un coup d'État est une bonne chose, comme lorsque Jean-Bertrand Aristide a été chassé du pouvoir en Haïti en février 2004, les médias trouvent le moyen de tordre la réalité pour nous faire croire que c'est le cas
Et en ce moment, bien , tout indique que le coup d'État qui a eu lieu au Honduras il y a quelques semaines fait l'affaire du gouvernement Harper, ainsi que pour les entreprises canadiennes qui font affaire là-bas...
Résultat : même une personne qui garde un oeil attentif sur les événements au quotidien sur ce qui se passe au Honduras ne saura pas grand chose si elle se fie au médias canadiens
Il ou elle ne saura rien sur les manifestations qui se poursuivent en ce moment, les blocages, les grèves qui appellent tous au retour du président démocratiquement élu Manuel Zelaya
Depuis qu'il a été renversé par l'armée le 28 juin dernier une majorité d'enseignants ont été en grève
Récemment, des travailleurs dans le système de santé, des contrôleurs aériens et des chauffeurs de taxi ont aussi entrepris des actions contre le coup d'État
En réponse, l'armée a envoyé des troupes pour surveiller les aéroports et les hopitaux à travers le pays
Alors toute cette résistance se déroule sous la menace de la répression militaire
Le tout, incluant l'appui tacite d'Ottawa pour le coup, sans aucune mention dans les médias canadiens... bizarre
Mardi dernier, le ministre des affaires étrangères du Honduras en exil a ouvertement affirmé que les Canada offrait son appui au gouvernement militaire... il demandait de suspendre l'aide au régime
Pas un mot dans nos médias là-dessus
L'ambassadeur du Canada au Costa Rica, Neil Reeder, a rencontré les officiels du coup la semaine dernière... le silence
Les médias canadiens ont aussi ignorés le fait que le Canada est le seul donateur majeur à ne pas avoir
coupé ses liens et son aide au gouvernement militaire du Honduras
Enfin, un mois après le coup, la CBC a accordé une entrevue à Graham Russel de Rights Action, un groupe canadien avec des liens étroits au Honduras pour dénoncer comment Ottawa réagi au coup
Malheureusement, les bons commentaires de Russell ont été enterré par une entrevue tout de suite après avec Peter Kent, ministre d'État des affaires étrangères qui fait tout pour empêcher le retour de Zelaya à son poste
Mais les médias sont encore moins intéressés à dénoncer l'influence des entreprises canadiennes qui influencent la politique d'Ottawa envers le Honduras
Rights Action a dénoncé pour sa part le fait que Goldcorp a fourni des autobus et de l'argent à des gens qui se sont rallié pour appuyer le coup d'Etat
Une connexion entre le 2e plus grand producteur d'or et l'armée qui a passée sous le nez de nos médias
Soulignons que sous la pression d'ONG, il y a deux semaines, des entreprises comme Nike et Gap et d'autres entreprises américaines faisant affaire au Honduras ont publié un texte conjoint exigeant un retour à la démocratie
Mais, avec 50% de sa production au Honduras, la compagnie montréalaise Guildan, le plus gros fabriquant de t-shirt au monde, a refusé de ce joindre à cette déclaration écrite
Guildan emploie 11 000 personnes au Honduras... et ne doit pas avoir apprécié la décision de Zelaya en début d'année d'augmenter le salaire minimum de 60%
Est-ce que notre gouvernement et des entreprises canadiennes sont vraiment en faveur du renversement d'un président démocratiquement élu?
Tout indique que oui
Mais c'est difficile à dire dans quelle mesure, tant que nos médias ne mettront pas nos journalistes sérieusement là-dessus...
ELECTIONS AFGHANISTAN
Contrairement à 2004, le monde ne s'excite pas le poil des jambes avec l'élection présidentielle en Afghanistan prévue pour le 20 août
En fait, partout où on regarde cette élection est vue avec pas mal de pessimisme
Hamid Karzai, le président sortant et meneur parmi les 41 candidats, n'a pas pu générer la même sympathie de l'occident que la dernière fois
Pourtant, son candidat à la vice-présidence, Qasim Faheem, est un seigneur de guerre Tajik avec beaucoup de sang afghan sur les mains, je ne comprends pas...
Afin d'assurer sa ré-élection, Karzai a conclu des ententes et des alliances avec les seigneurs de guerre de tous les groupes ethniques de l'Afghanistan
Et son rival principal, Abdullah Abdullah, n'est gère mieux que lieu
Un visage sympathique représentant les seigneurs de guerre, il est leur porte-parole, tout comme l'a déjà été Hamid Karzai
En 3e place dans les sondages vient Ramzan Bashardost, probablement le candidat le plus respecté pour son intégrité parmi les Afghans
Il a été un des rares à dénoncer ouvertement la corruption de l'administration Karzai
Mais hélas, sans l'appui des guerriers et l'argent de l'opium, il n'a aucune chance de gagner
Le reste des candidats parmi les 41 inclus une liste de monstres et de clowns sans intérêt
Qui ont pour la plupart éviter d'appuyer ouvertement les Talibans, mais la plupart ne peuvent pas cacher leur affiliation soit avec eux ou les seigneurs de guerre
la majorité des candidats veulent des discussions avec les Talibans afin de stabiliser le pays, incluant Hamid Karzai
Mais paradoxalement, ces candidats ne disent pas grand chose sur la présence de l'OTAN sur leur territoire
Jusqu'à présent les sujets principaux de l'élection ont été la corruption et le manque de sécurité... qui est du au retour des Talibans, mais surtout aux seigneurs de guerre
En fait, les afghans sans défense craignent beaucoup plus les seigneurs de guerre du nord que les barbus religieux hyper-zélés
Les meurtres, les enlèvements et les viols commis par les seigneurs de guerre appuyé par l'OTAN ont fait beaucoup plus pour détériorer l'état de la loi et l'ordre dans le pays
Rappelons qu'il y a cinq ans, les Afghans avaient fait la queue aux urnes dans l'espoir de retrouver une certaine sécurité... eh bien, on peut facilement dire aujourd'hui qu'ils ont été amèrement déçus
On en reparle, restez-là
LOI DU VIOL AFGHANISTAN
Vous vous rappelez peut-être de la fameuse loi du viol qui a été révélée au printemps par l'administration Karzai en Afghanistan
Sous le nom officiel de la loi Chiite de la famille, elle a été avec raison vivement condamnée par la communauté internationale...
Au point où Hamid Karzai a dit qu'il allait la réécrire, surtout vu le fait qu'il ne l'avait pas lu avant de la signer
Donc avec un peu d'aide d'avocats canadiens, le nouveau texte de la loi continue malgré tout à démontrer la nature misogyne du gouvernement pantin mis en place par l'occupation militaire de l'OTAN
Dire que la chose que l'on nous a vendu le plus après l'invasion c'était la libération des afghanes...
Cette loi chiite réduit le statut des femmes à ce qu'il est en Arabie saoudite, ce qui veut dire à moins que rien
Des groupes de défense des droits des Afghanes ont vertement dénoncé cette loi qui rappelle directement les restrictions imposées par les Talibans dans le temps qu'ils étaient au pouvoir
Et bien que le nouveau texte de loi présente certaines améliorations, ses articles les plus répressifs envers les femmes contreviennent toujours à la constitution de l'Afghanistan
qui banni la discrimination et la distinction entre les citoyens
la loi donnera le droit au mari chiite de couper la maintenance de base à son épouse, incluant la nourriture
si elle refuse les demandes sexuelles de son mari... et les femmes doivent avoir une permission de leur mari pour avoir un emploi
La loi remet tous les droits au pères et aux grand-pères envers la garde des enfants
... et permet à un violeur de dédommager une fille qu'il aurait blessé pendant l'agression avec de l'argent, lui évitant ainsi d'être jugé et condamné en justice
Euh... c'est que... ces loi barbares du moyen-âge étaient supposées être choses du passé avec le renversement des Taliban en 2001, non?
Pourtant, Karzai leur ont donné une nouvelle vie en leur apposant le sceau d'appui du président
CHANGEMENTS CLIMATIQUES INDE
L'intensification des sécheresses, les inondations et des cyclones sont les résultats prévisibles des changements climatiques et l'instabilité qui vient avec
La mousson qui a échoué en Inde en ce moment, et la sécheresse qui va avec, ont affecté les deux-tiers du pays
surtout dans les plaines fertiles de la Gange, le panier à pain de l'Inde
Cet échec de la mousson et les sécheresses généralisées empirent la crise alimentaire déjà sévère ayant frappé l'Inde depuis les politiques de libéralisation qui ont transformés l'Inde en la nouvelle capitale de la famine
Ce qui implique aussi un approfondissement de la crise de l'eau...
La moussons a la tâche annuelle de recharger les nappes d'eau phréatiques et les systèmes d'eau de surface
Mais la sécheresse généralisée de cette année changera tout ça
Faut rappeler aussi que la fragilité de l'autarcie alimentaire des indiens est due au modèle de la révolution verte en 1966
C'est-à-dire, l'agriculture hydro-chimique intensive imposée par les EU et la Banque mondiale depuis 1966
L'Inde a depuis exploité à fond ses sources d'eau souterrains, surtout depuis les années 1970 avec des prêts gigantesques de la banque mondiale
Et l'élevage intensifs de monocultures pour l'exportation qui ont besoin de vastes quantités d'eau comme la canne à sucre
Avec l'effet des changements climatiques, le nord de l'Inde a vu ses niveaux d'eau baisser de 4 centimètres par années entre août 2002 et 2008
109 km cube d'eau sous-terrain a disparu durant les mêmes années
la majorité de cette eau là a été extraite pour l'agriculture chimique héritée de la révolution verte, aussi
il va sans dire alors que la solution en cette période de crise climatique, alimentaire et en eau serait d'aller massivement vers un système d'agriculture basée sur la biodiversité
Les petites fermes bio améliorent la sécurité alimentaire en augmentant la résilience et en réduisant la vulnérabilité aux changements climatiques
Des systèmes agricoles biodiversifiés peuvent répondre plus efficacement à la crise de l'eau
car leur production est basée sur des cultures qui en demandent beaucoup moins, en fait, jusqu'à 10 fois moins que les systèmes chimiques
en transformant, entre autres, le sol en réservoir à eau à travers sa composition organique, réduisant du coup le besoin d'avoir des systèmes agressifs d'irrigation
Nos crises ne viennent pas du ciel, ni du diable, elles viennent d'institutions humaines...
le paradigme dominant de l'agriculture basée sur la révolution verte et les organismes génétiquement modifiés, la promotion de monoculture et l'utilisation d'engrais chimique et d'hydrocarbures
Les mêmes personnes et entreprises derrières ces idées imbéciles tenteront certainement de profiter de la crise actuelle pour promouvoir de nouvelles idées profitables pour eux
par exemple en brevetant des semences résiliantes que les fermiers ont fait évolué à travers les siècles en appelant ça une invention
Somme toute, la crise agricole actuelle poussera le gouvernement indien à agir, et pour le bien des ventres des indiens, l'alternative évidente serait la voie de la biodiversité et se tenir le plus loin que possible de la révolution verte
APOCALYPSE INDUSTRIELLE
Pour qui prend la peine de réfléchir sur les derniers siècle, et le siècle à venir, il a de quoi être transi de peur et d'angoisse
entre les années 1750 et 2000, tous les indicateurs comme la démographie globale, les concentrations de CO2 dans l'atmosphère, la quantité de poissons dans les mers, la destruction des forêts tropicaux, le nombre d'automobiles, l'utilisation de l'eau, etc.
tout ça démontrent sans l'ombre d'un doute qu'à cette vitesse l'espèce humaine aura vidé la terre de ses ressources, ou du moins, aura au cours du prochain siècle détruit les principaux systèmes écologiques qui permet à la civilisation d'exister
La racine du mal est évidemment le modèle économique dominant qui pousse le monde rapidement vers un état de chaos
toutes les tendances nommées plus tôt s'accélèrent rapidement vers le pire... et rien, absolument rien n'indique que nous changerons de direction à temps
Nous sommes collectivement sous l'illusion que nous allons pouvoir vivre plus ou moins aussi confortablement que maintenant au cours du prochain siècle si seulement on pouvait légèrement modifier nos pratiques individuelles vers un mode de vie plus durable
Même si un autres trois milliards d'êtres humains se joindront à nous dans notre mode de vie occidental destructeur
C'est tout simplement du déni
le destin est déjà écrit pour la société industrielle basée sur le capitalisme contemporain, et aucune quantité de magasinage vert ou éthique ou des manifs pourraient y changer quoi que ce soit
Les changements climatiques approchent dangereusement le point de non retour, pendant que nos leaders politiques continuent de promouvoir une économie de croissance pour nous sortir de la crise
Devant ce scénario que je juge très réaliste, il y a deux modes de pensée :
le fataliste qui affirme que nous devons dès maintenant faire des plans pour traverser cette chute de la civilisation
et l'optimiste qui dit que nous devons tout faire pour éviter que des milliards d'êtres humains meurent au cours du prochain siècle
Au cours des dernières années j'ai été très optimiste, disant que si nous avons la raison de notre côté et que nous agissons dès maintenant, le pire peut être évité
J'ai cru et je continue de croire que la science et la technologie, si elles sont au services d'institutions viables, pourront nous permettre de passer à une nouvelle étape d'évolution pour l'espèce
Mais je comprends les fatalistes, tout à fait... ça l'a pris presque 40 ans à nos gouvernements pour reconnaître en surface l'existence des changements climatiques et l'effet de l'industrie capitaliste sur la biosphère
... et les solutions, les grandes réformes tardent toujours à venir, et tous les plans pour les 20-30 prochaines années sont nuls à chier
Alors, je comprends les fatalistes qui disent qu'il n'y a rien à faire, que la tombée de notre civilisation industrielle est inévitable et qu'il faut juste planifier pour voir comment on va s'en sortir
Mais c'est un scénario que je refuse : la famine généralisée, les guerres, la destructions de nos écosystèmes... on ne pourra pas se relever de ça
Oui, l'espèce humaine est totalement résiliante et peut endurer presque n'importe quoi...
Mais si les civilisations s'écroulent, comme au Moyen-Age, c'est les psychopathe qui prennent le contrôle
Et l'histoire démontre sans l'ombre d'un doute que les humains n'apprennent pas de leurs erreurs du passé
Qu'est-ce que l'on apprendra de cet apocalypse? Absolument rien.
C'est pourquoi je demeure un optimiste, pourquoi je dis qu'il faut de nouvelles institutions économiques et politiques
Une économie qui n'est pas basée sur le marché et la croissance, ce qu'il faut c'est une économie participative efficient basée sur la solidarité, la diversité, l'équité et l'auto-gestion
Il faut prévenir la première chute de la civilisation pour empêcher d'autres vagues de catastrophes qui viendront certainement dans sons sillon
Peu importe comment l'espoir est faible de voir l'humanité changer de direction, une révolution globale ordonnée, viable et structurée, nous n'avons pas le choix de garder cette possibilité en vue et de travailler pour y arriver
27 septembre 2009
La Levée 5 août 2009
La Levée 5 août 2009
1. L'enlisement de l'intervention militaire du Canada en Afghanistan : les dommages collatéraux des uns sont les fiancées des autres
2. Le conflit le plus violent du monde dans un pays sans pétrole : les liens entre le Congo et votre IPod
3. Un an après : le bilan de la guerre de quelques jours entre la Russie et la Géorgie
4. Les événements au Xinjiang en Chine : comment un conflit ethnique risque d'embraser les relations avec la Turquie
5. Cinq siècles de révolutions : les leçons du passé pour nos crises économiques et climatiques actuelles
6. La raison contre la foi : pourquoi les cours d'abstinence sexuelle pour les adolescents valent moins que rien
OTAN AFGHANISTAN
Les corps des deux soldats canadiens qui ont été tués cette fin de semaine en Afghanistan sont revenus au pays mardi
Depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan en 2002, 127 soldats canadiens et un diplomate y ont perdu la vie.
bien que la mort de nos soldats est toujours un événement tragique, faut rappeler que la mort d'Afghans innocents l'est tout autant, sinon plus...
Depuis 2001, des douzaines de célébrants afghans... incluant les futurs mariés eux-mêmes... ont été tué lorsque leur célébrations de mariage ont été bombardé par des avions de l'OTAN les prenants par erreur pour des opérations de Talibans
Bien que les troupes canadiennes ne sont pas engagés dans les bombardements aériens, ils ont eux aussi été impliqués dans la mort d'afghans sur le sol
La semaine dernière, des soldats canadiens ont tiré un coup de feu d'avertissement à un motocycliste roulant à grande vitesse vers eux
la balle a rebondit sur le sol pour atteindre une jeune fille située pas très loin, la tuant sur le coup
Ces morts de civils innocents font partie de la raison pour laquelle la mission de l'OTAN ne semble pas gagner les coeurs et l'âme du peuple afghan
le dommage collatéral pour les uns et toujours une fille ou une fiancée pour les autres
et l'attitude des autorités militaires envers ces morts de civils a de quoi déranger
La semaine dernière, le major Mario Couture a tout simplement mis le blâme sur les insurgés
Une semaine plus tôt, un soldat canadien a tué un Afghan et blessé trois autres alors que la minivan dans laquelle ils voyageaient n'avait pas suffisamment ralenti, selon l'armée canadienne
La Major Couture a expliqué que les victimes avaient tous l'âge d'homme en mesure de combattre
Et que ça fait bien l'affaire des Talibans de tromper les forces de l'OTAN, de leur jouer des tours et de provoquer des bourdes
Mais ce que le major n'explique pas c'est le contexte, le fait que notre armée représente une force militaire étrangère d'occupation en Afghanistan
Ottawa affirme que nous sommes là pour instaurer la démocratie, mais beaucoup d'Afghans nous voient tout simplement comme une armée envahissante qui participe à tuer et participer à la torture d'Afghans innocents
Et faut rappeler aussi dans tout ça que les Canadiens sont de plus en plus contre cette aventure militaire de nos troupes en Afghanistan, depuis les débuts que les Québécois sont contre
Un sondage EKOS rendu publique au début du mois montre que l'appui à la mission est tombée de 60% en 2002 à 34% seulement aujourd'hui...
CONGO
La Secrétaire d'État Hillary Clinton visitera la république démocratique du Congo la semaine prochaine, et ça sera une belle occasion de montrer à quel point c'est important de mettre fin aux viols systématiques des filles et des femmes qui se poursuivent au Congo... même au moment que je vous parle
Un ingrédient essentiel pour une solution serait de lancer une campagne internationale de consommateurs demandant que leurs cellulaires, ordinateurs portables et ipods
soient libres de produits électroniques venant de matériaux tirés de zones minières qui nourrissent la violence au Congo
La crise humanitaire au Congo s'est accentuée dramatiquement avec le déplacement forcé de 500 000 personne au début de cette années
Tout ça nourri par l'appropriation d'un des sous-sols miniers les plus riches du monde
Le gouvernement congolais, appuyé par l'ONU sont à blâmer en premier pour l'état du Congo
Ironiquement, la communauté internationale dépense près de 2 milliards par année afin de traiter les symptômes de la crise humanitaire
mais seulement un dixième du 1% de cette somme dépensée pour l'aide et le maintient de la paix adresse la question de la violence liée aux minéraux
que le gouvernement congolais fasse la promotion de l'insécurité afin de permettre à ses officiels de haut niveau de s'enrichir dans le vol des ressources naturelles
et les voisins, le Rwanda et l'Ouganda dont la croissance économique est nourri par leur implication dans le commerce illicite et la violence au Congo
Les compagnies de composantes électroniques devraient mettre de la pression sur leurs fournisseurs afin de s'assurer que les minéraux ne vient pas de mines qui provoquent la guerre et encouragent la corruption
Le pire, c'est que l'industrie minière pourrait être le moteur du développement paisible du Congo
Un tel résultat viendrait vraiment rapidement si les entreprises, les gouvernements et autres actionnaires s'entendaient sur un système pour tracer, vérifier, et certifier les minéraux qui vont dans nos produits électroniques
Ça changerait la structure en place, incitant les gens à s'éloigner de la violence et l'illégalité, et aller vers la sécurité et le règne de la loi au Congo
GUERRE RUSSIE GEORGIE
Nous atteindrons dans quelques jours le premier anniversaire de la guerre entre la Russie et la Géorgie de l'été dernier
et on dirait que ça n'a pris que 100 jours avant que le monde entier oublie cet événement... le temps que l'économie mondiale s'écroule
c'est un bon moment pour revoir un peu qui a gagné et qui a perdu dans ce conflit... donc entre la Géorgie, la Russie elles-mêmes, mais aussi les ÉU et l'UE
La Russie est donc au coeur de toute cette affaire
la guerre a été l'occasion pour Moscou de lancer sa première opération militaire à grande échelle hors de la fédération russe depuis la fin de la guerre froide
la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie par le Kremlin a été la première révision de frontières entre État sur le territoire de l'ex-union soviétique
La Russie s'est sortie de cette guerre là comme étant une puissance révisionniste, brisant du coup toute illusion de l'existence d'un ordre européen établi
Pour sa part, le président Mikheil Saakashvili de la Géorgie doit vivre encore avec son mauvais pari d'avoir lancer une attaque militaire contre la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali
il a parié et a perdu, et la Géorgie, aussi
Les cinq jours de conflits entre la Russie et la Géorgie ont démontré à la fin que Washington n'avait plus la main haute sur Moscou
et que la garantie du président Bush de protéger l'intégrité territoriale de la Géorgie n'était que du vent
la réalité c'est que les ÉU ne sont plus le pouvoir dominant sur l'Europe comme c'était le cas durant la guerre froide ou durant les années 1990
alors en termes strictement militaires, la Russie a remporter la guerre d'août 2009, renforçant du coup la légitimité du régime de Poutine et Medvedev
c'était très populaire avec le public russe pour qui cette petite victoire militaire était un baume sur deux décennies d'humiliation
mais en même temps, la réaction militaire forte de la Russie a amener dans son sillon une perte stratégique importante
rendant la région du Caucase encore moins stable
La reconnaissance par la Russie de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie comme deux entités indépendantes de la Géorgie augmentera certainement l'instabilité de la région
maintenant que la Russie est vue comme une force révisionniste, crainte par ses voisins, ça risque de changer comment les minorités à même la Russie seront perçues et comment ils agiront à l'avenir
c'est sans oublier comment la crise financière et économique globale écrase la Russie en ce moment, ajoutant à la pression en la rendant moins attrayante aux investisseurs
En ce moment de nouveaux blocs économiques sont en train de se former, avec la Chine, l'Inde et le Brésil d'un côté
l'UE qui a offert un partenariat économique à six anciens pays satellites de l'Union soviétique a été une réponse directe à la guerre de l'été dernier, isolant d'avantage la Russie
Alors, en somme, seules la Chine et la Turquie semblent pour le moment être les gagnants de la guerre entre la Russie et la Géorgie
La Chine a utilisé la guerre pour convertir son avantage économique et politique dans l'espace de l'ex-union soviétique
Par ses actions durant le conflit, la Turquie a pour sa part émergé comme étant un pouvoir régional autonome
Certains diront que l'amnésie de l'ouest par rapport à l'aventure militaire de la Russie hors de ses frontières encouragera le Kremlin de recommencer ailleurs
D'autres diront que sa victoire l'isolera d'avantage, ouvrant la voie au monde occidental à construire l'Europe de demain sans consulter la Russie
CHINE TURQUIE XINJIANG
Les violents conflits ethniques qui ont frappé la province chinoise du nord-ouest du des 5 et 6 juillet dernier auront des effets bien au-delà de la région
Les pays ayant une forte présence de la diaspora des Ouïgour ou ayant des liens ethniques et culturels avec eux
Sont ceux qui se sont le plus exprimé concernant les événements sanglants et la répression brutale de Pékin ensuite
Ces pays là ont aussi bien sûr des liens commerciaux et économiques avec la Chine
Le potentiel pour des répercussions politique est évident
la situation s'applique tout particulièrement à la Turquie
dont le gouvernement a été déchiré entre sont désir de protéger ses liens économiques avec la Chine
et la pression de l'opinion public afin qu'il fasse quelque chose afin de protéger leur confrères musulman et turques dans la province chinoise qui était auparavant le Turkestan de l'est
La majorité des liens économiques entre la Turquie et la Chine passe bien sûr par le Xinjiang, un des endroits les moins développés de la Chine
raison pour laquelle les événements du début juillet déstabilise la relation entre les deux pays
Rappelons que la majorité des victimes dans les révoltes au départ, 197 selon le décompte officiel de Pékin, était des Chinois d'origine Han
mais beaucoup de médias turques dénombre des centaines de morts parmi la population Ouïgour
Du coup les faiseurs d'opinion turque ont commencé à demander ouvertement à ce que l'ancien Turkestan de l'est se libère du règne oppressant de la Chine, tout comme l'ont fait dans le passé le Kazakhstan, le Kirghizistan et l'Ouzbékistan
Le gouvernement a alors répondu aux demandes de sa population et a ainsi vertement critiqué la réaction de Pékin
... qui pour sa part a pris une semaine avant de réagir à la Turquie, demandant que la Turquie retire ses critiques et accusations de génocide et d'assimilation
Maintenant la Turquie est dans l'eau chaude, premièrement elle risque d'être isolée dans cette histoire, car la communauté internationale incluant les EU n'ont pas du tout le goût de choquer la Chine
Les États les plus puissants du monde sont beaucoup plus préoccupés par la stabilité de la Chine que de la voir progresser vers la démocratie et l'harmonie inter-ethnique
Et la Turquie elle-même risque d'être sévèrement critiqué pour la gestion de ses minorités ethniques à même son territoire, surtout son traitement des Kurdes
et il y a la population Ouïgour elle même qui risque d'être blessé d'avantage par une position trop contestataire de la Turquie, les rendant une cible pour Pékin qui voit des complots étrangers pour la déstabiliser partout sur son territoire
La Turquie a peut-être fait une erreur stratégique importante dans sa position pro-Ouïgour...
