26 juin 2009

LA LEVÉE 24 JUIN 2009

1. Fraude électorale en Iran : la société civile iranienne tente de renverser 30 ans d'obscurantisme.

2. Il n'y aura pas d'élections cet été! Le parti libéral fédéral à la mercie des banques.

3. La tour de Babel du parlement européen : l'anglais en voie de devenir la langue universelle.

4. En cette période de dépression économique : un plaidoyer en faveur de la semaine de travail de 20 heures.

5. Trois siècles d'industrialisation et d'empoisonnement de la Terre : bienvenue dans l'ère anthropocène.

6. Les externalités économiques : la face cachée de l'édifice sociale.



ELECTION IRAN


Prenons quelques minutes pour revoir ensemble les événements récents en Iran, à la suite de l'élection présidentielle...

Officiellement, Mahmoud Ahmadinejad a remporté l'élection haut la main avec plus de 60% des votes en première ronde.

Ce qui a soulevé des doutes c'est que tout indiquait que la déclaration d'un gagnant à l'élection allait au moins prendre deux rondes.

Beaucoup croyait qu'avec un taux de participation aussi élevé que 82%, l'adversaire principal, Moussavi, aurait du même gagner l'élection.

Alors en somme ce qui est arrivé c'est que le chef suprême de l'Iran, Khamenei et le cercle autour de lui, en sont venu à la conclusion que Ahmadinejad devait rester au pouvoir.

Mahmoud a été très fidèle au chef suprême et est intraitable envers les pays de l'ouest.

Et donc, sur la base de la décision du chef suprême, la machine électorale du régime, donc les mosquées, en fait toutes les institutions religieuses se sont mises en branle dans ce même but.

Les militaires et les gardes de la révolution islamique ont aussitôt suivi le pas.

Ahmadinejad pouvait aussi faire confiance à sa propre machine électorale... parmi ses premières décisions lors de son élection en 2005 était de mettre en place ses proches à la tête de villes, villages, de provinces et de régions.

Donc en ayant autant d'amis en place il pouvait compter sur des appuis bien placés.

Et malgré toutes ces préparations pour ramasser des votes, Ahmadinejad et le reste du régime islamique ont été pris par surprise par la mobilisation de la classe moyenne et éduquée.

En plus des femmes et des jeunes qui ont choisi, à défaut d'un meilleur candidat, de se rallier autour de Mir Hussein Moussavi.

Le mouvement pro-Moussavi était si large et gagnait tellement de momentum que le régime iranien craignait une défaite d'Ahmadinejad si jamais la présidentielle se rendait en 2e ronde.

On craignait que la société civile gagne du terrain et assez de confiance pour faire des demandes jugées comme radicales par l'autorité religieuse.

Alors le camp Ahmadinejad, profitant de l'absence d'observateurs indépendants des élections, et ses contacts directs avec le bureau de l'élection, il pouvait facilement manipuler les votes.

Le régime s'est aussitôt préparé pour réprimer une révolte prévisible des Iraniens dans les rues.

Donc on a mobiliser les gardes islamiques, la police, l'armée, la milice Basij et les forces spéciales...

et vu que l'on voulait réprimer bien comme il faut, le régime a recruté un grand nombre de jeunes dans les villes afin de surveiller et dénoncer leurs concitoyens.

Bon et maintenant les deux camps qui s'affrontent semblent être à une impasse...

Si Moussavi abandonne, ça serait un suicide politique et si Ahmadinejad plie l'échine ça serait la légitimité même du régime militaire et l'autorité du chef suprême qui éclaterait.

Il faut noter que les deux camps ont peur d'une escalade des tensions et une montée de la désobéissance civile.

Alors peut-être arriveront-ils à une sorte de concession à mi-chemin.

Mais, peu importe les résultats de cette élections et les conflits entre factions...

Nous sommes témoins de la pire crise du régime islamique en 30 ans.

Et ce mouvement vibrant de la société civile menée par le mouvement des femmes, les jeunes, la classe moyenne et les travailleurs est absolument admirable et un exemple de courage pour nous tous.

Et le régime, en déclarant frauduleusement son candidat gagnant de l'élection, s'est rendu lui-même le perdant dans tout ce processus.

En conséquence, la société civile iranienne avance un pas à la fois vers son but de démocratiser et de laïciser la république iranienne.


PARTI LIBERAL FEDERAL

Alors il n'y aura pas d'élections fédérales cet été... les Libéraux de Michael Ignatieff ont encore une fois acceptés les décisions exécutives et législatives des conservateurs...

Pourtant, lancer des élections n'est pas la seule solution pour contrôler le parti de Stephen Harper...

Je ne sais pas si vous vous rappelez mais il y avait la possibilité pour les partis d'opposition de former une coalition à la fin de l'an dernier...

Durant quelques semaines, on envisageait de voir en place le gouvernement le plus progressiste de l'histoire du