Mais dans un contexte historique, les tensions provoquées par les incidents du début juillet étaient inévitables, enracinées dans la dynamique politique, culturelles et nationalistes de la région
À la fin du 19e siècle, les territoires de l'Asie centrale avaient été séparés entre les empires chinois et russes
lors de l'écroulement de l'union soviétique, les cinq Stans ont émergé comme États indépendants, libérant du coup les aspirations nationalistes des peuples Turques et la montée de l'Islam
tout à fait naturel que ces mêmes facteurs jouent à travers la frontière chinoise dans le Xinjiang, le Turkestan de l'est historique
Tant et aussi longtemps que les territoires du Turkestan demeurent volatile et les statuts géopolitiques incertains, il y aura une compétition entre pays pour avoir de l'influence sur la région
Et semblerait que la Turquie fait partie de ce jeu, incluant bien sûr la Chine, la Russie et les ÉU
Ce qui veut dire que peu importe comment la crise du Xinjiang finira, La Turquie et la Chine s'affronteront fort probablement à nouveau concernant la destinée de ce territoire de l'ancien Turkestan
COURS DE SEXE
La montée des taux d'adolescente qui tombent enceinte et les adolescents attrapant des MTS sont le résultats directs de programmes des néo-conservateurs qui visaient justement à s'en débarrasser
Les néocons américains forment vraiment un mouvement basé non pas sur des données empiriques et la science et la raison, mais plutôt sur une idéologie du déni
et ceci s'applique sur leur point de vue concernant l'évolution, les changements climatiques, les affaires étrangères et la politique fiscale
et collectivement, le déni a des conséquences très fâcheuses
une étude récente du US Centers for Disease Control montre que durant les dernières années de l'administration Bush
le progrès constant de réduction du nombre d'adolescentes devenant enceintes et le nombre de MTS a été renversé
Entre les années 1990 et 2004, le taux de naissance chez les ados étaient tombé de 46% pour les 15 à 17 ans
La même chose s'est produite dans le reste du monde occidental, quoique 20 ans plus tôt
Mais entre les années 2005 et 2006, quelque chose d'étrange s'est produit : le nombre d'adolescente donnant naissance a augmenté de 3%
En 2007 c'était de 1% supplémentaire...
Ce qui est tragique, car selon l'agence de l'ONU UNICEF, les adolescentes issues de milieux pauvres qui accouchent d'un bébé ont deux fois plus de risque de rester pauvres toute leur vie
Elles risquent de demeurer sans emploi, de souffrir de la dépression et de devenir des alcooliques et des toxicomanes
Même chose pour les MTS, les incidences de gonorrhée a baissé au cours des deux dernières décennies, et a augmenté aux EU en 2004
Après une longue période de déclin, les incidence de syphilis parmi les adolescents a augmenté en 2002, pour les adolescentes en 2004
Entre les années 1991 et 2007, le pourcentage d'adolescents n'ayant jamais eu de relations sexuelles a décliné
ces données incluent le nombre de partenaires sexuel, et le niveau d'activité
Mais en 2005 et au-delà, toutes ces tendances ont été renversées
L'utilisation des condoms parmi les élèves du secondaires avaient tranquillement augmentée entre les années 1991 et 2003
pour stagner ensuite entre 2003 et 2007
Du côté des adolescentes hispaniques, elles ont selon les données moins de relations sexuelles que leur collègues de classe non-hispanique, mais ont trois fois plus d'enfants qu'eux
probablement parque que l'église catholique est très présente dans leur vie et est on le sait contre l'utilisation de condoms
Si l'on regarde de plus près les régions géo-politiques de ces chiffres, on trouve ceci:
neuf des dix États américains avec les plus hautes augmentations des taux de naissance avaient voté républicain lors des élections présidentielles de 2000 et 2004
huit d'entre eux ont voté pour McCain en 2008
parmi eux se trouvent le coeur du territoire des conservateurs chrétiens, incluant le Kentucky, l'Alabama, le Mississipi, la Louisianne et l'Oklahoma
Ce sont les endroits où les campagnes d'abstinence de Bush ont été promu avec le plus d'enthousiasme
de 80M$ de dollar pour ce programme, Bush l'a augmenté à 170M$ en 2005
Les programmes d'éducation sexuelles, si on peut les appeler comme ça, qui ont reçu cet argent n'avait pas le droit d'enseigner aux participants des méthodes visant à réduire les risques liés à l'activité sexuelle, autre que de promouvoir l'abstinence jusqu'au mariage
Ils avaient le droit de parler de contraceptif, mais seulement dans le but de de décrire leur taux d'échec
un rapport indépendant du congrès américain a trouvé que 80% du matériel d'enseignement contenait de l'information fausse, mensongère ou tordu concernant la santé sexuelle
et une longue série d'articles scientifiques ont prouvé hors de tout doute que les programmes enseignant l'abstinence seulement sont pire que d'être inutiles
... provoquant, même, une montée de MTS et le taux de fécondité des adolescentes
c'est le cas, car les ados qui se sont fait laver le cerveau utilisent moins de condoms, hésitent plus à demander l'avis d'adultes ou d'aller à la clinique s'ils pensent avoir attraper quelque chose
Lorsque l'UNICEF a comparé les taux de fécondité dans différentes parties du monde, l'agence de l'ONU a trouvé que c'est au Pays-Bas, non mais, ils l'on tu l'affaire eux autres, que le nombre d'ado tombant enceinte est à son plus bas parmi les pays riches
5 pour 1000, aux ÉU? c'est 53 pour 1000
L'UNICEF explique que les Hollandais ont adopté une attitude beaucoup plus ouverte envers l'enseignement sexuel, incluant l'utilisation de contraceptions
Heureusement, le nouveau budget d'Obama vise à changer tout ça aux ÉU, investissant plutôt dans des programmes d'éducation sexuelle basés sur la science
Les néocons sont bien sûr en furie... ils insistent sur le fait que les enfants américains ne doivent pas être exposé à l'éducation sexuelle, qu'on doit leur mentir sur les contraceptions et maintenu à un niveau d'ignorance digne du moyen âge
1. L'enlisement de l'intervention militaire du Canada en Afghanistan : les dommages collatéraux des uns sont les fiancées des autres
2. Le conflit le plus violent du monde dans un pays sans pétrole : les liens entre le Congo et votre IPod
3. Un an après : le bilan de la guerre de quelques jours entre la Russie et la Géorgie
4. Les événements au Xinjiang en Chine : comment un conflit ethnique risque d'embraser les relations avec la Turquie
5. Cinq siècles de révolutions : les leçons du passé pour nos crises économiques et climatiques actuelles
6. La raison contre la foi : pourquoi les cours d'abstinence sexuelle pour les adolescents valent moins que rien
OTAN AFGHANISTAN
Les corps des deux soldats canadiens qui ont été tués cette fin de semaine en Afghanistan sont revenus au pays mardi
Depuis le début de la mission canadienne en Afghanistan en 2002, 127 soldats canadiens et un diplomate y ont perdu la vie.
bien que la mort de nos soldats est toujours un événement tragique, faut rappeler que la mort d'Afghans innocents l'est tout autant, sinon plus...
Depuis 2001, des douzaines de célébrants afghans... incluant les futurs mariés eux-mêmes... ont été tué lorsque leur célébrations de mariage ont été bombardé par des avions de l'OTAN les prenants par erreur pour des opérations de Talibans
Bien que les troupes canadiennes ne sont pas engagés dans les bombardements aériens, ils ont eux aussi été impliqués dans la mort d'afghans sur le sol
La semaine dernière, des soldats canadiens ont tiré un coup de feu d'avertissement à un motocycliste roulant à grande vitesse vers eux
la balle a rebondit sur le sol pour atteindre une jeune fille située pas très loin, la tuant sur le coup
Ces morts de civils innocents font partie de la raison pour laquelle la mission de l'OTAN ne semble pas gagner les coeurs et l'âme du peuple afghan
le dommage collatéral pour les uns et toujours une fille ou une fiancée pour les autres
et l'attitude des autorités militaires envers ces morts de civils a de quoi déranger
La semaine dernière, le major Mario Couture a tout simplement mis le blâme sur les insurgés
Une semaine plus tôt, un soldat canadien a tué un Afghan et blessé trois autres alors que la minivan dans laquelle ils voyageaient n'avait pas suffisamment ralenti, selon l'armée canadienne
La Major Couture a expliqué que les victimes avaient tous l'âge d'homme en mesure de combattre
Et que ça fait bien l'affaire des Talibans de tromper les forces de l'OTAN, de leur jouer des tours et de provoquer des bourdes
Mais ce que le major n'explique pas c'est le contexte, le fait que notre armée représente une force militaire étrangère d'occupation en Afghanistan
Ottawa affirme que nous sommes là pour instaurer la démocratie, mais beaucoup d'Afghans nous voient tout simplement comme une armée envahissante qui participe à tuer et participer à la torture d'Afghans innocents
Et faut rappeler aussi dans tout ça que les Canadiens sont de plus en plus contre cette aventure militaire de nos troupes en Afghanistan, depuis les débuts que les Québécois sont contre
Un sondage EKOS rendu publique au début du mois montre que l'appui à la mission est tombée de 60% en 2002 à 34% seulement aujourd'hui...
CONGO
La Secrétaire d'État Hillary Clinton visitera la république démocratique du Congo la semaine prochaine, et ça sera une belle occasion de montrer à quel point c'est important de mettre fin aux viols systématiques des filles et des femmes qui se poursuivent au Congo... même au moment que je vous parle
Un ingrédient essentiel pour une solution serait de lancer une campagne internationale de consommateurs demandant que leurs cellulaires, ordinateurs portables et ipods
soient libres de produits électroniques venant de matériaux tirés de zones minières qui nourrissent la violence au Congo
La crise humanitaire au Congo s'est accentuée dramatiquement avec le déplacement forcé de 500 000 personne au début de cette années
Tout ça nourri par l'appropriation d'un des sous-sols miniers les plus riches du monde
Le gouvernement congolais, appuyé par l'ONU sont à blâmer en premier pour l'état du Congo
Ironiquement, la communauté internationale dépense près de 2 milliards par année afin de traiter les symptômes de la crise humanitaire
mais seulement un dixième du 1% de cette somme dépensée pour l'aide et le maintient de la paix adresse la question de la violence liée aux minéraux
que le gouvernement congolais fasse la promotion de l'insécurité afin de permettre à ses officiels de haut niveau de s'enrichir dans le vol des ressources naturelles
et les voisins, le Rwanda et l'Ouganda dont la croissance économique est nourri par leur implication dans le commerce illicite et la violence au Congo
Les compagnies de composantes électroniques devraient mettre de la pression sur leurs fournisseurs afin de s'assurer que les minéraux ne vient pas de mines qui provoquent la guerre et encouragent la corruption
Le pire, c'est que l'industrie minière pourrait être le moteur du développement paisible du Congo
Un tel résultat viendrait vraiment rapidement si les entreprises, les gouvernements et autres actionnaires s'entendaient sur un système pour tracer, vérifier, et certifier les minéraux qui vont dans nos produits électroniques
Ça changerait la structure en place, incitant les gens à s'éloigner de la violence et l'illégalité, et aller vers la sécurité et le règne de la loi au Congo
GUERRE RUSSIE GEORGIE
Nous atteindrons dans quelques jours le premier anniversaire de la guerre entre la Russie et la Géorgie de l'été dernier
et on dirait que ça n'a pris que 100 jours avant que le monde entier oublie cet événement... le temps que l'économie mondiale s'écroule
c'est un bon moment pour revoir un peu qui a gagné et qui a perdu dans ce conflit... donc entre la Géorgie, la Russie elles-mêmes, mais aussi les ÉU et l'UE
La Russie est donc au coeur de toute cette affaire
la guerre a été l'occasion pour Moscou de lancer sa première opération militaire à grande échelle hors de la fédération russe depuis la fin de la guerre froide
la reconnaissance de l'indépendance de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie par le Kremlin a été la première révision de frontières entre État sur le territoire de l'ex-union soviétique
La Russie s'est sortie de cette guerre là comme étant une puissance révisionniste, brisant du coup toute illusion de l'existence d'un ordre européen établi
Pour sa part, le président Mikheil Saakashvili de la Géorgie doit vivre encore avec son mauvais pari d'avoir lancer une attaque militaire contre la capitale de l'Ossétie du Sud, Tskhinvali
il a parié et a perdu, et la Géorgie, aussi
Les cinq jours de conflits entre la Russie et la Géorgie ont démontré à la fin que Washington n'avait plus la main haute sur Moscou
et que la garantie du président Bush de protéger l'intégrité territoriale de la Géorgie n'était que du vent
la réalité c'est que les ÉU ne sont plus le pouvoir dominant sur l'Europe comme c'était le cas durant la guerre froide ou durant les années 1990
alors en termes strictement militaires, la Russie a remporter la guerre d'août 2009, renforçant du coup la légitimité du régime de Poutine et Medvedev
c'était très populaire avec le public russe pour qui cette petite victoire militaire était un baume sur deux décennies d'humiliation
mais en même temps, la réaction militaire forte de la Russie a amener dans son sillon une perte stratégique importante
rendant la région du Caucase encore moins stable
La reconnaissance par la Russie de l'Ossétie du sud et de l'Abkhazie comme deux entités indépendantes de la Géorgie augmentera certainement l'instabilité de la région
maintenant que la Russie est vue comme une force révisionniste, crainte par ses voisins, ça risque de changer comment les minorités à même la Russie seront perçues et comment ils agiront à l'avenir
c'est sans oublier comment la crise financière et économique globale écrase la Russie en ce moment, ajoutant à la pression en la rendant moins attrayante aux investisseurs
En ce moment de nouveaux blocs économiques sont en train de se former, avec la Chine, l'Inde et le Brésil d'un côté
l'UE qui a offert un partenariat économique à six anciens pays satellites de l'Union soviétique a été une réponse directe à la guerre de l'été dernier, isolant d'avantage la Russie
Alors, en somme, seules la Chine et la Turquie semblent pour le moment être les gagnants de la guerre entre la Russie et la Géorgie
La Chine a utilisé la guerre pour convertir son avantage économique et politique dans l'espace de l'ex-union soviétique
Par ses actions durant le conflit, la Turquie a pour sa part émergé comme étant un pouvoir régional autonome
Certains diront que l'amnésie de l'ouest par rapport à l'aventure militaire de la Russie hors de ses frontières encouragera le Kremlin de recommencer ailleurs
D'autres diront que sa victoire l'isolera d'avantage, ouvrant la voie au monde occidental à construire l'Europe de demain sans consulter la Russie
CHINE TURQUIE XINJIANG
Les violents conflits ethniques qui ont frappé la province chinoise du nord-ouest du des 5 et 6 juillet dernier auront des effets bien au-delà de la région
Les pays ayant une forte présence de la diaspora des Ouïgour ou ayant des liens ethniques et culturels avec eux
Sont ceux qui se sont le plus exprimé concernant les événements sanglants et la répression brutale de Pékin ensuite
Ces pays là ont aussi bien sûr des liens commerciaux et économiques avec la Chine
Le potentiel pour des répercussions politique est évident
la situation s'applique tout particulièrement à la Turquie
dont le gouvernement a été déchiré entre sont désir de protéger ses liens économiques avec la Chine
et la pression de l'opinion public afin qu'il fasse quelque chose afin de protéger leur confrères musulman et turques dans la province chinoise qui était auparavant le Turkestan de l'est
La majorité des liens économiques entre la Turquie et la Chine passe bien sûr par le Xinjiang, un des endroits les moins développés de la Chine
raison pour laquelle les événements du début juillet déstabilise la relation entre les deux pays
Rappelons que la majorité des victimes dans les révoltes au départ, 197 selon le décompte officiel de Pékin, était des Chinois d'origine Han
mais beaucoup de médias turques dénombre des centaines de morts parmi la population Ouïgour
Du coup les faiseurs d'opinion turque ont commencé à demander ouvertement à ce que l'ancien Turkestan de l'est se libère du règne oppressant de la Chine, tout comme l'ont fait dans le passé le Kazakhstan, le Kirghizistan et l'Ouzbékistan
Le gouvernement a alors répondu aux demandes de sa population et a ainsi vertement critiqué la réaction de Pékin
... qui pour sa part a pris une semaine avant de réagir à la Turquie, demandant que la Turquie retire ses critiques et accusations de génocide et d'assimilation
Maintenant la Turquie est dans l'eau chaude, premièrement elle risque d'être isolée dans cette histoire, car la communauté internationale incluant les EU n'ont pas du tout le goût de choquer la Chine
Les États les plus puissants du monde sont beaucoup plus préoccupés par la stabilité de la Chine que de la voir progresser vers la démocratie et l'harmonie inter-ethnique
Et la Turquie elle-même risque d'être sévèrement critiqué pour la gestion de ses minorités ethniques à même son territoire, surtout son traitement des Kurdes
et il y a la population Ouïgour elle même qui risque d'être blessé d'avantage par une position trop contestataire de la Turquie, les rendant une cible pour Pékin qui voit des complots étrangers pour la déstabiliser partout sur son territoire
La Turquie a peut-être fait une erreur stratégique importante dans sa position pro-Ouïgour...
Mais dans un contexte historique, les tensions provoquées par les incidents du début juillet étaient inévitables, enracinées dans la dynamique politique, culturelles et nationalistes de la région
À la fin du 19e siècle, les territoires de l'Asie centrale avaient été séparés entre les empires chinois et russes
lors de l'écroulement de l'union soviétique, les cinq Stans ont émergé comme États indépendants, libérant du coup les aspirations nationalistes des peuples Turques et la montée de l'Islam
tout à fait naturel que ces mêmes facteurs jouent à travers la frontière chinoise dans le Xinjiang, le Turkestan de l'est historique
Tant et aussi longtemps que les territoires du Turkestan demeurent volatile et les statuts géopolitiques incertains, il y aura une compétition entre pays pour avoir de l'influence sur la région
Et semblerait que la Turquie fait partie de ce jeu, incluant bien sûr la Chine, la Russie et les ÉU
Ce qui veut dire que peu importe comment la crise du Xinjiang finira, La Turquie et la Chine s'affronteront fort probablement à nouveau concernant la destinée de ce territoire de l'ancien Turkestan
COURS DE SEXE
La montée des taux d'adolescente qui tombent enceinte et les adolescents attrapant des MTS sont le résultats directs de programmes des néo-conservateurs qui visaient justement à s'en débarrasser
Les néocons américains forment vraiment un mouvement basé non pas sur des données empiriques et la science et la raison, mais plutôt sur une idéologie du déni
et ceci s'applique sur leur point de vue concernant l'évolution, les changements climatiques, les affaires étrangères et la politique fiscale
et collectivement, le déni a des conséquences très fâcheuses
une étude récente du US Centers for Disease Control montre que durant les dernières années de l'administration Bush
le progrès constant de réduction du nombre d'adolescentes devenant enceintes et le nombre de MTS a été renversé
Entre les années 1990 et 2004, le taux de naissance chez les ados étaient tombé de 46% pour les 15 à 17 ans
La même chose s'est produite dans le reste du monde occidental, quoique 20 ans plus tôt
Mais entre les années 2005 et 2006, quelque chose d'étrange s'est produit : le nombre d'adolescente donnant naissance a augmenté de 3%
En 2007 c'était de 1% supplémentaire...
Ce qui est tragique, car selon l'agence de l'ONU UNICEF, les adolescentes issues de milieux pauvres qui accouchent d'un bébé ont deux fois plus de risque de rester pauvres toute leur vie
Elles risquent de demeurer sans emploi, de souffrir de la dépression et de devenir des alcooliques et des toxicomanes
Même chose pour les MTS, les incidences de gonorrhée a baissé au cours des deux dernières décennies, et a augmenté aux EU en 2004
Après une longue période de déclin, les incidence de syphilis parmi les adolescents a augmenté en 2002, pour les adolescentes en 2004
Entre les années 1991 et 2007, le pourcentage d'adolescents n'ayant jamais eu de relations sexuelles a décliné
ces données incluent le nombre de partenaires sexuel, et le niveau d'activité
Mais en 2005 et au-delà, toutes ces tendances ont été renversées
L'utilisation des condoms parmi les élèves du secondaires avaient tranquillement augmentée entre les années 1991 et 2003
pour stagner ensuite entre 2003 et 2007
Du côté des adolescentes hispaniques, elles ont selon les données moins de relations sexuelles que leur collègues de classe non-hispanique, mais ont trois fois plus d'enfants qu'eux
probablement parque que l'église catholique est très présente dans leur vie et est on le sait contre l'utilisation de condoms
Si l'on regarde de plus près les régions géo-politiques de ces chiffres, on trouve ceci:
neuf des dix États américains avec les plus hautes augmentations des taux de naissance avaient voté républicain lors des élections présidentielles de 2000 et 2004
huit d'entre eux ont voté pour McCain en 2008
parmi eux se trouvent le coeur du territoire des conservateurs chrétiens, incluant le Kentucky, l'Alabama, le Mississipi, la Louisianne et l'Oklahoma
Ce sont les endroits où les campagnes d'abstinence de Bush ont été promu avec le plus d'enthousiasme
de 80M$ de dollar pour ce programme, Bush l'a augmenté à 170M$ en 2005
Les programmes d'éducation sexuelles, si on peut les appeler comme ça, qui ont reçu cet argent n'avait pas le droit d'enseigner aux participants des méthodes visant à réduire les risques liés à l'activité sexuelle, autre que de promouvoir l'abstinence jusqu'au mariage
Ils avaient le droit de parler de contraceptif, mais seulement dans le but de de décrire leur taux d'échec
un rapport indépendant du congrès américain a trouvé que 80% du matériel d'enseignement contenait de l'information fausse, mensongère ou tordu concernant la santé sexuelle
et une longue série d'articles scientifiques ont prouvé hors de tout doute que les programmes enseignant l'abstinence seulement sont pire que d'être inutiles
... provoquant, même, une montée de MTS et le taux de fécondité des adolescentes
c'est le cas, car les ados qui se sont fait laver le cerveau utilisent moins de condoms, hésitent plus à demander l'avis d'adultes ou d'aller à la clinique s'ils pensent avoir attraper quelque chose
Lorsque l'UNICEF a comparé les taux de fécondité dans différentes parties du monde, l'agence de l'ONU a trouvé que c'est au Pays-Bas, non mais, ils l'on tu l'affaire eux autres, que le nombre d'ado tombant enceinte est à son plus bas parmi les pays riches
5 pour 1000, aux ÉU? c'est 53 pour 1000
L'UNICEF explique que les Hollandais ont adopté une attitude beaucoup plus ouverte envers l'enseignement sexuel, incluant l'utilisation de contraceptions
Heureusement, le nouveau budget d'Obama vise à changer tout ça aux ÉU, investissant plutôt dans des programmes d'éducation sexuelle basés sur la science
Les néocons sont bien sûr en furie... ils insistent sur le fait que les enfants américains ne doivent pas être exposé à l'éducation sexuelle, qu'on doit leur mentir sur les contraceptions et maintenu à un niveau d'ignorance digne du moyen âge
La Levée 22 juillet 2009
1. Nous semblons manquer de place, tout à coup : le Canada coupe l'accès des Roms tchèques qui demandent refuge ici
2. La répression chinoise dans la province du Xinjiang : le rouleau compresseur des Hans progresse vers la route de soie
3. Le sommet du mouvement des pays non-alignés : la rencontre annuelle de la coquille vide
4. Le jeu de la politique sectaire : un retour sur l'élection générale au Liban du mois dernier
5. Andréanne Baribeau nous parlera en direct du Rwanda sur l'accès à l'eau dans le district de Rubavu
VISA TCHEQUE CANADA
Après des semaines d'intenses manoeuvres diplomatiques entre Prague et Ottawa, le Canada a finalement mis à exécution sa menace, mardi 14 juillet.
Pour endiguer l'afflux de demandeurs d'asile en provenance de la République tchèque - essentiellement des Roms -, le gouvernement canadien a rétabli l'obligation pour les ressortissants tchèques d'obtenir un visa d'entrée avant de se rendre dans le pays.
Le centre de défense des droit de la communauté Rom qui a été mise sur pied en septembre 1997 après l'arrivée inattendue de plus de 3000 réfugiés roms d'origine tchèque au Canada
C'était la première fois dans l'histoire de l'immigration canadienne qu'un aussi grand nombre de personne sur une aussi courte période sont arrivé demandant le statut de réfugié.
Donc les Roms ont déclaré qu'ils fuyaient la persécution due à leur identité ethnique
Et depuis l'arrivée des réfugiés Roms d'origine Tchèques, d'autres Roms sont dont arrivé de la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie et de l'ex-Yougoslavie.
Il y a entre 250 000 et 300 000 Roms en république tchèque, il s'agit de la 2e plus grande minorité après les slovaques et les Roms connaissent la discrimination envers eux depuis longtemps
Au cours des récentes années les Roms en république Tchèque connaissent une discrimination accrue dans les domaines de l'éducation, l'emploi, l'habitation et le système de santé
Et une augmentation des attaques à caractère raciaux
Donc avec ses mauvais développements, la question des droits des Roms a attiré l'attention de la communauté internationale
Alors l'immigration Rom vers le Canada et la GB a commencé vers 1997 après que la télévision Tchèque a passé une histoire montrant que ces pays acceptaient plus facilement les Roms de ces pays
Plus de 5000 Roms de l'europe de l'est se sont installés dans la régio de Toronto avec plus de 60 000 vivant au Canada aujourd'hui
En général, au cours des années 1980 le nombre de réfugiés pouvant s'installer avec succès au Canada était de 21 000 par année...
Au cours de la dernière décennie ce nombre est descendu à 11 000...
Mais en république Tchèque les démonstrations néo-nazi se multiplie et les pogroms contre les Roms aussi
Entre les années 2008 et 2009 85% des Roms Tchèques ont été accepté en tant que réfugié au Canada
la commission de l'immigration et des réfugiés avaient envoyé deux agents en république Tchèque au mois de mars afin de voir ce qui se passe là-bas
Dans leur rapport, les agents ont trouvé que souvent les Roms ne sont pas protégés par le gouvernement et font face à de la discrimination de la police locale, malgré les programmes supposé améliorer les relations entre les forces de l'ordre et les minorités
Le ministre de l'immigration Jason Kenney a dit à la suite de la lecture du rapport que la minorité Rom en république Tchèque ne fait pas face à de la discrimination encouragée par l'État
Il a ajouté que la république Tchèque est un membre de l'UE donc soumis à la loi européenne sur les droits humains...
Mais une étude de 2006 indique que de plus en plus de Roms vivent en marge de la société, sans emploi, avec peu de chances d'en trouver, donc avec une vie très difficile qui les attend
On peut se poser la question... pour notre part... qui voudrait vivre dans une société où 90% des membres de la majorité affirment te détester pour ton origine ethnique?
XINJIANG
Les autorités chinoises ont lancé une vaste opération de répression à caractère politique contre les communautés ouïghoures de la région du Xinjiang
Le gouvernement a déployé au moins quelque 20 000 soldats dans la ville et aux alentours d'Urumqi, la capitale régionale, où les violences ont éclaté le 5 juillet 2009, après ce qui, à l'origine, semblait être une manifestation pacifique organisée par les étudiants ouïghours.
Les autorités étatiques et locales ont également annoncé qu'ils demanderont la peine capitale contre les organisateurs des manifestations et les auteurs des actes de violence.
Vingt-quatre heures après l'éclatement de la violence, les responsables chinois ont accusé l'ancienne prisonnière politique de la région du Xinjiang, Rebiya Kadeer, d'avoir planifié et organisé les manifestations.
Aucune preuve n'a été fournie pour étayer ces accusations qu'elle a rejetées.
Les dirigeants chinois ont par ailleurs porté de nombreuses accusations non fondées à l'endroit de groupes terroristes, tels que al-Qaeda et aussi à l'encontre du congrès américain, mis en cause pour les manifestations.
Bien que le gouvernement ait déclaré que parmi les 156 personnes tuées 35 étaient Ouïghours, il n'a ni évoqué ni diffusé des renseignements sur les actes de violence contre ce groupe.
Par ailleurs, le rôle que les forces de sécurité ont joué lors des manifestations du 5 juillet n'a pas été clairement établi.
Le gouvernement n'a ni précisé la nature des moyens utilisés par ses forces de sécurité pour empêcher les actes de violence perpétrés par différents groupes,
ni évoqué le rôle qu'elles ont joué dans la répression des manifestations et des émeutes, ni indiqué si la force utilisée était appropriée.
Le gouvernement a annoncé que plus de 1 400 personnes ont été arrêtées depuis le 5 juillet.
Même si les responsables de la sécurité ont indiqué que tous les détenus avaient été arrêtés lors des troubles,
certaines sources soutiennent que la police a ratissé des quartiers ouïghours et arrêté des hommes après les manifestations.
Les médias d'État ont également fait part d'arrestations et publié des photos de personnes recherchées, tous des Ouïghours.
Ils seraient les auteurs présumés des « troubles » qui se sont déroulés près de la gare, le 7 juillet dernier, deux jours après les dernières émeutes signalées.
le renforcement important du dispositif de sécurité, les arrestations arbitraires et le non-respect de la loi évoquent bien des souvenirs.
Ils rappellent non seulement les lendemains des manifestations de 1997 à Yining et de 2008 au Tibet, mais aussi les campagnes « Lutte contre le séparatisme » et « Force de frappe » que connaît la région depuis des décennies.
SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Encore une fois, les chefs d'États et représentants de pays en voie de développement à travers le monde convergent vers un sommet du mouvement des pays non-alignés ou MPNA
Cette fois ci le lieu de rencontre c'est Charm El-Cheikh en Égypte, et les représentants de 118 pays en plus du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon seront présents
Certains analystes affirment que vu la question centrale aux sommets du MPNA est de savoir s'il a encore un rôle à jouer est la preuve que la chose n'a plus de pertinence pour aider les pays pauvres
À part Raoul Castro il est assez difficile de trouver un seul chef d'État au sommet qui n'est pas réellement non-aligné, et ce, commençant par l'hôte, l'Égypte
L'Égypte viole pratiquement toutes les qualités requises pour faire partie du MPNA, du moins selon la charte d'origine
c'est-à-dire une politique de développement basée sur l'indépendance, l'appui aux mouvements d'émancipations
Dans son discours aux délégués, Raoul Castro a fait part de son désir de voir de toute urgence la construction d'une nouvelle architecture financière globale en réponse à la crise économique actuelle
En fait, c'est le désastre total qu'a été le néo-libéralisme qui a détruit le MPNA...
La montée du consensus de Washington et l'OMC au cours des années 1980 est venue avec la mort le mouvement du tiers-monde à la fin des années 1970
Peu de gens s'en rappelle, mais au sommet de 1973 à Alger, le MPNA a proposé une restructuration détaillée de l'économie mondiale qui demandait, entre autres
de démocratiser la banque mondiale et le FMI
institutionnalisation de la stabilisation des prix des matières premières
et le transfert de technologie et l'industrialisation du monde en développement
Les propositions avaient été adoptées lors d'une assemblée spéciale du G77 à l'ONU
Les pays en voie de développement avaient tellement de succès à l'époque pour mettre de l'avant leur point de vue économique commun, que le G7 a été crée en 1975 afin de donner un endroit où les pays riches peuvent discuter tranquille entre eux
Aujourd'hui, le MPNA est une coquille vide, une organisation qui avance sans trop savoir vers où
les contradictions internes du mouvement, particulièrement l'annexion d'un grand nombre de pays à la globalisation économique de l'ouest l'a suffoqué
La crise de l'endettement des années 1980 a dramatiquement changé le jeu, ramenant le pouvoir entre les mains des pays riches
détruisant du coup la solidarité du tiers-monde
peu de temps après les pays de l'ouest ont poussé fort pour l'OMC dont le mandat est exactement le contraire de ce que cherchait à faire les pays non-alignés au cours des années 1970
Il devient de plus en plus évident que le Mouvement des pays non-aligné ne peut plus aujourd'hui proposé un autre monde basé sur la justice et l'équité...
La plus grande faveur que le MPNA pourrait rendre au tiers-monde serait de se dissoudre pour laisser la place à un nouveau mouvement de base inter-régional qui ne fait pas que déplacer du vent
ELECTION LIBANAISE
L'élection générale qui a eu lieu au Liban le mois dernier confirme encore une fois à quel point l'identité sectaire contrôle la politique dans ce petit pays de la Méditerranée.
Elles ont opposé, selon la terminologie employée par les médias internationaux, le camp pro-occidental dit « du 14 mars » et celui, supposé pro-iranien et pro-syrien, dit « du 8 mars ».
Une fois de plus, le Liban semblait ne pas exister par lui-même, mais uniquement à travers le prisme de ses puissants voisins.
La victoire assez large du camp du « 14 mars » (les sunnites du « Courant du Futur » de Saad Hariri et les druzes du « Parti socialiste progressiste » de Wallid Joumblatt) a constitué une véritable surprise.
On dirait que l'on a collectivement oublié les leçons de la guerre civile qui avait commencé par une dispute politique de classe et qui avait rapidement tombé en conflit ethnique.
L'entente de Taif, qui avait mis fin à la guerre civile libanaise, stipule clairement que tous les groupes milices devaient se dissoudre
Et bien que certains des groupes sectaires aient encore gardé une main sur leurs armes, il n'y a que le Hezbollah a avoir gardé un arsenal militaire digne de se nom
L'occupation du sud du Liban par Israel en est la raison majeure
Mais le Hezbollah a aussi tourné ses armes contre des forces pro-gouvernemental en mai 2008 dans les rues de Beyrouth
Pas surprenant qu'aujourd'hui les groupes qui n'aiment pas trop la présence des armes du Hezbollah qui existent hors du régime étatique sont les mêmes qui craignent de voir l'influence politique, économique et militaire du groupe chiite s'accroître au Liban
... et ça adonne aussi que se sont des gens des régions qui ont le moins souffert des agressions récentes d'Israel contre le pays
Ce qui inclut les anciens membres du parti phalange, qui appuyait Israel durant la guerre civile, son invasion du pays en 1982 et son occupation du sud qui a pris fin en l'an 2000
Les Chrétiens libanais sont un peu stressés en ce moment en se sentant démographiquement marginalisé devant la montée de la population musulmane, spécifiquement des chiites qui appuient le Hezbollah
Alors une alliance entre d'anciens chefs de guerre et des magnats des affaires ont remporté les élections récentes
ce qui devient évident c'est que le Hezbollah semble satisfait du résultat
car pour le moment le nouveau gouvernement n'a aucune intention de lui enlever son arsenal militaire
Et le Hezbollah s'implante d'avantage en distribuant des services sociaux aux communautés chiites du paus
Mais au milieu de tout ça il y a les sunnites qui, sans avoir de groupe militaire à eux tout seul, ils ont une arme que le Liban reconnaît très bien, l'argent.
Ça vient des pétro-dollars de l'Arabie saoudite, un pays sunnite.
Les suniites ont donc réussi à acheter leur place au pouvoir.
Alors que la roue de la politique sectaire continue de tourner au Liban, l'élite libanaise conserve donc le pouvoir par hérédité... des liens de famille et c'est vrai surtout dans ce nouveau parlement
La population libanaise gagnerait, une fois pour toute, à sortir Dieu et la vérité absolue qu'il représente, hors du gouvernement
C'est l'absence de séparation de l'État et de l'Église qui les gardent eux et leur pays, sur le bord du désastre, et sûrement ce nouveau gouvernement n'est pas une exception
2. La répression chinoise dans la province du Xinjiang : le rouleau compresseur des Hans progresse vers la route de soie
3. Le sommet du mouvement des pays non-alignés : la rencontre annuelle de la coquille vide
4. Le jeu de la politique sectaire : un retour sur l'élection générale au Liban du mois dernier
5. Andréanne Baribeau nous parlera en direct du Rwanda sur l'accès à l'eau dans le district de Rubavu
VISA TCHEQUE CANADA
Après des semaines d'intenses manoeuvres diplomatiques entre Prague et Ottawa, le Canada a finalement mis à exécution sa menace, mardi 14 juillet.
Pour endiguer l'afflux de demandeurs d'asile en provenance de la République tchèque - essentiellement des Roms -, le gouvernement canadien a rétabli l'obligation pour les ressortissants tchèques d'obtenir un visa d'entrée avant de se rendre dans le pays.
Le centre de défense des droit de la communauté Rom qui a été mise sur pied en septembre 1997 après l'arrivée inattendue de plus de 3000 réfugiés roms d'origine tchèque au Canada
C'était la première fois dans l'histoire de l'immigration canadienne qu'un aussi grand nombre de personne sur une aussi courte période sont arrivé demandant le statut de réfugié.
Donc les Roms ont déclaré qu'ils fuyaient la persécution due à leur identité ethnique
Et depuis l'arrivée des réfugiés Roms d'origine Tchèques, d'autres Roms sont dont arrivé de la Hongrie, la Roumanie, la Bulgarie et de l'ex-Yougoslavie.
Il y a entre 250 000 et 300 000 Roms en république tchèque, il s'agit de la 2e plus grande minorité après les slovaques et les Roms connaissent la discrimination envers eux depuis longtemps
Au cours des récentes années les Roms en république Tchèque connaissent une discrimination accrue dans les domaines de l'éducation, l'emploi, l'habitation et le système de santé
Et une augmentation des attaques à caractère raciaux
Donc avec ses mauvais développements, la question des droits des Roms a attiré l'attention de la communauté internationale
Alors l'immigration Rom vers le Canada et la GB a commencé vers 1997 après que la télévision Tchèque a passé une histoire montrant que ces pays acceptaient plus facilement les Roms de ces pays
Plus de 5000 Roms de l'europe de l'est se sont installés dans la régio de Toronto avec plus de 60 000 vivant au Canada aujourd'hui
En général, au cours des années 1980 le nombre de réfugiés pouvant s'installer avec succès au Canada était de 21 000 par année...
Au cours de la dernière décennie ce nombre est descendu à 11 000...
Mais en république Tchèque les démonstrations néo-nazi se multiplie et les pogroms contre les Roms aussi
Entre les années 2008 et 2009 85% des Roms Tchèques ont été accepté en tant que réfugié au Canada
la commission de l'immigration et des réfugiés avaient envoyé deux agents en république Tchèque au mois de mars afin de voir ce qui se passe là-bas
Dans leur rapport, les agents ont trouvé que souvent les Roms ne sont pas protégés par le gouvernement et font face à de la discrimination de la police locale, malgré les programmes supposé améliorer les relations entre les forces de l'ordre et les minorités
Le ministre de l'immigration Jason Kenney a dit à la suite de la lecture du rapport que la minorité Rom en république Tchèque ne fait pas face à de la discrimination encouragée par l'État
Il a ajouté que la république Tchèque est un membre de l'UE donc soumis à la loi européenne sur les droits humains...
Mais une étude de 2006 indique que de plus en plus de Roms vivent en marge de la société, sans emploi, avec peu de chances d'en trouver, donc avec une vie très difficile qui les attend
On peut se poser la question... pour notre part... qui voudrait vivre dans une société où 90% des membres de la majorité affirment te détester pour ton origine ethnique?
XINJIANG
Les autorités chinoises ont lancé une vaste opération de répression à caractère politique contre les communautés ouïghoures de la région du Xinjiang
Le gouvernement a déployé au moins quelque 20 000 soldats dans la ville et aux alentours d'Urumqi, la capitale régionale, où les violences ont éclaté le 5 juillet 2009, après ce qui, à l'origine, semblait être une manifestation pacifique organisée par les étudiants ouïghours.
Les autorités étatiques et locales ont également annoncé qu'ils demanderont la peine capitale contre les organisateurs des manifestations et les auteurs des actes de violence.
Vingt-quatre heures après l'éclatement de la violence, les responsables chinois ont accusé l'ancienne prisonnière politique de la région du Xinjiang, Rebiya Kadeer, d'avoir planifié et organisé les manifestations.
Aucune preuve n'a été fournie pour étayer ces accusations qu'elle a rejetées.
Les dirigeants chinois ont par ailleurs porté de nombreuses accusations non fondées à l'endroit de groupes terroristes, tels que al-Qaeda et aussi à l'encontre du congrès américain, mis en cause pour les manifestations.
Bien que le gouvernement ait déclaré que parmi les 156 personnes tuées 35 étaient Ouïghours, il n'a ni évoqué ni diffusé des renseignements sur les actes de violence contre ce groupe.
Par ailleurs, le rôle que les forces de sécurité ont joué lors des manifestations du 5 juillet n'a pas été clairement établi.
Le gouvernement n'a ni précisé la nature des moyens utilisés par ses forces de sécurité pour empêcher les actes de violence perpétrés par différents groupes,
ni évoqué le rôle qu'elles ont joué dans la répression des manifestations et des émeutes, ni indiqué si la force utilisée était appropriée.
Le gouvernement a annoncé que plus de 1 400 personnes ont été arrêtées depuis le 5 juillet.
Même si les responsables de la sécurité ont indiqué que tous les détenus avaient été arrêtés lors des troubles,
certaines sources soutiennent que la police a ratissé des quartiers ouïghours et arrêté des hommes après les manifestations.
Les médias d'État ont également fait part d'arrestations et publié des photos de personnes recherchées, tous des Ouïghours.
Ils seraient les auteurs présumés des « troubles » qui se sont déroulés près de la gare, le 7 juillet dernier, deux jours après les dernières émeutes signalées.
le renforcement important du dispositif de sécurité, les arrestations arbitraires et le non-respect de la loi évoquent bien des souvenirs.
Ils rappellent non seulement les lendemains des manifestations de 1997 à Yining et de 2008 au Tibet, mais aussi les campagnes « Lutte contre le séparatisme » et « Force de frappe » que connaît la région depuis des décennies.
SOMMET DES NON-ALIGNÉS
Encore une fois, les chefs d'États et représentants de pays en voie de développement à travers le monde convergent vers un sommet du mouvement des pays non-alignés ou MPNA
Cette fois ci le lieu de rencontre c'est Charm El-Cheikh en Égypte, et les représentants de 118 pays en plus du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon seront présents
Certains analystes affirment que vu la question centrale aux sommets du MPNA est de savoir s'il a encore un rôle à jouer est la preuve que la chose n'a plus de pertinence pour aider les pays pauvres
À part Raoul Castro il est assez difficile de trouver un seul chef d'État au sommet qui n'est pas réellement non-aligné, et ce, commençant par l'hôte, l'Égypte
L'Égypte viole pratiquement toutes les qualités requises pour faire partie du MPNA, du moins selon la charte d'origine
c'est-à-dire une politique de développement basée sur l'indépendance, l'appui aux mouvements d'émancipations
Dans son discours aux délégués, Raoul Castro a fait part de son désir de voir de toute urgence la construction d'une nouvelle architecture financière globale en réponse à la crise économique actuelle
En fait, c'est le désastre total qu'a été le néo-libéralisme qui a détruit le MPNA...
La montée du consensus de Washington et l'OMC au cours des années 1980 est venue avec la mort le mouvement du tiers-monde à la fin des années 1970
Peu de gens s'en rappelle, mais au sommet de 1973 à Alger, le MPNA a proposé une restructuration détaillée de l'économie mondiale qui demandait, entre autres
de démocratiser la banque mondiale et le FMI
institutionnalisation de la stabilisation des prix des matières premières
et le transfert de technologie et l'industrialisation du monde en développement
Les propositions avaient été adoptées lors d'une assemblée spéciale du G77 à l'ONU
Les pays en voie de développement avaient tellement de succès à l'époque pour mettre de l'avant leur point de vue économique commun, que le G7 a été crée en 1975 afin de donner un endroit où les pays riches peuvent discuter tranquille entre eux
Aujourd'hui, le MPNA est une coquille vide, une organisation qui avance sans trop savoir vers où
les contradictions internes du mouvement, particulièrement l'annexion d'un grand nombre de pays à la globalisation économique de l'ouest l'a suffoqué
La crise de l'endettement des années 1980 a dramatiquement changé le jeu, ramenant le pouvoir entre les mains des pays riches
détruisant du coup la solidarité du tiers-monde
peu de temps après les pays de l'ouest ont poussé fort pour l'OMC dont le mandat est exactement le contraire de ce que cherchait à faire les pays non-alignés au cours des années 1970
Il devient de plus en plus évident que le Mouvement des pays non-aligné ne peut plus aujourd'hui proposé un autre monde basé sur la justice et l'équité...
La plus grande faveur que le MPNA pourrait rendre au tiers-monde serait de se dissoudre pour laisser la place à un nouveau mouvement de base inter-régional qui ne fait pas que déplacer du vent
ELECTION LIBANAISE
L'élection générale qui a eu lieu au Liban le mois dernier confirme encore une fois à quel point l'identité sectaire contrôle la politique dans ce petit pays de la Méditerranée.
Elles ont opposé, selon la terminologie employée par les médias internationaux, le camp pro-occidental dit « du 14 mars » et celui, supposé pro-iranien et pro-syrien, dit « du 8 mars ».
Une fois de plus, le Liban semblait ne pas exister par lui-même, mais uniquement à travers le prisme de ses puissants voisins.
La victoire assez large du camp du « 14 mars » (les sunnites du « Courant du Futur » de Saad Hariri et les druzes du « Parti socialiste progressiste » de Wallid Joumblatt) a constitué une véritable surprise.
On dirait que l'on a collectivement oublié les leçons de la guerre civile qui avait commencé par une dispute politique de classe et qui avait rapidement tombé en conflit ethnique.
L'entente de Taif, qui avait mis fin à la guerre civile libanaise, stipule clairement que tous les groupes milices devaient se dissoudre
Et bien que certains des groupes sectaires aient encore gardé une main sur leurs armes, il n'y a que le Hezbollah a avoir gardé un arsenal militaire digne de se nom
L'occupation du sud du Liban par Israel en est la raison majeure
Mais le Hezbollah a aussi tourné ses armes contre des forces pro-gouvernemental en mai 2008 dans les rues de Beyrouth
Pas surprenant qu'aujourd'hui les groupes qui n'aiment pas trop la présence des armes du Hezbollah qui existent hors du régime étatique sont les mêmes qui craignent de voir l'influence politique, économique et militaire du groupe chiite s'accroître au Liban
... et ça adonne aussi que se sont des gens des régions qui ont le moins souffert des agressions récentes d'Israel contre le pays
Ce qui inclut les anciens membres du parti phalange, qui appuyait Israel durant la guerre civile, son invasion du pays en 1982 et son occupation du sud qui a pris fin en l'an 2000
Les Chrétiens libanais sont un peu stressés en ce moment en se sentant démographiquement marginalisé devant la montée de la population musulmane, spécifiquement des chiites qui appuient le Hezbollah
Alors une alliance entre d'anciens chefs de guerre et des magnats des affaires ont remporté les élections récentes
ce qui devient évident c'est que le Hezbollah semble satisfait du résultat
car pour le moment le nouveau gouvernement n'a aucune intention de lui enlever son arsenal militaire
Et le Hezbollah s'implante d'avantage en distribuant des services sociaux aux communautés chiites du paus
Mais au milieu de tout ça il y a les sunnites qui, sans avoir de groupe militaire à eux tout seul, ils ont une arme que le Liban reconnaît très bien, l'argent.
Ça vient des pétro-dollars de l'Arabie saoudite, un pays sunnite.
Les suniites ont donc réussi à acheter leur place au pouvoir.
Alors que la roue de la politique sectaire continue de tourner au Liban, l'élite libanaise conserve donc le pouvoir par hérédité... des liens de famille et c'est vrai surtout dans ce nouveau parlement
La population libanaise gagnerait, une fois pour toute, à sortir Dieu et la vérité absolue qu'il représente, hors du gouvernement
C'est l'absence de séparation de l'État et de l'Église qui les gardent eux et leur pays, sur le bord du désastre, et sûrement ce nouveau gouvernement n'est pas une exception
La Levée 8 juillet 2009
1. Le 35e sommet du G8 à L'Aquila et l'étrange absence des altermondialistes...
2. Harper continue ses «Busheries» : l'hostilité ouverte d'Ottawa envers le président déchu du Honduras
3. 150 ans de prison pour l'escroc financier Bernard Madoff : pourquoi les pdg d'entreprises criminelles ne connaissent pas le même sort?
4. Le sommet des nations unies sur la crise économique mondiale : les réformes nécessaires bloquées par les pays riches
5. Le grand historien Howard Zinn nous rappelle les leçons de la révolution américaine
6. Avant la grande fonte de son cap glacial, le Groenland prend un premier pas vers son indépendance
G8
Les yeux du monde pas en vacances sont sur L'Aquila en Italie pour le 35e sommet du G8
Trouver une réponse à la crise économique globale sera sans doute la priorité du sommet
Comme toujours, les protestations dans les rues sont attendues... quoique pas à une aussi grande échelle que l'on a vu au cours de la dernière décennie
On l'a vu depuis Seattle en 1999 des millions de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer la doctrine du néo-libéralisme
Un programme de privatisation, de déreglementation et de financialisatio globale...
On clame donc haut et fort qu'un autre monde est possible
Et avec la crise actuelle du néo-libéralisme, c'est curieux mais on dirait que le mouvement altermondialiste a frappé une impasse
Aucun des grands réseaux et organisations de la gauche n'ont démontré beaucoup d'intérêt à manifester la semaine prochaine au sommet du G8
Pourtant, en théorie, le moment est idéal pour une grande mobilisation de la gauche européenne...
La raison d'être du G8 a toujours été de faciliter l'élaboration de réponses aux crises qui frappent le capitalisme global
Le G8 a été créé en 1975, le G6 à l'époque donc sans la Russie et le Canada à la suite de deux événements majeurs qui avaient déstabilisé la stabilité politique et économique mondiale
Le premier a été l'écroulement du système de Bretton Woods à travers le déreglementation des marchés des devises en 1971
l'autre a été la crise pétrolière de 1973
donc annuellement le but des rencontres a été de former un consensus parmi les pays les plus riches du monde pour restructurer l'économie internationale
Donc aujourd'hui les États du G8 contrôlent 48% des votes à même le FMI et 46% des votes à la Banque mondiale, et quatre des cinq sièges à veto au conseil de sécurité de l'ONU...
Alors va sans dire que leurs ententes prennent un poids considérable
Pour revenir au manque de mobilisation cette année au sommet du G8 cette année vient des difficultés que doit affronter la gauche européenne cette année
Le problème vient du fait que la gauche semble incapable de formuler une réponse adéquate à la crise actuelle, malgré l'échec évident du néo-libéralisme
Une crise implique nécessairement un appel au changement.
Au moment où je vous parle, donc, un autre monde est non seulement possible, mais il semble maintenant inévitable.
La question à répondre est de savoir quel rôle sera joué par la gauche dans ce vaste chantier?
CANADA HONDURAS
Samedi dernier lors d'une rencontre spéciale de l'OEA le ministre des amériques le canadien Peter Kent a recommandé que le président déchu du Honduras Manuel Zelaya repousse sont retour dans son pays
Kent ajoutait que c'était important de prendre en considération le contexte dans lequel l'armée a chassé Zelaya... en fait de vérifier s'il avait ou non violé la constitution du Honduras
Le lendemain, dimanche donc, avec trois autres chefs d'État, Zelaya a tenté de retourné au Honduras en avion
Mais l'armée a bloqué l'avion et a repoussé 100 000 manifestants voulant le retour de Zelaya
dans le processus l'armée a tué deux personnes et en a blessé au moins 30 autres
Peter Kent a immédiatement blâmé Zelaya pour la violence
En juin dernier, Kent a critiqué Zelaya parce qu'il planifiait de tenir un plébiscite, un gros sondage à savoir si le peuple voulait tenir des consultations pour savoir s'il voulait ouvrir la constitution
Avec les tensions politiques qui s'élevaient au Honduras, deux jours avant le coup d'État, l'OEA a passé une résolution appuyant la démocratie et le règne de la loi dans le pays
Le représentant d'Ottawa à l'OES était pour sa part rester silencieux sur la question
En fait le jour même du coup d'Etat, ce n'est que très tard en soirée, après que tous les pays des amériques aient dénoncé le coup qu'Ottawa l'a fait aussi
Le Canada jusqu'à présent est la seul pays de l'hémisphère à ne pas avoir explicitement demandé le retour au pouvoir du président déchu
Et contrairement à la Banque mondiale, Ottawa n'a pas encore annoncé ses plans de suspendre l'aide au Honduras qui est le plus gros récipiendaire de l'assistance canadienne en amérique centrale
Et Ottawa n'a toujours pas dit si le Canada continuera d'assister le Honduras pour son entraînement militaire
L'évidente hostilité d'Ottawa envers Zelaya est fort probablement motivé par des intérêts privées canadiens et le fait que le président déchu appuyait la révolution bolivarienne menée par Hugo Chavez du Venezuela
Des années 1996 à 2006 les entreprises canadiennes étaient le 2e plus gros investisseurs au Honduras
Et c'est certain que Zelaya ne s'est pas fait des amis chez les compagnies minières canadiennes Breakwater Resources, Yamana Gold et Goldcorp qui sont actifs au Honduras
Qui étaient probablement très déçus d'entendre que Zelaya a décidé de ne plus remettre de concessions minières
Et je suppose que la compagnie qui fait des t-shirt de Montréal Gildan n'était pas trop heureux d'apprendre que Zelaya a augmenté le salaire minimum de 60%
Gildan produit la moitié de ses vêtements au Honduras
il est évident alors connaissant le gouvernement minoritaire de Stephen Harper que Zelaya est détesté parce qu'il prend la route d'autres gouvernement de l'amérique latine qui cherchent à améliorer les conditions des citoyens et à unifier l'amérique du sud
Harper n'a pas caché son dédain pour Hugo Chavez, le qualifiant de dictateur... montrant la stratégie d'Ottawa qui vise à bloquer le virage à gauche de l'Amérique latine...
Et il est évident que leur appui évident au coup d'État fait parti de la même stratégie.
CRIMINELS FINANCIERS
150 ans de prison pour le criminel financier Bernard Madoff est une très bonne chose en soi on le convient
le crime a profondément perturbé la vie de milliers de familles
mais on le sait, la punition n'est pas un substitut pour la prévention
mais au moins la sentence donne l'impression d'un peu de justice pour les victime et peut-être que ça va décourager d'autres crosseurs à voler autant d'argent aux investisseurs
mais ce qui surprend ce n'est pas les 150 ans de prison pour Madoff
c'est que d'autres criminels à col blanc se sortent d'affaire avec peu ou pas de sentence ni d'accusation tout court
En août 2006 une cour fédéral aux EU avait reconnu que les compagnie de tabac majeurs ont participé à une conspiration pendant 50 ans pour tromper le public concernant les risques inhérents au tabac et son effet de dépendance
des dizaines de millions de personnes en sont mortes à travers le monde... mais vous ne trouverez pas de pdg des compagnies de tabac en prison pour autant
Il y a 25 ans des gaz empoisonnés s'étaient échappé d'une usine chimique de Union Carbide à Bhopal en Inde
Des milliers de personnes en sont mortes, avec beaucoup plus blessés et handicapés à vie et le site de l'usine demeure pollué encore aujourd'hui
Malgré des condamnation pour homicide, les directeurs de Union Carbide, maintenant une entreprise fusionnée avec Dow Chemical n'ont jamais été envoyé en prison
en 1989, le bateau pétrolier Exxon Valdez a frappé un récif en Alaska, déversant onze millions de gallons de pétrole sur plus d'un millier de km
ruinant la vie de milliers de pêcheurs industriel et de chasseurs traditionnel
le capitaine a été condamné à des travaux communautaires, Exxon a plaidé coupable à la transgression de lois fédérales sur l'environnement... mais personne n'a été en prison
La liste est extrêmement longue d'abus de droits humains et de destruction causé par les abus des grandes pétrolières en Birmanie, au Nigeria, en Équateur, en Indonésie par Chevron, Shell, Texaco et Exxon...
Avec des avocats courageux et des campagnes de solidarité internationales les victimes ont réussi parfois a obtenir une certaine compensation financière pour leurs souffrances... mais pas un seul haut placé de ces entreprises n'a passé une seule journée en prison
Alors, que penser du 150 ans de Bernie Mafoff et la liberté des autres criminels?
la différence c'est que les victimes de Madoff sont puissants, ils ont les moyens de se payer des avocats, de s'organiser pour obtenir des compensation et un peu de justice
les crimes d'entreprises affectent surtout des communautés pauvres, dans des pays pauvres
alors les pénalités pour des crimes financiers n'ont rien à voir avec des meurtres en séries de grandes entreprises multinationales
ces multinationales ont le pouvoir et l'influence de changer des lois et même la culture en leur faveur pour que leurs actes, même les plus horribles, ne soient pas considérés comme criminels
PAYS RICHES ET RÉFORMES ONU
Le sommet des Nations unies sur la crise économique mondiale tenu entre le 24 et le 26 juin dernier a démontré encore une fois la grave carence de juste distribution de pouvoir au sein de l'ONU
Les pays riches ont bloqué toutes tentatives de sérieuses réformes, spécifiquement dans le secteur financier
La conférence devait adressé les questions d'un système de réserve international et une ouverture politique à l'influence des pays en voie de développement
Pourtant, le sommet a échoué... on n'a pas réussi à adopter un programme d'aide clair et des changements significatifs aux institutions de Bretton Woods : le FMI et la BM
Donc la première conférence majeur sur la crise financière à inclure tous les pays du monde a fini avec les pays riches qui ont bloqué les réformes demandé par les pays pauvres
Contrairement au sommet du G20 à Londres en avril dernier où les discussions étaient menées dans le plus grand secret derrière des portes fermées
les documents sur les négociations à l'ONU circulent librement et donc tous avaient accès aux développement des négociations
Le G77 regroupant 130 pays en voie de développement a tenté d'insérer du texte dans la déclaration finale qui exigeait une série de réformes... alors que les pays du nord, incluant donc les EU et l'UE ont tenté de tout bloquer
À la fin, le document final était vide de toutes propositions sérieuses, effacées, en fait par les pays riches
Alors, malgré tout il y a deux champs qui vont au-delà des anciennes ententes internationales
en premier lieu le besoin pour les pays pauvres d'avoir une influence sur les politiques économiques et financières... incluant le droit d'utiliser des mesures commerciales défensives et d'imposer des restrictions sur le mouvement du capital
Ensuite, le document final de la conférence exige des réformes aux institutions de Bretton Woods, mais rien de très spécifiques et surtout,
rien qui pourrait indiquer que l'on prendra une direction radicalement différente que celle qui a systématiquement détruit des économies nationales au cours des 35 dernières années...
RÉVOLUTION AMÉRICAINE
Avec les fêtes nationales du Québec, du Canada et la fête de l'indépendance du 4 juillet qui vient de passer aux EU j'aimerais vous transmettre les idées du grand historien américain Howard Zinn
Il a récemment publié ses réflexions sur la révolution aux EU pour l'indépendance face à l'Angleterre
Il pose la question ouverte à savoir : est-ce que les américains devaient absolument faire la guerre aux anglais pour y arriver?
Les guerres, même celles que l'on trouve justifiées, sont toujours d'horribles boucheries... et on ne sait jamais exactement combien de personnes y meurent...
Pour la révolution américaine l'estimation est de 25 000 à 50 000... prenons le chiffre conservateur de 25 000 sur une population de trois millions à l'époque
Ça serait l'équivalent aujourd'hui de 2,5 millions de personnes pour repousser l'Angleterre de ses colonies de la côte est américaine
Un gros prix à payer... quand même. Est-ce que ça en valait la peine?
Eh bien l'historien Zinn nous dit que ça dépend pour qui.
Durant l'année avant le début de la guerre révolutionnaire, des fermiers de l'ouest du Massachusetts avaient réussi à sortir le gouvernement britannique sans tirer un seul coup de feu.
Ils s'étaient assemblés par milliers autour des bases des colonels et par surnombre avaient pris le contrôle et chassé les officiels britanniques
C'était un bel exemple de révolution non-violente.
Mais vint les combat de Lexington et Concord et la révolution devint violente en 1775... rendu là c'était les pères fondateurs qui menaient le combat.
Donc les fermiers étaient pauvres et les pères fondateurs étaient riches...
C'est très important si l'on veut vraiment comprendre l'histoire c'est de remarquer les différences de gains et de pertes parmi toutes les couches de la population.
Donc en termes de classes sociales, de genre et d'origine ethnique
pour les amérindiens l'indépendance des colonies américaines était un très mauvaise chose, car auparavant l'Angleterre avait tracé une ligne qui interdisait l'expansion des colonies vers l'ouest
donc pour le prochain siècle la colonisation a eu libre cour vers l'ouest du continent en pillant la civilisation amérindienne
les noirs n'ont pas non plus bénéficier de la révolution américaine... l'esclavage est demeuré... non seulement ça, mais l'esclavage avait été rendu légal à même la constitution
Bien sur, les pères fondateurs des EU étaient plus concerné par la propriété que la vie, la liberté et la poursuite du bonheur lorsqu'ils ont écrit la constitution
Les EU ont pris naissance en étant une société déjà séparée entre les riches et les pauvres, les grands propriétaires terriens et les petits fermiers
en partant, il y a eu des conflits entre les différentes classes sociales... et c'est ce que Howard Zinn veut faire passer comme message : l'histoire de la révolution américaine est avant tout un lutte des classes.
Que nous devons repenser les bienfaits de la guerre... en fait en venir à la conclusion que sous aucun cas la guerre est une issue acceptable
la guerre est par sa nature une tuerie, un abattoir d'un grand nombre de personnes pour des fins qui sont incertaines
Oui, dès qu'un événement historique prend place, il devient ensuite très difficile d'imaginer que le résultat aurait pu être atteint d'une autre manière
Alors, leçon du professeur Zinn : faut comprendre qu'entre la guerre et la passivité, il y a mille possibilités.
Il est totalement faux de croire que c'est l'un ou l'autre.
INDEPENDANCE DU GROENLAND
Le Groenland, avec une population de 58 000 personnes est en train de prendre sa place dans le monde
Et dimanche dernier le Groenland a pris le premier pas vers l'indépendance du Danemark, qui l'a contrôlé depuis 1721
La décision permettra au Groenland de graduellement prendre des responsabilités sur des secteurs comme la justice et l'exploration du pétrole
Cette émancipation suit un référendum tenu l'an dernier où 76% des électeurs ont voté en faveur de la souveraineté
Maintenant, le Kalaallisut, un dialecte inuit est maintenant la langue officielle du pays
Et les gens du Groenland sont officiellement reconnu sous la loi internationale d'être un peule séparé des Danois
Et là, va falloir s'habituer, le gouvernement du Groenland s'appelle maintenant pas son nom Inuit : Na-a-la-ker-sui-sut
Même le gouvernement danois utilise le nom dans ses documents officiels
Mais, c'est sans surprise que le nouveau pays indépendant doit affronter beaucoup de défis
Peu de personnes au Groenland ont une éducation post-secondaire
Beaucoup de problème d'alcoolisme, de chômage endémique de de violence domestique
les dépenses en infrastructure sont très dispendieuses et manque donc gravement à plusieurs endroits où il n'y a pas de routes pour connecter les villes et villages
Et le réchauffement climatique fait fondre à vue d'oeil le cap glacial qui couvre 80% de la surface du Groenland
Donc pendant que des territoires de chasse traditionnels disparaissent en conséquence
Certains y voient de nouvelles opportunités pour explorer et exploiter ce qui pourrait être de vastes réserves de pétrole et de minéraux qui se trouvent sous la surface ou dans les eaux entourant le territoire
Le Danemark restera quand même le partenaire le plus important dans le développement du Groenland, lui fournissant plus de 500 millions en aide chaque année
et l'espoir est que cette aide ne serait plus nécessaire un jour et que le Groenland sera fin prêt pour une indépendance totale
Alors de belles cérémonies ont eu lieu toute la fin de semaine dernière comme le droit à l'auto-détermination des eskimos...
Le président Grimsson de l'Iceland pour rappeler qu'en 1944 son pays était devenu indépendant des Danois
Alors somme toute, pour les gens du Groenland, qui se sont longtemps senti comme des citoyens Danois de seconde zone, cette nouvelle étape de leur histoire leur donne une fierté nationale qu'il n'ont jamais connu avant
2. Harper continue ses «Busheries» : l'hostilité ouverte d'Ottawa envers le président déchu du Honduras
3. 150 ans de prison pour l'escroc financier Bernard Madoff : pourquoi les pdg d'entreprises criminelles ne connaissent pas le même sort?
4. Le sommet des nations unies sur la crise économique mondiale : les réformes nécessaires bloquées par les pays riches
5. Le grand historien Howard Zinn nous rappelle les leçons de la révolution américaine
6. Avant la grande fonte de son cap glacial, le Groenland prend un premier pas vers son indépendance
G8
Les yeux du monde pas en vacances sont sur L'Aquila en Italie pour le 35e sommet du G8
Trouver une réponse à la crise économique globale sera sans doute la priorité du sommet
Comme toujours, les protestations dans les rues sont attendues... quoique pas à une aussi grande échelle que l'on a vu au cours de la dernière décennie
On l'a vu depuis Seattle en 1999 des millions de personnes sont descendues dans la rue pour dénoncer la doctrine du néo-libéralisme
Un programme de privatisation, de déreglementation et de financialisatio globale...
On clame donc haut et fort qu'un autre monde est possible
Et avec la crise actuelle du néo-libéralisme, c'est curieux mais on dirait que le mouvement altermondialiste a frappé une impasse
Aucun des grands réseaux et organisations de la gauche n'ont démontré beaucoup d'intérêt à manifester la semaine prochaine au sommet du G8
Pourtant, en théorie, le moment est idéal pour une grande mobilisation de la gauche européenne...
La raison d'être du G8 a toujours été de faciliter l'élaboration de réponses aux crises qui frappent le capitalisme global
Le G8 a été créé en 1975, le G6 à l'époque donc sans la Russie et le Canada à la suite de deux événements majeurs qui avaient déstabilisé la stabilité politique et économique mondiale
Le premier a été l'écroulement du système de Bretton Woods à travers le déreglementation des marchés des devises en 1971
l'autre a été la crise pétrolière de 1973
donc annuellement le but des rencontres a été de former un consensus parmi les pays les plus riches du monde pour restructurer l'économie internationale
Donc aujourd'hui les États du G8 contrôlent 48% des votes à même le FMI et 46% des votes à la Banque mondiale, et quatre des cinq sièges à veto au conseil de sécurité de l'ONU...
Alors va sans dire que leurs ententes prennent un poids considérable
Pour revenir au manque de mobilisation cette année au sommet du G8 cette année vient des difficultés que doit affronter la gauche européenne cette année
Le problème vient du fait que la gauche semble incapable de formuler une réponse adéquate à la crise actuelle, malgré l'échec évident du néo-libéralisme
Une crise implique nécessairement un appel au changement.
Au moment où je vous parle, donc, un autre monde est non seulement possible, mais il semble maintenant inévitable.
La question à répondre est de savoir quel rôle sera joué par la gauche dans ce vaste chantier?
CANADA HONDURAS
Samedi dernier lors d'une rencontre spéciale de l'OEA le ministre des amériques le canadien Peter Kent a recommandé que le président déchu du Honduras Manuel Zelaya repousse sont retour dans son pays
Kent ajoutait que c'était important de prendre en considération le contexte dans lequel l'armée a chassé Zelaya... en fait de vérifier s'il avait ou non violé la constitution du Honduras
Le lendemain, dimanche donc, avec trois autres chefs d'État, Zelaya a tenté de retourné au Honduras en avion
Mais l'armée a bloqué l'avion et a repoussé 100 000 manifestants voulant le retour de Zelaya
dans le processus l'armée a tué deux personnes et en a blessé au moins 30 autres
Peter Kent a immédiatement blâmé Zelaya pour la violence
En juin dernier, Kent a critiqué Zelaya parce qu'il planifiait de tenir un plébiscite, un gros sondage à savoir si le peuple voulait tenir des consultations pour savoir s'il voulait ouvrir la constitution
Avec les tensions politiques qui s'élevaient au Honduras, deux jours avant le coup d'État, l'OEA a passé une résolution appuyant la démocratie et le règne de la loi dans le pays
Le représentant d'Ottawa à l'OES était pour sa part rester silencieux sur la question
En fait le jour même du coup d'Etat, ce n'est que très tard en soirée, après que tous les pays des amériques aient dénoncé le coup qu'Ottawa l'a fait aussi
Le Canada jusqu'à présent est la seul pays de l'hémisphère à ne pas avoir explicitement demandé le retour au pouvoir du président déchu
Et contrairement à la Banque mondiale, Ottawa n'a pas encore annoncé ses plans de suspendre l'aide au Honduras qui est le plus gros récipiendaire de l'assistance canadienne en amérique centrale
Et Ottawa n'a toujours pas dit si le Canada continuera d'assister le Honduras pour son entraînement militaire
L'évidente hostilité d'Ottawa envers Zelaya est fort probablement motivé par des intérêts privées canadiens et le fait que le président déchu appuyait la révolution bolivarienne menée par Hugo Chavez du Venezuela
Des années 1996 à 2006 les entreprises canadiennes étaient le 2e plus gros investisseurs au Honduras
Et c'est certain que Zelaya ne s'est pas fait des amis chez les compagnies minières canadiennes Breakwater Resources, Yamana Gold et Goldcorp qui sont actifs au Honduras
Qui étaient probablement très déçus d'entendre que Zelaya a décidé de ne plus remettre de concessions minières
Et je suppose que la compagnie qui fait des t-shirt de Montréal Gildan n'était pas trop heureux d'apprendre que Zelaya a augmenté le salaire minimum de 60%
Gildan produit la moitié de ses vêtements au Honduras
il est évident alors connaissant le gouvernement minoritaire de Stephen Harper que Zelaya est détesté parce qu'il prend la route d'autres gouvernement de l'amérique latine qui cherchent à améliorer les conditions des citoyens et à unifier l'amérique du sud
Harper n'a pas caché son dédain pour Hugo Chavez, le qualifiant de dictateur... montrant la stratégie d'Ottawa qui vise à bloquer le virage à gauche de l'Amérique latine...
Et il est évident que leur appui évident au coup d'État fait parti de la même stratégie.
CRIMINELS FINANCIERS
150 ans de prison pour le criminel financier Bernard Madoff est une très bonne chose en soi on le convient
le crime a profondément perturbé la vie de milliers de familles
mais on le sait, la punition n'est pas un substitut pour la prévention
mais au moins la sentence donne l'impression d'un peu de justice pour les victime et peut-être que ça va décourager d'autres crosseurs à voler autant d'argent aux investisseurs
mais ce qui surprend ce n'est pas les 150 ans de prison pour Madoff
c'est que d'autres criminels à col blanc se sortent d'affaire avec peu ou pas de sentence ni d'accusation tout court
En août 2006 une cour fédéral aux EU avait reconnu que les compagnie de tabac majeurs ont participé à une conspiration pendant 50 ans pour tromper le public concernant les risques inhérents au tabac et son effet de dépendance
des dizaines de millions de personnes en sont mortes à travers le monde... mais vous ne trouverez pas de pdg des compagnies de tabac en prison pour autant
Il y a 25 ans des gaz empoisonnés s'étaient échappé d'une usine chimique de Union Carbide à Bhopal en Inde
Des milliers de personnes en sont mortes, avec beaucoup plus blessés et handicapés à vie et le site de l'usine demeure pollué encore aujourd'hui
Malgré des condamnation pour homicide, les directeurs de Union Carbide, maintenant une entreprise fusionnée avec Dow Chemical n'ont jamais été envoyé en prison
en 1989, le bateau pétrolier Exxon Valdez a frappé un récif en Alaska, déversant onze millions de gallons de pétrole sur plus d'un millier de km
ruinant la vie de milliers de pêcheurs industriel et de chasseurs traditionnel
le capitaine a été condamné à des travaux communautaires, Exxon a plaidé coupable à la transgression de lois fédérales sur l'environnement... mais personne n'a été en prison
La liste est extrêmement longue d'abus de droits humains et de destruction causé par les abus des grandes pétrolières en Birmanie, au Nigeria, en Équateur, en Indonésie par Chevron, Shell, Texaco et Exxon...
Avec des avocats courageux et des campagnes de solidarité internationales les victimes ont réussi parfois a obtenir une certaine compensation financière pour leurs souffrances... mais pas un seul haut placé de ces entreprises n'a passé une seule journée en prison
Alors, que penser du 150 ans de Bernie Mafoff et la liberté des autres criminels?
la différence c'est que les victimes de Madoff sont puissants, ils ont les moyens de se payer des avocats, de s'organiser pour obtenir des compensation et un peu de justice
les crimes d'entreprises affectent surtout des communautés pauvres, dans des pays pauvres
alors les pénalités pour des crimes financiers n'ont rien à voir avec des meurtres en séries de grandes entreprises multinationales
ces multinationales ont le pouvoir et l'influence de changer des lois et même la culture en leur faveur pour que leurs actes, même les plus horribles, ne soient pas considérés comme criminels
PAYS RICHES ET RÉFORMES ONU
Le sommet des Nations unies sur la crise économique mondiale tenu entre le 24 et le 26 juin dernier a démontré encore une fois la grave carence de juste distribution de pouvoir au sein de l'ONU
Les pays riches ont bloqué toutes tentatives de sérieuses réformes, spécifiquement dans le secteur financier
La conférence devait adressé les questions d'un système de réserve international et une ouverture politique à l'influence des pays en voie de développement
Pourtant, le sommet a échoué... on n'a pas réussi à adopter un programme d'aide clair et des changements significatifs aux institutions de Bretton Woods : le FMI et la BM
Donc la première conférence majeur sur la crise financière à inclure tous les pays du monde a fini avec les pays riches qui ont bloqué les réformes demandé par les pays pauvres
Contrairement au sommet du G20 à Londres en avril dernier où les discussions étaient menées dans le plus grand secret derrière des portes fermées
les documents sur les négociations à l'ONU circulent librement et donc tous avaient accès aux développement des négociations
Le G77 regroupant 130 pays en voie de développement a tenté d'insérer du texte dans la déclaration finale qui exigeait une série de réformes... alors que les pays du nord, incluant donc les EU et l'UE ont tenté de tout bloquer
À la fin, le document final était vide de toutes propositions sérieuses, effacées, en fait par les pays riches
Alors, malgré tout il y a deux champs qui vont au-delà des anciennes ententes internationales
en premier lieu le besoin pour les pays pauvres d'avoir une influence sur les politiques économiques et financières... incluant le droit d'utiliser des mesures commerciales défensives et d'imposer des restrictions sur le mouvement du capital
Ensuite, le document final de la conférence exige des réformes aux institutions de Bretton Woods, mais rien de très spécifiques et surtout,
rien qui pourrait indiquer que l'on prendra une direction radicalement différente que celle qui a systématiquement détruit des économies nationales au cours des 35 dernières années...
RÉVOLUTION AMÉRICAINE
Avec les fêtes nationales du Québec, du Canada et la fête de l'indépendance du 4 juillet qui vient de passer aux EU j'aimerais vous transmettre les idées du grand historien américain Howard Zinn
Il a récemment publié ses réflexions sur la révolution aux EU pour l'indépendance face à l'Angleterre
Il pose la question ouverte à savoir : est-ce que les américains devaient absolument faire la guerre aux anglais pour y arriver?
Les guerres, même celles que l'on trouve justifiées, sont toujours d'horribles boucheries... et on ne sait jamais exactement combien de personnes y meurent...
Pour la révolution américaine l'estimation est de 25 000 à 50 000... prenons le chiffre conservateur de 25 000 sur une population de trois millions à l'époque
Ça serait l'équivalent aujourd'hui de 2,5 millions de personnes pour repousser l'Angleterre de ses colonies de la côte est américaine
Un gros prix à payer... quand même. Est-ce que ça en valait la peine?
Eh bien l'historien Zinn nous dit que ça dépend pour qui.
Durant l'année avant le début de la guerre révolutionnaire, des fermiers de l'ouest du Massachusetts avaient réussi à sortir le gouvernement britannique sans tirer un seul coup de feu.
Ils s'étaient assemblés par milliers autour des bases des colonels et par surnombre avaient pris le contrôle et chassé les officiels britanniques
C'était un bel exemple de révolution non-violente.
Mais vint les combat de Lexington et Concord et la révolution devint violente en 1775... rendu là c'était les pères fondateurs qui menaient le combat.
Donc les fermiers étaient pauvres et les pères fondateurs étaient riches...
C'est très important si l'on veut vraiment comprendre l'histoire c'est de remarquer les différences de gains et de pertes parmi toutes les couches de la population.
Donc en termes de classes sociales, de genre et d'origine ethnique
pour les amérindiens l'indépendance des colonies américaines était un très mauvaise chose, car auparavant l'Angleterre avait tracé une ligne qui interdisait l'expansion des colonies vers l'ouest
donc pour le prochain siècle la colonisation a eu libre cour vers l'ouest du continent en pillant la civilisation amérindienne
les noirs n'ont pas non plus bénéficier de la révolution américaine... l'esclavage est demeuré... non seulement ça, mais l'esclavage avait été rendu légal à même la constitution
Bien sur, les pères fondateurs des EU étaient plus concerné par la propriété que la vie, la liberté et la poursuite du bonheur lorsqu'ils ont écrit la constitution
Les EU ont pris naissance en étant une société déjà séparée entre les riches et les pauvres, les grands propriétaires terriens et les petits fermiers
en partant, il y a eu des conflits entre les différentes classes sociales... et c'est ce que Howard Zinn veut faire passer comme message : l'histoire de la révolution américaine est avant tout un lutte des classes.
Que nous devons repenser les bienfaits de la guerre... en fait en venir à la conclusion que sous aucun cas la guerre est une issue acceptable
la guerre est par sa nature une tuerie, un abattoir d'un grand nombre de personnes pour des fins qui sont incertaines
Oui, dès qu'un événement historique prend place, il devient ensuite très difficile d'imaginer que le résultat aurait pu être atteint d'une autre manière
Alors, leçon du professeur Zinn : faut comprendre qu'entre la guerre et la passivité, il y a mille possibilités.
Il est totalement faux de croire que c'est l'un ou l'autre.
INDEPENDANCE DU GROENLAND
Le Groenland, avec une population de 58 000 personnes est en train de prendre sa place dans le monde
Et dimanche dernier le Groenland a pris le premier pas vers l'indépendance du Danemark, qui l'a contrôlé depuis 1721
La décision permettra au Groenland de graduellement prendre des responsabilités sur des secteurs comme la justice et l'exploration du pétrole
Cette émancipation suit un référendum tenu l'an dernier où 76% des électeurs ont voté en faveur de la souveraineté
Maintenant, le Kalaallisut, un dialecte inuit est maintenant la langue officielle du pays
Et les gens du Groenland sont officiellement reconnu sous la loi internationale d'être un peule séparé des Danois
Et là, va falloir s'habituer, le gouvernement du Groenland s'appelle maintenant pas son nom Inuit : Na-a-la-ker-sui-sut
Même le gouvernement danois utilise le nom dans ses documents officiels
Mais, c'est sans surprise que le nouveau pays indépendant doit affronter beaucoup de défis
Peu de personnes au Groenland ont une éducation post-secondaire
Beaucoup de problème d'alcoolisme, de chômage endémique de de violence domestique
les dépenses en infrastructure sont très dispendieuses et manque donc gravement à plusieurs endroits où il n'y a pas de routes pour connecter les villes et villages
Et le réchauffement climatique fait fondre à vue d'oeil le cap glacial qui couvre 80% de la surface du Groenland
Donc pendant que des territoires de chasse traditionnels disparaissent en conséquence
Certains y voient de nouvelles opportunités pour explorer et exploiter ce qui pourrait être de vastes réserves de pétrole et de minéraux qui se trouvent sous la surface ou dans les eaux entourant le territoire
Le Danemark restera quand même le partenaire le plus important dans le développement du Groenland, lui fournissant plus de 500 millions en aide chaque année
et l'espoir est que cette aide ne serait plus nécessaire un jour et que le Groenland sera fin prêt pour une indépendance totale
Alors de belles cérémonies ont eu lieu toute la fin de semaine dernière comme le droit à l'auto-détermination des eskimos...
Le président Grimsson de l'Iceland pour rappeler qu'en 1944 son pays était devenu indépendant des Danois
Alors somme toute, pour les gens du Groenland, qui se sont longtemps senti comme des citoyens Danois de seconde zone, cette nouvelle étape de leur histoire leur donne une fierté nationale qu'il n'ont jamais connu avant
04 juillet 2009
LA LEVÉE 1 JUILLET 2009
1. La lutte des classes s'accentue en Amérique centrale : tout sur le coup d'État au Honduras
2. Forêt amazonienne du Pérou sous menace : est-ce que des autochtones sans moyens peuvent la sauver?
4. Au lendemain du retrait des troupes américaines des villes de l'Irak : les pétrolières font la queue pour mettre la main sur les hydrocarbures
5. Un monde multipolaire et régional : la Russie hésite à se joindre à l'Organisation Mondiale du Commerce
6. Affronter la crise économique globale : les pays en voie de développement ont besoin d'une nouvelle institution financière
COUP D'ETAT AU HONDURAS
Une condamnation mondiale a suivi le coup d'Etat qui a enlevé le président Manuel Zelaya à la tête du Honduras dimanche dernier
Depuis, des mobilisations nationales et des grèves générales ont lieu au Honduras, demandant que l'on ramène le président démocratiquement élu... le tout bien sûr sous une répression grandissante de l'armée
Rappelons les faits, très tôt dimanche passé une centaine de soldats sont entrés dans la maison du président gauchiste, l'enlevant de force, le plaçant encore dans ses pyjamas dans un avion en direction du Costa Rica
Les tensions menant au coup impliquent une lutte de pouvoir entre les groupes de gauche et de droite dans le pays
À part les énormes défis auxquels les Honduriens doivent faire face, la crise politique est un test pour la solidarité régionale et les relations entre Washington et l'Amérique latine
Lorsque Manuel Zelaya a été élu président en novembre 2005 dans une victoire serrée il devenait le chef de l'État le plus pauvre de la région avec près de 70% de la population de 7,5 millions vivant sous le seuil de la pauvreté
Depuis il a été très critique envers l'exploitation des travailleurs et le travail des médias dans son pays...
Il a élevé le salaire minimum de 60%
affirmant au moment que cette augmentation, qui a bien sûr fâché l'élite du pays, mais reçu l'appui des syndicats... que sa décision allait forcer les oligarchies à payer leur juste part
Après son élection, les tendances gauchistes de Zelaya ont commencé à générer de la résistance parmi les membres de son propre parti, tout en attirant la sympathie de l'opposition, la société civile et les organisations populaires
Et sa popularité a montée en flèche parmi ces secteurs là de la société hondurienne
Mais la droite et l'élite ont aussitôt commencé à planifier la manière de renverser le chef d'État... avec le résultat du coup d'État de dimanche dernier
La question centrale menant au coup était si l'on allait tenir ou non un référendum le 28 juin dernier... et Zelaya cherchait à éventuellement changer la constitution, non seulement pour obtenir le droit de se présenter pour des mandats supplémentaires...
En fait, la question du référendum était : êtes vous d'accord à ce que les élections générales de novembre 2009 incluent la création ou non d'une assemblée nationale qui approuverait une nouvelle constitution politique?
Faut rappeler que plusieurs pays à travers l'Amérique latine ont réécris leur constitution
sous plusieurs aspects ces changements donnaient de nouveaux droits aux personnes marginalisées, protégeaient les économies nationales des effets déstabilisant des investisseurs étrangers
la cour suprême a jugé donc que le référendum violait la constitution, vu qu'il était tenu l'année d'une élection générale
et lorsque le général de l'armée Romeo Vasquez a refusé de préparer et tenir le référendum, comme il revient à l'armée au Honduras, bien Zelaya l'a congédié le 24 juin dernier
La cour suprême a aussitôt exigé le retour de Vasquez, chose de Zelaya a refusé tout en poursuivant les démarches afin de tenir le référendum dimanche passé
Vasquez a donc été un acteur clé dans le coup d'État du 28 juin
alors lorsque Zelaya a été emporté au Costa Rica, une fausse lettre de démission a été présentée au congrès
et l'ancien leader du parlement Roberto Micheletti a été désigné par le congrès pour le remplacer
On le verra, ces actions sont des gestes désespérés d'une oligarchie nationale et de la droite afin de conserver leurs privilèges
Et à Washington, on a toujours pas qualifié ce qui s'est produit au Honduras de coup d'État, car si c'était le cas il aurait l'obligation de couper les fonds qu'il envoie au pays...
Faut rappeler que l'armée du Honduras est financé par le gouvernement américain
En fait, s'il y a un seul pays d'amérique latine qui appartient aux ÉU c'est bien le Honduras... l'ensemble de son économie est basée sur l'échange commercial et l'aide de notre voisin du sud
donc, dit tout simplement, si Washington décide que le coup d'État n'ira pas de l'avant, Zelaya sera remis en poste
À suivre
AMERIQUE CENTRALE
À première vue, les événements dramatiques qui ont eu lieu au Honduras la fin de semaine dernière ont des relents du passé extrêmement violent de l'Amérique centrale
Une période pas si lointaine où les forces armées sortaient régulièrement des gouvernements civils de leur poste
souvent pour remplacer un président un peu trop en faveur d'une plus juste redistribution des richesses...
ces actions, ces coups d'États à répétition ne sont rien d'autre qu'une version brutale de la lutte des classes
il y a de bonnes raisons de croire que les militaires ayant pénétrer dans la maison du président Zelaya au milieu de la nuit pour l'enlever de force aient été aussi motivés par la lutte des classes
heureusement, l'enlèvement de Zelaya a reçu une vive condamnation de l'Amérique latine
même Barack Obama et Hillary Clinton ont exprimé leur appui à Zelaya et ont demandé une résolution pacifique au conflit
en utilisant des recours constitutionnelle, sans intervention étrangère
faut rappeler d'où vient le Honduras, qui a été longtemps la base d'action des EU pour contrôler l'amérique centrale,
c'était surtout vrai à l'époque où John Negroponte était en charge de l'ambassade américaine au cours des années 1980
sous Reagan, Negroponte avait la tâche de voir à l'entraînement des Contras et leur infiltration au Nicaragua, et des interventions armées au Salvador, aussi
tout ça en s'assurant que le régime militaire du Honduras garde une main ferme sur la population locale... avec l'aide des escouades de la mort d'extrême droite
Donc c'est important de rappeler que la constitution du Honduras, que le président Zelaya cherchait à changer, date de l'époque où c'était en fait Negroponte qui gérait le pays
à la fin des années 1980, la tendance en amérique centrale a été vers des transitions superficielles de contrôle des régimes militaires vers des gouvernements civils.
le tout en touchant le moins possible le statu quo socio-économique... ce qui invariablement veut dire des avantages grossiers aux plus riches et la misère crasse aux plus pauvres
ce qui veut dire aussi que tous les aspects touchant de près ou de loin la notion large de sécurité demeurent fermement entre les mains du militaire
l'expérience semblait bien se dérouler au Honduras, avec des gouvernements de centre droit ne se mêlant pas des affaires militaires
mais aussi s'assurant de ne pas interférer dans la routine institutionnalisée de privilège pour les riches et puissants dans le pays où le fossé est le plus large entre les riches et les pauvres en amérique centrale
lors de sa campagne électorale pourtant, le candidat Zelaya ne semblait pas être parti pour briser le moule
et même si sa plate-forme électorale en 2005 indiquait le but d'une réduction de la pauvreté, on supposait que c'était une autre promesse électorale creuse
pourtant, une fois au pouvoir, il a démontré une volonté de réformer le pays et il a causé toute une surprise lorsqu'il s'est allié au président Hugo Chavez, comprenant que sa vision offrait plus de possibilité que de dépendre sur le FMI pour sortir son pays de la pauvreté
Donc Zelaya comprenait qu'aucun changement profond ne pouvait arriver au Honduras sans modifier la constitution écrite durant l'ère Negroponte
c'est ce qu'il visait avec son référendum prévu pour dimanche dernier... qui avait pour but de mesurer seulement la volonté du peuple de changer la constitution en novembre prochain lors d'un autre référendum
Ce geste qui n'avait rien d'anti-démocratique a bien sûr attiré la colère des généraux de l'armée... et a mis en lumière au grand jour la résistance aux changements d'institutions civiles comme le congrès et la cour suprême
On l'a vu, la cou suprême a rapidement appuyé le coup d'État, et le congrès n'a pas perdu de temps en nommant Roberto Micheletti comme président intérim.
LUTTE POUR LA FORÊT AMAZONIENNE
Dans le fin fond de la forêt amazonienne, les gens les plus pauvres du monde s'en sont pris aux plus riches afin de défendre leur part d'un écosystème essentielle à la survie de la planète
Ils n'avaient que des armes en bois et une force morale pour défier les compagnies pétrolières et pour l'instant ils ont gagné
Plus tôt cette année, le président de droite du Pérou Alan Garcia a vendu les droits d'explorer et d'exploiter 70% de la partie péruvienne de l'Amazonie à une pléthore de compagnies pétrolières
sauf qu'il y avait un gros problème dans le plan d'exploitation de Garcia, les autochtones vivant à même la forêt amazonienne
les premiers peuples des amériques, les autochtones ont du affronter vague après vague de génocides depuis l'arrivée des conquistadores il y a quelques siècles
Donc le gouvernement péruvien n'a pas cru bon de les consulter avant de signer les contrats d'exploitation du poumon de la terre
Mais les peuples autochtones savent trop bien ce qui est arrivé ailleurs en amazonie sous la main des pétrolières
Occidental Petroleum fait face à des accusations dans des cours américaines pour avoir déchargé quelques neuf milliards de baril de produits toxiques dans les régions de l'Amazonie où elle a opéré entre les années 1972 et 2000
Juste dans le secteur de l'Équateur de l'Amazonie, selon un rapport indépendant, des produits toxiques jetés par Chevron-Texaco a causé la mort de 1401 autochtones, principalement des enfants victimes de cancer
Il va sans dire que les peuples de l'Amazone n'ont pas vraiment le goût de voir leurs arbres tomber et leurs terres empoisonnées
Faut souligner aussi que cette vaste forêt absorbe d'énormes quantités de GES, contribuant à un ralentissement des changements climatiques
Mais le président Garcia en a rien à cirer, réagissant aux pressions entre autres d'un traité de libre-échange avec les EU exigeant une ouverture de l'économie péruvienne
Et au Pérou, il a été dit que le parti au pouvoir, l'APRE est fortement motivé par des pot-de-vin des grandes pétrolières
Alors les peuples autochtones ont agi pour leur défense, mais aussi pour les intérêts de la planète en entier
utilisant leurs propres corps et des armes faites en bois, ils ont bloqué l'accès aux rivières et aux chemins afin d'empêcher les pétrolières de manoeuvrer
ils ont capturé deux valves du seul pipeline du Pérou entre le champ de pétrole et la côte
Garcia a répondu en envoyant l'armée
déclarant l'état d'urgence dans la forêt amazonienne, mettant en suspend presque tous les droits constitutionnels
des hélicoptères de l'armée ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant plus d'une douzaine
mais les autochtones n'ont pas fui, tenant leur place malgré la menace à leur vie
menant à leur victoire quasi miraculeuse... le congrès péruvien a renversé les lois permettant l'exploitation des pétrolières par un vote de 82 à 12...
Garcia a été obligé de s'excuser pour je cite : des erreurs sérieuses et des exagérations dans ses actions
les manifestants ont donc célébré et retourné dans leurs demeures, dans les profondeurs de l'Amazonie
laissant, pour l'instant, les hydrocarbures dans le sol, la terre, les arbres et les rivières en place.
PÉTROLE IRAKIEN
Malgré les incertitudes sur la capacité de ses forces nationales à assurer la sécurité, l'Irak a pris hier le contrôle de ses villes en vertu d'un accord conclu en 2008 sous la présidence Bush et stipulant que les soldats américains se retireraient des agglomérations d'ici à ce 30 juin.
Les soldats américains doivent tous avoir quitté l'Irak avant fin 2011.
Avec des réserves en pétroles certaines de 112 milliards de barils et un autre 150 milliards à découvrir...
L'Irak est de loin le plus grand prix pour les compagnies de pétrole du monde entier.
Pour mettre ça en contexte, si l'Irak fini par avoir 300 milliards de barils de pétrole, le pays rivalisera avec le plus grand producteur du monde, l'Arabie saoudite.
Alors pas une grosse surprise que les transnationales du pétroles se mettent en ligne pour retourner en Irak après que le secteur du pétrole ait été nationalisé au cours des années 1970 et qu'elles aient été chassées du pays.
Hier les pétrolières majeurs, incluant Exxon, Shell, BP et Total, ont rencontré le ministre du pétrole irakien à Bagdad pour une rencontre de deux jours afin de lancer la première ronde de négociations pour les contrats.
ce à quoi auront droit les pétrolières dans leur contrat est la source d'une grosse controverse en ce moment
Les compagnies veulent une part à long terme du pétrole qu'elles produiront sous une entente de partage de production
qui leur permettra de s'approprier des réserves en avance et dire au marché quelle quantité de pétrole elles voudront produire
C'est exactement le type de contrat auquel les irakiens dans l'industrie du pétrole s'opposent.
Ce que les Irakiens veulent c'est une entente de service technique seulement, voulant dire que les pétrolières seraient payés seulement pour développer les champs de pétrole.
Plusieurs irakiens affirment que leurs intérêts nationaux seront mieux servi si les compagnies étrangères étaient payés pour être sur place sur une courte période seulement
jusqu'au moment, en fait, que les firmes proprement irakiennes soient en mesure de développer les champs de pétroles par elles-mêmes.
Il y a plusieurs failles selon les Irakiens avec la première ronde d'allocation de contrats de pétrole qui ont en somme donné beaucoup d'avantage aux compagnies étrangères pour investir en Irak
et de prendre le contrôle éventuellement du pétrole irakien
les travailleurs irakiens du pétrole ont remporté quand même certaines concessions en établissant leurs propres entreprises d'opération
Sous cette entente, les firmes internationales ne recevront par une part garantie du pétrole irakien, mais elles travailleront en Irak pour les 20 prochaines années, récoltant 75% des revenus de la production
Or, les contrats en négociation en ce moment ne sont pas la seule controverse entourant l'exploitation de l'or noir
le nouveau champ de pétrole le plus prometteur n'est pas dans le désert ou dans l'ouest de l'Irak mais dans la région semi-autonome du nord de l'Irak contrôlé par le gouvernement régional du Kurdistan
la compagnie norvégienne DNO a déjà commencé à exploiter le champ du Tawke, mais le gouvernement fédéral irakien affirme que les contrats signés par les kurdes sont illégaux et ils refusent de les reconnaître
Les plus grandes pétrolières du monde évitent la région kurde pour l'instant, afin d'éviter de provoquer la colère du gouvernement central
selon la constitution irakienne les ressources en hydrocarbures sont la propriété du peuple irakien et donc le gouvernement central en est légalement responsable
Des équipes d'avocats et de consultants négocient en ce moment à savoir à qui la constitution remet le droit de signer des contrats et de gérer les ressources
Pourtant, le gouvernement régional du kurdistan a quand même signé des contrats avec une douzaine de pétrolières étrangères
À la fin du mois de mai, les kurdes ont permis à DNO d'aller de l'avant pour exporter du pétrole à travers le pipeline traversant le nord de l'Irak et la Turquie
Alors on comprend que les tensions entre Bagdad et le gouvernement kurde au nord de l'Irak, ayant la faveur des ÉU depuis l'invasion, ne feront que s'accentué
RUSSIE ET OMC
La Russie a mis fin à ses négociations afin de joindre l'OMC, cherchant maintenant à joindre son entrée avec celles du Kazakhstan et de la Biélorussie
Moscou donne une grande priorité à cette nouvelle approche qui vise à renforcer l'intégration régionale de l'Asie centrale
en plus de renforcer la Russie dans ce monde de plus en plus multi-polaire
La décision de Moscou de mettre les freins à ses négociations pour joindre l'OMC vient donc d'une motivation politique
La Russie fait le pari qu'un monde multipolaire renforcera la régionalisation...
Ce qui veut dire concrètement, un assemblage de centres économiques avec une zone d'influence autour de chacun d'eux
Les deux meilleurs exemples sont l'Union européenne et la Chine, qui tire l'europe de l'est et l'Asie du sud dans leurs orbites
D'autres regroupement régionaux ont pris naissance en Amérique du sud et dans le golfe persique
C'est dans ce contexte que la Russie planifie d'être un de ces pôles d'influence, un centre d'intégration
Les plans de la Russie, visant à entrer dans le système économique et politique de l'Ouest en tant que joueur influent ne s'est jamais réalisé.
C'était devenu assez évident vers 2006 jusqu'à l'échec de la Russie visant une intégration économique avec l'UE qui ne s'est pas réalisée
Et les EU hésitent encore et toujours à décider d'inviter la Russie dans l'OMC...
Mais quelque chose pour jouer en faveur de la Russie en ce moment... l'attention du monde se déplace graduellement de la zone européenne et atlantique vers l'Inde et la région du pacifique
Ceci vient du fait que les pays asiatiques gagnent en importance économique... mais des conflits régionaux risquent d'embraser des relations dans la communauté internationale
Moscou pourrait prendre le rôle de leader dans la résolution de ces conflits, et ainsi reprendre un rôle plus influent dans le monde
Faut dire aussi que la Russie est déjà bien implanté militairement en Asie central et a créé une organisation militaire équivalente à l'OTAN pour la région
Les pays de l'Asie centrale semblent encore incertains à vouloir totalement embarqué avec Moscou dans ses projet, même s'il y auraient des bénéfices à le faire...
La Chine, bien sûr, est un facteur important... et même si les intérêts de Pékin et de Moscou se rencontrent à plusieurs niveaux concernant l'Asie centrale, au niveau régional les deux pays deviennent de féroces compétiteurs
PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT ET CRISE ÉCONOMIQUE
On le sait, la crise économique globale actuelle est partie pour être la pire depuis la 2e guerre mondiale
avec la BM estimant un déclin mondial de 2%
Et même si les pays en voie de développement ont bien fait les choses, ayant de bien meilleurs politiques macro-économiques et des politiques réglementaires plus strictes qu'aux ÉU
ils endurent l'impact de la dépression avec la chute de la demande en exportations...
Mais la Chine va continuer de croître, mais à un rythme beaucoup plus lent que les 11-12% de croissance annuelle des dernières années
À moins que quelque chose soit fait, la crise poussera 200 millions de personnes de plus sous le seuil de la pauvreté
Cette crise mondiale demanderait une réponse mondialisée, mais malheureusement la responsabilité pour réagir à la crise revient aux gouvernements nationaux
Alors chaque pays tente de stimuler, relancer leur économie nationale, mais sans un effort global l'impact sera minime
tous les pays auraient besoin de prendre des mesures larges et profondes pour réactiver l'économie globale, mais les pays en voie de développement manque de ressources pour y arriver
... et les institutions financières ne sont pas équipées pour les aider non plus
Et c'est là que l'on devrait concentrer nos efforts globaux en premier...
Mais dans le passé avec le FMI les prêts aux pays pauvres étaient accompagnés de conditions qui ont systématiquement détruit des économies : privatisations, déréglementation
Et dans beaucoup de partie du monde, on a avec raison, une grosse hésitation à faire appel à l'aide du FMI
Le besoin est pourtant criant d'aider financièrement ces pays en s'en sortir, et ça devrait passer par d'autres institutions que le FMI, notamment en y allant avec des institutions financières régionales
La création d'un conseil global de coordination économique à l'ONU pourrait mener à une voie de solution
un conseil qui non seulement pourrait avoir une vision à long terme de politique économique globale, mais pourrait surtout mettre en lumière et dénoncer les carences institutionnelles de la finance globale.
La Chine a exprimé sa volonté de voir un nouveau système de réserve financière globale
Ramenant de l'avant des solutions proposées par le grand économiste britannique John Mayanrd Keynes il y a 75 ans lorsque l'on faisait face à des problèmes semblables
Ces grandes réformes n'auront pas lieu d'ici demain, on le sait...
Mais elles n'auront jamais lieu à moins que l'on commence dès maintenant.
2. Forêt amazonienne du Pérou sous menace : est-ce que des autochtones sans moyens peuvent la sauver?
4. Au lendemain du retrait des troupes américaines des villes de l'Irak : les pétrolières font la queue pour mettre la main sur les hydrocarbures
5. Un monde multipolaire et régional : la Russie hésite à se joindre à l'Organisation Mondiale du Commerce
6. Affronter la crise économique globale : les pays en voie de développement ont besoin d'une nouvelle institution financière
COUP D'ETAT AU HONDURAS
Une condamnation mondiale a suivi le coup d'Etat qui a enlevé le président Manuel Zelaya à la tête du Honduras dimanche dernier
Depuis, des mobilisations nationales et des grèves générales ont lieu au Honduras, demandant que l'on ramène le président démocratiquement élu... le tout bien sûr sous une répression grandissante de l'armée
Rappelons les faits, très tôt dimanche passé une centaine de soldats sont entrés dans la maison du président gauchiste, l'enlevant de force, le plaçant encore dans ses pyjamas dans un avion en direction du Costa Rica
Les tensions menant au coup impliquent une lutte de pouvoir entre les groupes de gauche et de droite dans le pays
À part les énormes défis auxquels les Honduriens doivent faire face, la crise politique est un test pour la solidarité régionale et les relations entre Washington et l'Amérique latine
Lorsque Manuel Zelaya a été élu président en novembre 2005 dans une victoire serrée il devenait le chef de l'État le plus pauvre de la région avec près de 70% de la population de 7,5 millions vivant sous le seuil de la pauvreté
Depuis il a été très critique envers l'exploitation des travailleurs et le travail des médias dans son pays...
Il a élevé le salaire minimum de 60%
affirmant au moment que cette augmentation, qui a bien sûr fâché l'élite du pays, mais reçu l'appui des syndicats... que sa décision allait forcer les oligarchies à payer leur juste part
Après son élection, les tendances gauchistes de Zelaya ont commencé à générer de la résistance parmi les membres de son propre parti, tout en attirant la sympathie de l'opposition, la société civile et les organisations populaires
Et sa popularité a montée en flèche parmi ces secteurs là de la société hondurienne
Mais la droite et l'élite ont aussitôt commencé à planifier la manière de renverser le chef d'État... avec le résultat du coup d'État de dimanche dernier
La question centrale menant au coup était si l'on allait tenir ou non un référendum le 28 juin dernier... et Zelaya cherchait à éventuellement changer la constitution, non seulement pour obtenir le droit de se présenter pour des mandats supplémentaires...
En fait, la question du référendum était : êtes vous d'accord à ce que les élections générales de novembre 2009 incluent la création ou non d'une assemblée nationale qui approuverait une nouvelle constitution politique?
Faut rappeler que plusieurs pays à travers l'Amérique latine ont réécris leur constitution
sous plusieurs aspects ces changements donnaient de nouveaux droits aux personnes marginalisées, protégeaient les économies nationales des effets déstabilisant des investisseurs étrangers
la cour suprême a jugé donc que le référendum violait la constitution, vu qu'il était tenu l'année d'une élection générale
et lorsque le général de l'armée Romeo Vasquez a refusé de préparer et tenir le référendum, comme il revient à l'armée au Honduras, bien Zelaya l'a congédié le 24 juin dernier
La cour suprême a aussitôt exigé le retour de Vasquez, chose de Zelaya a refusé tout en poursuivant les démarches afin de tenir le référendum dimanche passé
Vasquez a donc été un acteur clé dans le coup d'État du 28 juin
alors lorsque Zelaya a été emporté au Costa Rica, une fausse lettre de démission a été présentée au congrès
et l'ancien leader du parlement Roberto Micheletti a été désigné par le congrès pour le remplacer
On le verra, ces actions sont des gestes désespérés d'une oligarchie nationale et de la droite afin de conserver leurs privilèges
Et à Washington, on a toujours pas qualifié ce qui s'est produit au Honduras de coup d'État, car si c'était le cas il aurait l'obligation de couper les fonds qu'il envoie au pays...
Faut rappeler que l'armée du Honduras est financé par le gouvernement américain
En fait, s'il y a un seul pays d'amérique latine qui appartient aux ÉU c'est bien le Honduras... l'ensemble de son économie est basée sur l'échange commercial et l'aide de notre voisin du sud
donc, dit tout simplement, si Washington décide que le coup d'État n'ira pas de l'avant, Zelaya sera remis en poste
À suivre
AMERIQUE CENTRALE
À première vue, les événements dramatiques qui ont eu lieu au Honduras la fin de semaine dernière ont des relents du passé extrêmement violent de l'Amérique centrale
Une période pas si lointaine où les forces armées sortaient régulièrement des gouvernements civils de leur poste
souvent pour remplacer un président un peu trop en faveur d'une plus juste redistribution des richesses...
ces actions, ces coups d'États à répétition ne sont rien d'autre qu'une version brutale de la lutte des classes
il y a de bonnes raisons de croire que les militaires ayant pénétrer dans la maison du président Zelaya au milieu de la nuit pour l'enlever de force aient été aussi motivés par la lutte des classes
heureusement, l'enlèvement de Zelaya a reçu une vive condamnation de l'Amérique latine
même Barack Obama et Hillary Clinton ont exprimé leur appui à Zelaya et ont demandé une résolution pacifique au conflit
en utilisant des recours constitutionnelle, sans intervention étrangère
faut rappeler d'où vient le Honduras, qui a été longtemps la base d'action des EU pour contrôler l'amérique centrale,
c'était surtout vrai à l'époque où John Negroponte était en charge de l'ambassade américaine au cours des années 1980
sous Reagan, Negroponte avait la tâche de voir à l'entraînement des Contras et leur infiltration au Nicaragua, et des interventions armées au Salvador, aussi
tout ça en s'assurant que le régime militaire du Honduras garde une main ferme sur la population locale... avec l'aide des escouades de la mort d'extrême droite
Donc c'est important de rappeler que la constitution du Honduras, que le président Zelaya cherchait à changer, date de l'époque où c'était en fait Negroponte qui gérait le pays
à la fin des années 1980, la tendance en amérique centrale a été vers des transitions superficielles de contrôle des régimes militaires vers des gouvernements civils.
le tout en touchant le moins possible le statu quo socio-économique... ce qui invariablement veut dire des avantages grossiers aux plus riches et la misère crasse aux plus pauvres
ce qui veut dire aussi que tous les aspects touchant de près ou de loin la notion large de sécurité demeurent fermement entre les mains du militaire
l'expérience semblait bien se dérouler au Honduras, avec des gouvernements de centre droit ne se mêlant pas des affaires militaires
mais aussi s'assurant de ne pas interférer dans la routine institutionnalisée de privilège pour les riches et puissants dans le pays où le fossé est le plus large entre les riches et les pauvres en amérique centrale
lors de sa campagne électorale pourtant, le candidat Zelaya ne semblait pas être parti pour briser le moule
et même si sa plate-forme électorale en 2005 indiquait le but d'une réduction de la pauvreté, on supposait que c'était une autre promesse électorale creuse
pourtant, une fois au pouvoir, il a démontré une volonté de réformer le pays et il a causé toute une surprise lorsqu'il s'est allié au président Hugo Chavez, comprenant que sa vision offrait plus de possibilité que de dépendre sur le FMI pour sortir son pays de la pauvreté
Donc Zelaya comprenait qu'aucun changement profond ne pouvait arriver au Honduras sans modifier la constitution écrite durant l'ère Negroponte
c'est ce qu'il visait avec son référendum prévu pour dimanche dernier... qui avait pour but de mesurer seulement la volonté du peuple de changer la constitution en novembre prochain lors d'un autre référendum
Ce geste qui n'avait rien d'anti-démocratique a bien sûr attiré la colère des généraux de l'armée... et a mis en lumière au grand jour la résistance aux changements d'institutions civiles comme le congrès et la cour suprême
On l'a vu, la cou suprême a rapidement appuyé le coup d'État, et le congrès n'a pas perdu de temps en nommant Roberto Micheletti comme président intérim.
LUTTE POUR LA FORÊT AMAZONIENNE
Dans le fin fond de la forêt amazonienne, les gens les plus pauvres du monde s'en sont pris aux plus riches afin de défendre leur part d'un écosystème essentielle à la survie de la planète
Ils n'avaient que des armes en bois et une force morale pour défier les compagnies pétrolières et pour l'instant ils ont gagné
Plus tôt cette année, le président de droite du Pérou Alan Garcia a vendu les droits d'explorer et d'exploiter 70% de la partie péruvienne de l'Amazonie à une pléthore de compagnies pétrolières
sauf qu'il y avait un gros problème dans le plan d'exploitation de Garcia, les autochtones vivant à même la forêt amazonienne
les premiers peuples des amériques, les autochtones ont du affronter vague après vague de génocides depuis l'arrivée des conquistadores il y a quelques siècles
Donc le gouvernement péruvien n'a pas cru bon de les consulter avant de signer les contrats d'exploitation du poumon de la terre
Mais les peuples autochtones savent trop bien ce qui est arrivé ailleurs en amazonie sous la main des pétrolières
Occidental Petroleum fait face à des accusations dans des cours américaines pour avoir déchargé quelques neuf milliards de baril de produits toxiques dans les régions de l'Amazonie où elle a opéré entre les années 1972 et 2000
Juste dans le secteur de l'Équateur de l'Amazonie, selon un rapport indépendant, des produits toxiques jetés par Chevron-Texaco a causé la mort de 1401 autochtones, principalement des enfants victimes de cancer
Il va sans dire que les peuples de l'Amazone n'ont pas vraiment le goût de voir leurs arbres tomber et leurs terres empoisonnées
Faut souligner aussi que cette vaste forêt absorbe d'énormes quantités de GES, contribuant à un ralentissement des changements climatiques
Mais le président Garcia en a rien à cirer, réagissant aux pressions entre autres d'un traité de libre-échange avec les EU exigeant une ouverture de l'économie péruvienne
Et au Pérou, il a été dit que le parti au pouvoir, l'APRE est fortement motivé par des pot-de-vin des grandes pétrolières
Alors les peuples autochtones ont agi pour leur défense, mais aussi pour les intérêts de la planète en entier
utilisant leurs propres corps et des armes faites en bois, ils ont bloqué l'accès aux rivières et aux chemins afin d'empêcher les pétrolières de manoeuvrer
ils ont capturé deux valves du seul pipeline du Pérou entre le champ de pétrole et la côte
Garcia a répondu en envoyant l'armée
déclarant l'état d'urgence dans la forêt amazonienne, mettant en suspend presque tous les droits constitutionnels
des hélicoptères de l'armée ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant plus d'une douzaine
mais les autochtones n'ont pas fui, tenant leur place malgré la menace à leur vie
menant à leur victoire quasi miraculeuse... le congrès péruvien a renversé les lois permettant l'exploitation des pétrolières par un vote de 82 à 12...
Garcia a été obligé de s'excuser pour je cite : des erreurs sérieuses et des exagérations dans ses actions
les manifestants ont donc célébré et retourné dans leurs demeures, dans les profondeurs de l'Amazonie
laissant, pour l'instant, les hydrocarbures dans le sol, la terre, les arbres et les rivières en place.
PÉTROLE IRAKIEN
Malgré les incertitudes sur la capacité de ses forces nationales à assurer la sécurité, l'Irak a pris hier le contrôle de ses villes en vertu d'un accord conclu en 2008 sous la présidence Bush et stipulant que les soldats américains se retireraient des agglomérations d'ici à ce 30 juin.
Les soldats américains doivent tous avoir quitté l'Irak avant fin 2011.
Avec des réserves en pétroles certaines de 112 milliards de barils et un autre 150 milliards à découvrir...
L'Irak est de loin le plus grand prix pour les compagnies de pétrole du monde entier.
Pour mettre ça en contexte, si l'Irak fini par avoir 300 milliards de barils de pétrole, le pays rivalisera avec le plus grand producteur du monde, l'Arabie saoudite.
Alors pas une grosse surprise que les transnationales du pétroles se mettent en ligne pour retourner en Irak après que le secteur du pétrole ait été nationalisé au cours des années 1970 et qu'elles aient été chassées du pays.
Hier les pétrolières majeurs, incluant Exxon, Shell, BP et Total, ont rencontré le ministre du pétrole irakien à Bagdad pour une rencontre de deux jours afin de lancer la première ronde de négociations pour les contrats.
ce à quoi auront droit les pétrolières dans leur contrat est la source d'une grosse controverse en ce moment
Les compagnies veulent une part à long terme du pétrole qu'elles produiront sous une entente de partage de production
qui leur permettra de s'approprier des réserves en avance et dire au marché quelle quantité de pétrole elles voudront produire
C'est exactement le type de contrat auquel les irakiens dans l'industrie du pétrole s'opposent.
Ce que les Irakiens veulent c'est une entente de service technique seulement, voulant dire que les pétrolières seraient payés seulement pour développer les champs de pétrole.
Plusieurs irakiens affirment que leurs intérêts nationaux seront mieux servi si les compagnies étrangères étaient payés pour être sur place sur une courte période seulement
jusqu'au moment, en fait, que les firmes proprement irakiennes soient en mesure de développer les champs de pétroles par elles-mêmes.
Il y a plusieurs failles selon les Irakiens avec la première ronde d'allocation de contrats de pétrole qui ont en somme donné beaucoup d'avantage aux compagnies étrangères pour investir en Irak
et de prendre le contrôle éventuellement du pétrole irakien
les travailleurs irakiens du pétrole ont remporté quand même certaines concessions en établissant leurs propres entreprises d'opération
Sous cette entente, les firmes internationales ne recevront par une part garantie du pétrole irakien, mais elles travailleront en Irak pour les 20 prochaines années, récoltant 75% des revenus de la production
Or, les contrats en négociation en ce moment ne sont pas la seule controverse entourant l'exploitation de l'or noir
le nouveau champ de pétrole le plus prometteur n'est pas dans le désert ou dans l'ouest de l'Irak mais dans la région semi-autonome du nord de l'Irak contrôlé par le gouvernement régional du Kurdistan
la compagnie norvégienne DNO a déjà commencé à exploiter le champ du Tawke, mais le gouvernement fédéral irakien affirme que les contrats signés par les kurdes sont illégaux et ils refusent de les reconnaître
Les plus grandes pétrolières du monde évitent la région kurde pour l'instant, afin d'éviter de provoquer la colère du gouvernement central
selon la constitution irakienne les ressources en hydrocarbures sont la propriété du peuple irakien et donc le gouvernement central en est légalement responsable
Des équipes d'avocats et de consultants négocient en ce moment à savoir à qui la constitution remet le droit de signer des contrats et de gérer les ressources
Pourtant, le gouvernement régional du kurdistan a quand même signé des contrats avec une douzaine de pétrolières étrangères
À la fin du mois de mai, les kurdes ont permis à DNO d'aller de l'avant pour exporter du pétrole à travers le pipeline traversant le nord de l'Irak et la Turquie
Alors on comprend que les tensions entre Bagdad et le gouvernement kurde au nord de l'Irak, ayant la faveur des ÉU depuis l'invasion, ne feront que s'accentué
RUSSIE ET OMC
La Russie a mis fin à ses négociations afin de joindre l'OMC, cherchant maintenant à joindre son entrée avec celles du Kazakhstan et de la Biélorussie
Moscou donne une grande priorité à cette nouvelle approche qui vise à renforcer l'intégration régionale de l'Asie centrale
en plus de renforcer la Russie dans ce monde de plus en plus multi-polaire
La décision de Moscou de mettre les freins à ses négociations pour joindre l'OMC vient donc d'une motivation politique
La Russie fait le pari qu'un monde multipolaire renforcera la régionalisation...
Ce qui veut dire concrètement, un assemblage de centres économiques avec une zone d'influence autour de chacun d'eux
Les deux meilleurs exemples sont l'Union européenne et la Chine, qui tire l'europe de l'est et l'Asie du sud dans leurs orbites
D'autres regroupement régionaux ont pris naissance en Amérique du sud et dans le golfe persique
C'est dans ce contexte que la Russie planifie d'être un de ces pôles d'influence, un centre d'intégration
Les plans de la Russie, visant à entrer dans le système économique et politique de l'Ouest en tant que joueur influent ne s'est jamais réalisé.
C'était devenu assez évident vers 2006 jusqu'à l'échec de la Russie visant une intégration économique avec l'UE qui ne s'est pas réalisée
Et les EU hésitent encore et toujours à décider d'inviter la Russie dans l'OMC...
Mais quelque chose pour jouer en faveur de la Russie en ce moment... l'attention du monde se déplace graduellement de la zone européenne et atlantique vers l'Inde et la région du pacifique
Ceci vient du fait que les pays asiatiques gagnent en importance économique... mais des conflits régionaux risquent d'embraser des relations dans la communauté internationale
Moscou pourrait prendre le rôle de leader dans la résolution de ces conflits, et ainsi reprendre un rôle plus influent dans le monde
Faut dire aussi que la Russie est déjà bien implanté militairement en Asie central et a créé une organisation militaire équivalente à l'OTAN pour la région
Les pays de l'Asie centrale semblent encore incertains à vouloir totalement embarqué avec Moscou dans ses projet, même s'il y auraient des bénéfices à le faire...
La Chine, bien sûr, est un facteur important... et même si les intérêts de Pékin et de Moscou se rencontrent à plusieurs niveaux concernant l'Asie centrale, au niveau régional les deux pays deviennent de féroces compétiteurs
PAYS EN VOIE DE DÉVELOPPEMENT ET CRISE ÉCONOMIQUE
On le sait, la crise économique globale actuelle est partie pour être la pire depuis la 2e guerre mondiale
avec la BM estimant un déclin mondial de 2%
Et même si les pays en voie de développement ont bien fait les choses, ayant de bien meilleurs politiques macro-économiques et des politiques réglementaires plus strictes qu'aux ÉU
ils endurent l'impact de la dépression avec la chute de la demande en exportations...
Mais la Chine va continuer de croître, mais à un rythme beaucoup plus lent que les 11-12% de croissance annuelle des dernières années
À moins que quelque chose soit fait, la crise poussera 200 millions de personnes de plus sous le seuil de la pauvreté
Cette crise mondiale demanderait une réponse mondialisée, mais malheureusement la responsabilité pour réagir à la crise revient aux gouvernements nationaux
Alors chaque pays tente de stimuler, relancer leur économie nationale, mais sans un effort global l'impact sera minime
tous les pays auraient besoin de prendre des mesures larges et profondes pour réactiver l'économie globale, mais les pays en voie de développement manque de ressources pour y arriver
... et les institutions financières ne sont pas équipées pour les aider non plus
Et c'est là que l'on devrait concentrer nos efforts globaux en premier...
Mais dans le passé avec le FMI les prêts aux pays pauvres étaient accompagnés de conditions qui ont systématiquement détruit des économies : privatisations, déréglementation
Et dans beaucoup de partie du monde, on a avec raison, une grosse hésitation à faire appel à l'aide du FMI
Le besoin est pourtant criant d'aider financièrement ces pays en s'en sortir, et ça devrait passer par d'autres institutions que le FMI, notamment en y allant avec des institutions financières régionales
La création d'un conseil global de coordination économique à l'ONU pourrait mener à une voie de solution
un conseil qui non seulement pourrait avoir une vision à long terme de politique économique globale, mais pourrait surtout mettre en lumière et dénoncer les carences institutionnelles de la finance globale.
La Chine a exprimé sa volonté de voir un nouveau système de réserve financière globale
Ramenant de l'avant des solutions proposées par le grand économiste britannique John Mayanrd Keynes il y a 75 ans lorsque l'on faisait face à des problèmes semblables
Ces grandes réformes n'auront pas lieu d'ici demain, on le sait...
Mais elles n'auront jamais lieu à moins que l'on commence dès maintenant.
26 juin 2009
LA LEVÉE 24 JUIN 2009
1. Fraude électorale en Iran : la société civile iranienne tente de renverser 30 ans d'obscurantisme.
2. Il n'y aura pas d'élections cet été! Le parti libéral fédéral à la mercie des banques.
3. La tour de Babel du parlement européen : l'anglais en voie de devenir la langue universelle.
4. En cette période de dépression économique : un plaidoyer en faveur de la semaine de travail de 20 heures.
5. Trois siècles d'industrialisation et d'empoisonnement de la Terre : bienvenue dans l'ère anthropocène.
6. Les externalités économiques : la face cachée de l'édifice sociale.
ELECTION IRAN
Prenons quelques minutes pour revoir ensemble les événements récents en Iran, à la suite de l'élection présidentielle...
Officiellement, Mahmoud Ahmadinejad a remporté l'élection haut la main avec plus de 60% des votes en première ronde.
Ce qui a soulevé des doutes c'est que tout indiquait que la déclaration d'un gagnant à l'élection allait au moins prendre deux rondes.
Beaucoup croyait qu'avec un taux de participation aussi élevé que 82%, l'adversaire principal, Moussavi, aurait du même gagner l'élection.
Alors en somme ce qui est arrivé c'est que le chef suprême de l'Iran, Khamenei et le cercle autour de lui, en sont venu à la conclusion que Ahmadinejad devait rester au pouvoir.
Mahmoud a été très fidèle au chef suprême et est intraitable envers les pays de l'ouest.
Et donc, sur la base de la décision du chef suprême, la machine électorale du régime, donc les mosquées, en fait toutes les institutions religieuses se sont mises en branle dans ce même but.
Les militaires et les gardes de la révolution islamique ont aussitôt suivi le pas.
Ahmadinejad pouvait aussi faire confiance à sa propre machine électorale... parmi ses premières décisions lors de son élection en 2005 était de mettre en place ses proches à la tête de villes, villages, de provinces et de régions.
Donc en ayant autant d'amis en place il pouvait compter sur des appuis bien placés.
Et malgré toutes ces préparations pour ramasser des votes, Ahmadinejad et le reste du régime islamique ont été pris par surprise par la mobilisation de la classe moyenne et éduquée.
En plus des femmes et des jeunes qui ont choisi, à défaut d'un meilleur candidat, de se rallier autour de Mir Hussein Moussavi.
Le mouvement pro-Moussavi était si large et gagnait tellement de momentum que le régime iranien craignait une défaite d'Ahmadinejad si jamais la présidentielle se rendait en 2e ronde.
On craignait que la société civile gagne du terrain et assez de confiance pour faire des demandes jugées comme radicales par l'autorité religieuse.
Alors le camp Ahmadinejad, profitant de l'absence d'observateurs indépendants des élections, et ses contacts directs avec le bureau de l'élection, il pouvait facilement manipuler les votes.
Le régime s'est aussitôt préparé pour réprimer une révolte prévisible des Iraniens dans les rues.
Donc on a mobiliser les gardes islamiques, la police, l'armée, la milice Basij et les forces spéciales...
et vu que l'on voulait réprimer bien comme il faut, le régime a recruté un grand nombre de jeunes dans les villes afin de surveiller et dénoncer leurs concitoyens.
Bon et maintenant les deux camps qui s'affrontent semblent être à une impasse...
Si Moussavi abandonne, ça serait un suicide politique et si Ahmadinejad plie l'échine ça serait la légitimité même du régime militaire et l'autorité du chef suprême qui éclaterait.
Il faut noter que les deux camps ont peur d'une escalade des tensions et une montée de la désobéissance civile.
Alors peut-être arriveront-ils à une sorte de concession à mi-chemin.
Mais, peu importe les résultats de cette élections et les conflits entre factions...
Nous sommes témoins de la pire crise du régime islamique en 30 ans.
Et ce mouvement vibrant de la société civile menée par le mouvement des femmes, les jeunes, la classe moyenne et les travailleurs est absolument admirable et un exemple de courage pour nous tous.
Et le régime, en déclarant frauduleusement son candidat gagnant de l'élection, s'est rendu lui-même le perdant dans tout ce processus.
En conséquence, la société civile iranienne avance un pas à la fois vers son but de démocratiser et de laïciser la république iranienne.
PARTI LIBERAL FEDERAL
Alors il n'y aura pas d'élections fédérales cet été... les Libéraux de Michael Ignatieff ont encore une fois acceptés les décisions exécutives et législatives des conservateurs...
Pourtant, lancer des élections n'est pas la seule solution pour contrôler le parti de Stephen Harper...
Je ne sais pas si vous vous rappelez mais il y avait la possibilité pour les partis d'opposition de former une coalition à la fin de l'an dernier...
Durant quelques semaines, on envisageait de voir en place le gouvernement le plus progressiste de l'histoire du Canada aux commandes.
Mais les conservateurs ont réussi à monter une campagne de peur et d'hystérie... et la coalition a reculé...
Et à la fin du mois de janvier, les libéraux, avec Michael Ignatieff au poste de chef ont voté pour le plus récent budget conservateur.
Ayant tenu la main du NPD brièvement, on voit que les libéraux sont de retour à leurs pratiques habituelles... c'est-à-dire, laisser le Canada partir à la dérive vers l'annexion continentale et étouffer les aspirations et les droits du Québec.
Et jusqu'à présent, toute la vérité n'est pas encore sortie sur les véritables raisons de l'échec de la coalition.
Mais un petit indice a été entendu sur l'enregistrement de la ministre fédérales des ressources naturelles, Lisa Raitt
Durant une conversation privée, elle a décrit comment, lors d'une rencontre privée entre le patronat et des politiciens, des présidents de banques auraient menacé de couper les fonds au parti fort endetté d'Ignatieff si les libéraux votaient contre le budget conservateur.
L'enregistrement soulève donc des questions sur le rôle des banques dans l'élimination de la coalition... et le contrôle qu'elles ont sur le parti libéral.
Les banques salivaient certainement à la veille du dépôt du budget conservateur qui leur réservaient des cadeaux de l'ordre de 200 milliards $.
Les banques se rappellent peut-être encore l'insulte du ministre libéral des finances Paul Martin, qui, en 1998, avaient refusé la fusion de quatre d'entre elles en deux institutions financières.
Un geste qui était très populaire auprès des Canadiens et qui, on le reconnaît aujourd'hui, nous a protégé des excès des banques de nos voisins du sud responsables de la crise financière et économique.
En voyant ce qui se passe à Ottawa, loin de nous, au-delà du pouvoir des Québécois, des décisions qui se prennent sans notre contrôle... pas pour rien que je suis farouchement souverainiste.
Bonne fête nationale à tous!
ANGLAIS LANGUE D'EUROPE
Plus de la moitié des citoyens de l'Europe n'ont pas voté aux élections récentes pour remplir le parlement européen.
Mais à part le manque de crédibilité, l'institution fait face à un plus grand défi.
Avec maintenant 23 pays membres, la question de la langue de communication devient une source de discorde.
La racine étymologique du mot parlement vient de parler, mais si tout le monde parle une langue différente ça ne doit pas être évident de se comprendre.
Pourtant, certains parlements y arrivent, notamment en Belgique avec deux langues officielles, comme à Ottawa, et en Suisse c'est 4 langues d'usage.
Chaque individu est parfaitement en mesure d'apprendre deux à quatre langues...
Mais certainement pas 23... difficile, donc, pour le parlement européen de trouver un interprète finlandais pouvant traduire en grec ou du portugais en bulgare.
Pour remédier à ce problème, le parlement européen traduit toutes discussions en anglais, français, allemand... et ensuite de ces langues là vers les autres, moins communes.
Je me demande ce qui devient du message original rendu à la 2e traduction, enfin.
Pourtant, dans cette cacophonie, plusieurs voudraient voir le nombre de langues augmenter, c'est le cas entre autres des catalans qui forment 10 millions de citoyens européens.
Les Basques et les Corses ont aussi demandé de voir leur langue représentée au parlement européen.
Faut penser aussi aux 30 millions d'européens venant des quatre coins du monde... dont la langue maternelle n'a rien à voir avec les langues européennes...
Donc on le voit, c'est impossible de faire plaisir à tout le monde...
Alors, il y a en d'autres qui demandent même une diminution du nombre de langues au Parlement, voire que l'anglais prenne le statut de langue officielle.
Oui, l'anglais est la 2e langue utilisée par la planète entière, mais en Europe c'est la langue de deux seuls pays sur 23.
La Vatican s'est mêlé au débat récemment et a plaidé pour un retour au latin comme langue universelle...
Ce qui mettrait tous les députés sur un même niveau de maîtrise... et selon moi ne ferait que faire perdre encore plus de crédibilité au parlement européen.
L'anglais s'impose comme la langue universelle inévitable pour la communication à travers les cultures, une bonne chose, dans le fond... il n'y a aucun mal là-dedans.
Mais comme je disais, tout le monde devrait apprendre au moins de 2 à 4 langues dans sa vie.
Car dans la nature, la spécialisation et l'uniformisation signifie éventuellement la stagnation et la mort.
C'est par la diversité, seulement, que l'on grandi.
Ici en Amérique du Nord et au Canada, les unilingues anglophones ont le choix de s'asseoir sur leur avantage de maîtriser la langue universelle... mais au prix d'un abrutissement éventuel et un déclin de leur culture.
SEMAINE DE 20 HEURES
Avec des millions d'emplois perdu dans le monde depuis la première partie de 2009, incluant ici au Québec et au Canada...
En cette période de récession et de précarité, bref, de dépression généralisée...
Je me demande pourquoi personne ne parle sérieusement de réduire la semaine de travaille pour justement partager le travaille qui reste?
Je suis vraiment surpris qu'au Québec on n'entendent pas un seul mot là-dessus venant de nos grands syndicats.
Non, plutôt, on dirait que l'on cherche à sauver les jobs qui restent en abandonnant le plus rapidement possible les gains remportés pour les travailleurs au cours des 50 dernières années.
Est-ce que nos syndicats se rappellent qu'au cours des années 1930 et 1940, la quête d'une semaine de travail plus courte étaient au coeur des demandes prolétaires?
En ce moment, le PNB est en chute libre au même rythme que les emplois disparaissent... il n'y a aucune raison, pourtant, qui justifie que les deux doivent absolument être lié.
Si la société produit 10% moins, pourquoi ne travaillerons-nous pas tous 10% de moins, aussi.
Durant des millénaires, l'espèce humaine, chaque fois qu'elle a trouvé une manière plus efficace de faire quelque chose, elle a passé moins de temps à travailler.
Mais depuis deux, trois siècles, l'industrialisation a fait en sorte que l'on travaille de plus en plus frénétiquement à produire des cossins... et à ajouter du stress à notre système nerveux... en plus de détruire nos écosystèmes.
Le problème a commencé au tout début du capitalisme lorsque les propriétaires des moyens de productions trouvaient que les heures de travail hérités du féodalisme étaient nettement insuffisantes pour satisfaire la soif d'expansion et de profits.
Assez rapidement les travailleurs se trouvaient à remplir des semaines de 60, 80, 100 heures aux dépends de leur santé et de leur communauté... sans parler du contrôle sur leurs propres vies.
Et malgré les gains que l'on a vu au 20e siècle en réduction du temps de travail à 40 heures...
Personne, aujourd'hui, n'a assez de courage pour exiger une semaine de travail s'étendant entre 20 et 30 heures.
Aujourd'hui, le chômage explose et pourtant nous produisons des montagnes de produits inutiles... dont l'attrait est stimulé par un bombardement quotidien de 1500 publicités par jour.
La science et la technologie aidant, une heure de travail aujourd'hui produit plus qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire.
En fait, nous sommes tellement productif qu'il n'y a essentiellement aucune raison justifiant que nous devions travailler plus de 20 heures semaine.
La science et le capitalisme ont fait en sorte que nous sommes capable de remplir tous nos besoins de base avec une journée de travail de 4 heures seulement... pas 8, 10 ou certainement pas 12.
Au-dessus de 50% de notre capacité industrielle n'a absolument rien à voir avec les besoins des consommateurs, mais plutôt à fabriquer des produits et services superflus au profit d'une minorité.
De toute façon, la Terre ne peut tout simplement pas supporter la quantité phénoménale de choses que nous produisons chaque jour...
la preuve, on a qu'à regarder l'état des forêts, des océans, de la faune et ... des humains.
J'irai même jusqu'à dire que si nous voulons léguer une planète vivable à nos enfants, peut-être que la décision la plus significative que l'on pourrait collectivement prendre serait de légiférer pour une semaine de 20 heures.
Faut se rappeler que lorsque les travailleurs demandaient une journée de huit heures à la fin du 19e siècle, cela allait de pair avec une demande de contrôle sur les moyens de production.
On comprenait beaucoup mieux à l'époque l'importance d'avoir du contrôle sur sa propre vie, même si on était dans la classe sociale des travailleurs.
Donc, en coupant dramatiquement le nombre d'heures travaillées par semaine, non seulement on épargnerait les systèmes écologiques, on pourrait se remettre à oeuvrer durant nos temps libres pour une meilleure qualité de vie...
Bref, pour enfin avoir autant d'influence sur les décision qui nous touchent dans la mesure qu'elles nous affectent.
ERE ANTHROPOCENE
Au cours des trois derniers siècles, il va sans dire que l'effet global de l'humain sur l'environnement s'est constamment empiré.
Notre effet le plus important et qui affectera la Terre pour des millénaires à venir sera sans doute nos émissions de GES qui changent dramatiquement les cycles du climat.
Pour cette raison, l'ère actuel pourrait être qualifié d'anthropocène, une période géologique non pas dominée par un cycle naturel, mais par la volonté humaine, remplaçant la période holocène des 12 derniers millénaires.
La période anthropocène a commencé à la fin du 18e siècle où des analyses de l'air piégée dans la glace polaire démontre un début des concentrations de CO2 et de méthane dans l'atmosphère.
Cette période correspond justement aux débuts de la machine à vapeur inventée par James Watt.
Et on le sait, avec la science et le capitalisme, l'humain a pris une expansion sur la planète, sa population se multipliant par 10 au cours des 3 derniers siècles...
On s'attend à 10 milliards d'êtres humains à la fin du siècle si ça continue comme ça.
Résultat, au moment où je vous parle, 50% de la surface de la planète est maintenant exploité par les humains.
Au même moment, la population de ruminants, gros producteurs de méthane, a grossi à 1,4 milliards de têtes.
Contribuant aux changements climatiques par ses GES et la destruction rapide des forêts tropicales.
La conversion des forêts en terres à brouter pour les ruminants et les monocultures de l'industrie agricole causent une érosion des terres arables à une vitesse 15 fois plus rapide que la normale.
À ce rythme, les terres fertiles érodées et disparues à tout jamais pourraient remplir la Grand Canyon d'ici 50 ans.
Et la consommation en eau des humains s'est multiplié par neuf au cours du dernier siècle au point où nous utilisons plus de 50% de l'eau douce accessible, les deux tiers allant vers l'agriculture.
La pêche industrielle à enlever de 25% à 35% des populations des océans.
Et l'utilisation de sources d'énergie s'est multiplié par 16 au cours du 20e siècle, causant des émission de 160 millions de tonnes de dioxyde sulfurique, le double des émissions naturelles au total.
Donc les concentrations atmosphériques de GES sont plus élevées qu'à n'importe quel autre moment au cours des 400 000 dernières années.
Résultat de tout ça, nos scientifiques et nos ingénieurs auront la lourde tâche, au cours de cette période anthropocene, de nous guider collectivement vers une gestion durable des écosystèmes.
Cela demandera un vaste virage global, donc local aussi, vers un comportement approprié des humains à tous les niveaux, ce qui inclura de vastes projets internationaux pour limiter les dégâts.
À ce moment-ci de notre évolution, en plein coeur de l'ère anthropocène, le modeste cerveau humain se trouve devant l'incroyable défi de trouver des remèdes aux maux gigantesques qu'il a lui-même créé.
EXTERNALITÉS ÉCONOMIQUES
Peu importe le type d'économie dans laquelle on se trouve, il y a toujours des externalités.
Qu'est-ce que c'est, au juste?
Bien, une externalité c'est un impact d'une transaction économique entre un producteur et un consommateur qui tombe sur une personne à l'extérieur de cette transaction.
Par exemple, votre voisin s'achète un BBQ et bien que la transaction n'a rien à voir avec vous, l'agréable odeur des aliments qui se font griller est une externalité positive.
Mais si votre voisin s'achète un système de son digne d'une discothèque et qu'il installe ça dans sa cour arrière pour écouter CKOI dans le tapis toute la journée, bien disons que c'est une externalité qualifiée de négative.
Donc, positives ou négatives, les externalités économiques sont omniprésentes... pourtant, sur les bancs d'écoles en science économique, voire dans la théorie économique classique, les externalités sont considérées comme des événements rares.
Pourtant, presque chaque activité d'une entreprise a des effets sur les communautés où la firme opère, créant ainsi des conséquences positives ou négatives.
Et pour le monde des affaires, des conséquences sociales négatives peuvent être synonymes de grosses marges de profit.
Donc notre système économique motive, oblige même les entreprises à externaliser le plus possible leurs coûts de production.
Par exemple, l'industrie de l'énergie, où les prix de l'essence ont augmenté au fur et à mesure de l'augmentation de la demande...
on s'entend que le prix à la pompe, au litre, ne représente pas du tout l'ensemble des coûts en externalités payés par l'ensemble de la population.
Une étude à la fin des années 1990 indiquait même que si l'on était pour mettre l'ensemble des véritables coûts des externalités du pétrole au prix à la pompe, bien chaque litre d'essence coûterait dans les alentours de 15$.
Ce sont les coûts que nous devons payer ailleurs pour les effets du pétrole
sur notre santé, l'environnement, les déversements, les guerres comme en Afghanistan, etc.
Un modèle économique idéal ferait en sorte que le prix soit un indicateur fidèle des externalités positives et négatives.
Mais cela n'est tout simplement pas le cas dans l'économie de marché capitaliste, les économistes les place tout simplement dans leur angle mort.
C'est là que l'État doit intervenir, mais le néolibéralisme a fait en sorte que maintenant plus personne ne s'occupe de veiller sur les externalités.
Auparavant, pas pour rien que les trente années glorieuses du capitalisme entre 1940 à 1970 on eu lieu durant une période d'interventionnisme de l'État...
Parce que, à la fin, c'est la tâche de la réglementation, la législation et de la démocratie de s'attaquer aux externalités... car non seulement les investisseurs s'en contre-crisse, c'est dans leur nature de les ignorer.
Alors, il est faux de croire que les entreprises polluent parce que leurs actionnaires sont des méchants vilains sans coeur, c'est plutôt parce que les véritables coûts de la pollution peuvent tomber sur les autres, donc externalisés.
En dompant des toxines, rejets de la production dans l'air ou les rivières, au lieu de les gérer convenablement comme un citoyen responsable, la marge de profit s'élève à la fin du trimestre.
Donc comme je disais, seul l'État peut, à travers la réglementation, limiter les impacts négatifs externes des activités industrielles...
Coupant, ainsi, sur les marges de profits à court terme, donc pas pour rien que historiquement les entreprises ont tout fait pour limiter, voire faire reculer toutes formes de réglementation.
Alors tant que notre économie est menée par des entreprises qui voient la planète comme un vaste champ où il est possible d'externalisé leurs coûts de production, bien notre santé et notre environnement, voire même l'économie elle-même en paieront le prix.
2. Il n'y aura pas d'élections cet été! Le parti libéral fédéral à la mercie des banques.
3. La tour de Babel du parlement européen : l'anglais en voie de devenir la langue universelle.
4. En cette période de dépression économique : un plaidoyer en faveur de la semaine de travail de 20 heures.
5. Trois siècles d'industrialisation et d'empoisonnement de la Terre : bienvenue dans l'ère anthropocène.
6. Les externalités économiques : la face cachée de l'édifice sociale.
ELECTION IRAN
Prenons quelques minutes pour revoir ensemble les événements récents en Iran, à la suite de l'élection présidentielle...
Officiellement, Mahmoud Ahmadinejad a remporté l'élection haut la main avec plus de 60% des votes en première ronde.
Ce qui a soulevé des doutes c'est que tout indiquait que la déclaration d'un gagnant à l'élection allait au moins prendre deux rondes.
Beaucoup croyait qu'avec un taux de participation aussi élevé que 82%, l'adversaire principal, Moussavi, aurait du même gagner l'élection.
Alors en somme ce qui est arrivé c'est que le chef suprême de l'Iran, Khamenei et le cercle autour de lui, en sont venu à la conclusion que Ahmadinejad devait rester au pouvoir.
Mahmoud a été très fidèle au chef suprême et est intraitable envers les pays de l'ouest.
Et donc, sur la base de la décision du chef suprême, la machine électorale du régime, donc les mosquées, en fait toutes les institutions religieuses se sont mises en branle dans ce même but.
Les militaires et les gardes de la révolution islamique ont aussitôt suivi le pas.
Ahmadinejad pouvait aussi faire confiance à sa propre machine électorale... parmi ses premières décisions lors de son élection en 2005 était de mettre en place ses proches à la tête de villes, villages, de provinces et de régions.
Donc en ayant autant d'amis en place il pouvait compter sur des appuis bien placés.
Et malgré toutes ces préparations pour ramasser des votes, Ahmadinejad et le reste du régime islamique ont été pris par surprise par la mobilisation de la classe moyenne et éduquée.
En plus des femmes et des jeunes qui ont choisi, à défaut d'un meilleur candidat, de se rallier autour de Mir Hussein Moussavi.
Le mouvement pro-Moussavi était si large et gagnait tellement de momentum que le régime iranien craignait une défaite d'Ahmadinejad si jamais la présidentielle se rendait en 2e ronde.
On craignait que la société civile gagne du terrain et assez de confiance pour faire des demandes jugées comme radicales par l'autorité religieuse.
Alors le camp Ahmadinejad, profitant de l'absence d'observateurs indépendants des élections, et ses contacts directs avec le bureau de l'élection, il pouvait facilement manipuler les votes.
Le régime s'est aussitôt préparé pour réprimer une révolte prévisible des Iraniens dans les rues.
Donc on a mobiliser les gardes islamiques, la police, l'armée, la milice Basij et les forces spéciales...
et vu que l'on voulait réprimer bien comme il faut, le régime a recruté un grand nombre de jeunes dans les villes afin de surveiller et dénoncer leurs concitoyens.
Bon et maintenant les deux camps qui s'affrontent semblent être à une impasse...
Si Moussavi abandonne, ça serait un suicide politique et si Ahmadinejad plie l'échine ça serait la légitimité même du régime militaire et l'autorité du chef suprême qui éclaterait.
Il faut noter que les deux camps ont peur d'une escalade des tensions et une montée de la désobéissance civile.
Alors peut-être arriveront-ils à une sorte de concession à mi-chemin.
Mais, peu importe les résultats de cette élections et les conflits entre factions...
Nous sommes témoins de la pire crise du régime islamique en 30 ans.
Et ce mouvement vibrant de la société civile menée par le mouvement des femmes, les jeunes, la classe moyenne et les travailleurs est absolument admirable et un exemple de courage pour nous tous.
Et le régime, en déclarant frauduleusement son candidat gagnant de l'élection, s'est rendu lui-même le perdant dans tout ce processus.
En conséquence, la société civile iranienne avance un pas à la fois vers son but de démocratiser et de laïciser la république iranienne.
PARTI LIBERAL FEDERAL
Alors il n'y aura pas d'élections fédérales cet été... les Libéraux de Michael Ignatieff ont encore une fois acceptés les décisions exécutives et législatives des conservateurs...
Pourtant, lancer des élections n'est pas la seule solution pour contrôler le parti de Stephen Harper...
Je ne sais pas si vous vous rappelez mais il y avait la possibilité pour les partis d'opposition de former une coalition à la fin de l'an dernier...
Durant quelques semaines, on envisageait de voir en place le gouvernement le plus progressiste de l'histoire du Canada aux commandes.
Mais les conservateurs ont réussi à monter une campagne de peur et d'hystérie... et la coalition a reculé...
Et à la fin du mois de janvier, les libéraux, avec Michael Ignatieff au poste de chef ont voté pour le plus récent budget conservateur.
Ayant tenu la main du NPD brièvement, on voit que les libéraux sont de retour à leurs pratiques habituelles... c'est-à-dire, laisser le Canada partir à la dérive vers l'annexion continentale et étouffer les aspirations et les droits du Québec.
Et jusqu'à présent, toute la vérité n'est pas encore sortie sur les véritables raisons de l'échec de la coalition.
Mais un petit indice a été entendu sur l'enregistrement de la ministre fédérales des ressources naturelles, Lisa Raitt
Durant une conversation privée, elle a décrit comment, lors d'une rencontre privée entre le patronat et des politiciens, des présidents de banques auraient menacé de couper les fonds au parti fort endetté d'Ignatieff si les libéraux votaient contre le budget conservateur.
L'enregistrement soulève donc des questions sur le rôle des banques dans l'élimination de la coalition... et le contrôle qu'elles ont sur le parti libéral.
Les banques salivaient certainement à la veille du dépôt du budget conservateur qui leur réservaient des cadeaux de l'ordre de 200 milliards $.
Les banques se rappellent peut-être encore l'insulte du ministre libéral des finances Paul Martin, qui, en 1998, avaient refusé la fusion de quatre d'entre elles en deux institutions financières.
Un geste qui était très populaire auprès des Canadiens et qui, on le reconnaît aujourd'hui, nous a protégé des excès des banques de nos voisins du sud responsables de la crise financière et économique.
En voyant ce qui se passe à Ottawa, loin de nous, au-delà du pouvoir des Québécois, des décisions qui se prennent sans notre contrôle... pas pour rien que je suis farouchement souverainiste.
Bonne fête nationale à tous!
ANGLAIS LANGUE D'EUROPE
Plus de la moitié des citoyens de l'Europe n'ont pas voté aux élections récentes pour remplir le parlement européen.
Mais à part le manque de crédibilité, l'institution fait face à un plus grand défi.
Avec maintenant 23 pays membres, la question de la langue de communication devient une source de discorde.
La racine étymologique du mot parlement vient de parler, mais si tout le monde parle une langue différente ça ne doit pas être évident de se comprendre.
Pourtant, certains parlements y arrivent, notamment en Belgique avec deux langues officielles, comme à Ottawa, et en Suisse c'est 4 langues d'usage.
Chaque individu est parfaitement en mesure d'apprendre deux à quatre langues...
Mais certainement pas 23... difficile, donc, pour le parlement européen de trouver un interprète finlandais pouvant traduire en grec ou du portugais en bulgare.
Pour remédier à ce problème, le parlement européen traduit toutes discussions en anglais, français, allemand... et ensuite de ces langues là vers les autres, moins communes.
Je me demande ce qui devient du message original rendu à la 2e traduction, enfin.
Pourtant, dans cette cacophonie, plusieurs voudraient voir le nombre de langues augmenter, c'est le cas entre autres des catalans qui forment 10 millions de citoyens européens.
Les Basques et les Corses ont aussi demandé de voir leur langue représentée au parlement européen.
Faut penser aussi aux 30 millions d'européens venant des quatre coins du monde... dont la langue maternelle n'a rien à voir avec les langues européennes...
Donc on le voit, c'est impossible de faire plaisir à tout le monde...
Alors, il y a en d'autres qui demandent même une diminution du nombre de langues au Parlement, voire que l'anglais prenne le statut de langue officielle.
Oui, l'anglais est la 2e langue utilisée par la planète entière, mais en Europe c'est la langue de deux seuls pays sur 23.
La Vatican s'est mêlé au débat récemment et a plaidé pour un retour au latin comme langue universelle...
Ce qui mettrait tous les députés sur un même niveau de maîtrise... et selon moi ne ferait que faire perdre encore plus de crédibilité au parlement européen.
L'anglais s'impose comme la langue universelle inévitable pour la communication à travers les cultures, une bonne chose, dans le fond... il n'y a aucun mal là-dedans.
Mais comme je disais, tout le monde devrait apprendre au moins de 2 à 4 langues dans sa vie.
Car dans la nature, la spécialisation et l'uniformisation signifie éventuellement la stagnation et la mort.
C'est par la diversité, seulement, que l'on grandi.
Ici en Amérique du Nord et au Canada, les unilingues anglophones ont le choix de s'asseoir sur leur avantage de maîtriser la langue universelle... mais au prix d'un abrutissement éventuel et un déclin de leur culture.
SEMAINE DE 20 HEURES
Avec des millions d'emplois perdu dans le monde depuis la première partie de 2009, incluant ici au Québec et au Canada...
En cette période de récession et de précarité, bref, de dépression généralisée...
Je me demande pourquoi personne ne parle sérieusement de réduire la semaine de travaille pour justement partager le travaille qui reste?
Je suis vraiment surpris qu'au Québec on n'entendent pas un seul mot là-dessus venant de nos grands syndicats.
Non, plutôt, on dirait que l'on cherche à sauver les jobs qui restent en abandonnant le plus rapidement possible les gains remportés pour les travailleurs au cours des 50 dernières années.
Est-ce que nos syndicats se rappellent qu'au cours des années 1930 et 1940, la quête d'une semaine de travail plus courte étaient au coeur des demandes prolétaires?
En ce moment, le PNB est en chute libre au même rythme que les emplois disparaissent... il n'y a aucune raison, pourtant, qui justifie que les deux doivent absolument être lié.
Si la société produit 10% moins, pourquoi ne travaillerons-nous pas tous 10% de moins, aussi.
Durant des millénaires, l'espèce humaine, chaque fois qu'elle a trouvé une manière plus efficace de faire quelque chose, elle a passé moins de temps à travailler.
Mais depuis deux, trois siècles, l'industrialisation a fait en sorte que l'on travaille de plus en plus frénétiquement à produire des cossins... et à ajouter du stress à notre système nerveux... en plus de détruire nos écosystèmes.
Le problème a commencé au tout début du capitalisme lorsque les propriétaires des moyens de productions trouvaient que les heures de travail hérités du féodalisme étaient nettement insuffisantes pour satisfaire la soif d'expansion et de profits.
Assez rapidement les travailleurs se trouvaient à remplir des semaines de 60, 80, 100 heures aux dépends de leur santé et de leur communauté... sans parler du contrôle sur leurs propres vies.
Et malgré les gains que l'on a vu au 20e siècle en réduction du temps de travail à 40 heures...
Personne, aujourd'hui, n'a assez de courage pour exiger une semaine de travail s'étendant entre 20 et 30 heures.
Aujourd'hui, le chômage explose et pourtant nous produisons des montagnes de produits inutiles... dont l'attrait est stimulé par un bombardement quotidien de 1500 publicités par jour.
La science et la technologie aidant, une heure de travail aujourd'hui produit plus qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire.
En fait, nous sommes tellement productif qu'il n'y a essentiellement aucune raison justifiant que nous devions travailler plus de 20 heures semaine.
La science et le capitalisme ont fait en sorte que nous sommes capable de remplir tous nos besoins de base avec une journée de travail de 4 heures seulement... pas 8, 10 ou certainement pas 12.
Au-dessus de 50% de notre capacité industrielle n'a absolument rien à voir avec les besoins des consommateurs, mais plutôt à fabriquer des produits et services superflus au profit d'une minorité.
De toute façon, la Terre ne peut tout simplement pas supporter la quantité phénoménale de choses que nous produisons chaque jour...
la preuve, on a qu'à regarder l'état des forêts, des océans, de la faune et ... des humains.
J'irai même jusqu'à dire que si nous voulons léguer une planète vivable à nos enfants, peut-être que la décision la plus significative que l'on pourrait collectivement prendre serait de légiférer pour une semaine de 20 heures.
Faut se rappeler que lorsque les travailleurs demandaient une journée de huit heures à la fin du 19e siècle, cela allait de pair avec une demande de contrôle sur les moyens de production.
On comprenait beaucoup mieux à l'époque l'importance d'avoir du contrôle sur sa propre vie, même si on était dans la classe sociale des travailleurs.
Donc, en coupant dramatiquement le nombre d'heures travaillées par semaine, non seulement on épargnerait les systèmes écologiques, on pourrait se remettre à oeuvrer durant nos temps libres pour une meilleure qualité de vie...
Bref, pour enfin avoir autant d'influence sur les décision qui nous touchent dans la mesure qu'elles nous affectent.
ERE ANTHROPOCENE
Au cours des trois derniers siècles, il va sans dire que l'effet global de l'humain sur l'environnement s'est constamment empiré.
Notre effet le plus important et qui affectera la Terre pour des millénaires à venir sera sans doute nos émissions de GES qui changent dramatiquement les cycles du climat.
Pour cette raison, l'ère actuel pourrait être qualifié d'anthropocène, une période géologique non pas dominée par un cycle naturel, mais par la volonté humaine, remplaçant la période holocène des 12 derniers millénaires.
La période anthropocène a commencé à la fin du 18e siècle où des analyses de l'air piégée dans la glace polaire démontre un début des concentrations de CO2 et de méthane dans l'atmosphère.
Cette période correspond justement aux débuts de la machine à vapeur inventée par James Watt.
Et on le sait, avec la science et le capitalisme, l'humain a pris une expansion sur la planète, sa population se multipliant par 10 au cours des 3 derniers siècles...
On s'attend à 10 milliards d'êtres humains à la fin du siècle si ça continue comme ça.
Résultat, au moment où je vous parle, 50% de la surface de la planète est maintenant exploité par les humains.
Au même moment, la population de ruminants, gros producteurs de méthane, a grossi à 1,4 milliards de têtes.
Contribuant aux changements climatiques par ses GES et la destruction rapide des forêts tropicales.
La conversion des forêts en terres à brouter pour les ruminants et les monocultures de l'industrie agricole causent une érosion des terres arables à une vitesse 15 fois plus rapide que la normale.
À ce rythme, les terres fertiles érodées et disparues à tout jamais pourraient remplir la Grand Canyon d'ici 50 ans.
Et la consommation en eau des humains s'est multiplié par neuf au cours du dernier siècle au point où nous utilisons plus de 50% de l'eau douce accessible, les deux tiers allant vers l'agriculture.
La pêche industrielle à enlever de 25% à 35% des populations des océans.
Et l'utilisation de sources d'énergie s'est multiplié par 16 au cours du 20e siècle, causant des émission de 160 millions de tonnes de dioxyde sulfurique, le double des émissions naturelles au total.
Donc les concentrations atmosphériques de GES sont plus élevées qu'à n'importe quel autre moment au cours des 400 000 dernières années.
Résultat de tout ça, nos scientifiques et nos ingénieurs auront la lourde tâche, au cours de cette période anthropocene, de nous guider collectivement vers une gestion durable des écosystèmes.
Cela demandera un vaste virage global, donc local aussi, vers un comportement approprié des humains à tous les niveaux, ce qui inclura de vastes projets internationaux pour limiter les dégâts.
À ce moment-ci de notre évolution, en plein coeur de l'ère anthropocène, le modeste cerveau humain se trouve devant l'incroyable défi de trouver des remèdes aux maux gigantesques qu'il a lui-même créé.
EXTERNALITÉS ÉCONOMIQUES
Peu importe le type d'économie dans laquelle on se trouve, il y a toujours des externalités.
Qu'est-ce que c'est, au juste?
Bien, une externalité c'est un impact d'une transaction économique entre un producteur et un consommateur qui tombe sur une personne à l'extérieur de cette transaction.
Par exemple, votre voisin s'achète un BBQ et bien que la transaction n'a rien à voir avec vous, l'agréable odeur des aliments qui se font griller est une externalité positive.
Mais si votre voisin s'achète un système de son digne d'une discothèque et qu'il installe ça dans sa cour arrière pour écouter CKOI dans le tapis toute la journée, bien disons que c'est une externalité qualifiée de négative.
Donc, positives ou négatives, les externalités économiques sont omniprésentes... pourtant, sur les bancs d'écoles en science économique, voire dans la théorie économique classique, les externalités sont considérées comme des événements rares.
Pourtant, presque chaque activité d'une entreprise a des effets sur les communautés où la firme opère, créant ainsi des conséquences positives ou négatives.
Et pour le monde des affaires, des conséquences sociales négatives peuvent être synonymes de grosses marges de profit.
Donc notre système économique motive, oblige même les entreprises à externaliser le plus possible leurs coûts de production.
Par exemple, l'industrie de l'énergie, où les prix de l'essence ont augmenté au fur et à mesure de l'augmentation de la demande...
on s'entend que le prix à la pompe, au litre, ne représente pas du tout l'ensemble des coûts en externalités payés par l'ensemble de la population.
Une étude à la fin des années 1990 indiquait même que si l'on était pour mettre l'ensemble des véritables coûts des externalités du pétrole au prix à la pompe, bien chaque litre d'essence coûterait dans les alentours de 15$.
Ce sont les coûts que nous devons payer ailleurs pour les effets du pétrole
sur notre santé, l'environnement, les déversements, les guerres comme en Afghanistan, etc.
Un modèle économique idéal ferait en sorte que le prix soit un indicateur fidèle des externalités positives et négatives.
Mais cela n'est tout simplement pas le cas dans l'économie de marché capitaliste, les économistes les place tout simplement dans leur angle mort.
C'est là que l'État doit intervenir, mais le néolibéralisme a fait en sorte que maintenant plus personne ne s'occupe de veiller sur les externalités.
Auparavant, pas pour rien que les trente années glorieuses du capitalisme entre 1940 à 1970 on eu lieu durant une période d'interventionnisme de l'État...
Parce que, à la fin, c'est la tâche de la réglementation, la législation et de la démocratie de s'attaquer aux externalités... car non seulement les investisseurs s'en contre-crisse, c'est dans leur nature de les ignorer.
Alors, il est faux de croire que les entreprises polluent parce que leurs actionnaires sont des méchants vilains sans coeur, c'est plutôt parce que les véritables coûts de la pollution peuvent tomber sur les autres, donc externalisés.
En dompant des toxines, rejets de la production dans l'air ou les rivières, au lieu de les gérer convenablement comme un citoyen responsable, la marge de profit s'élève à la fin du trimestre.
Donc comme je disais, seul l'État peut, à travers la réglementation, limiter les impacts négatifs externes des activités industrielles...
Coupant, ainsi, sur les marges de profits à court terme, donc pas pour rien que historiquement les entreprises ont tout fait pour limiter, voire faire reculer toutes formes de réglementation.
Alors tant que notre économie est menée par des entreprises qui voient la planète comme un vaste champ où il est possible d'externalisé leurs coûts de production, bien notre santé et notre environnement, voire même l'économie elle-même en paieront le prix.
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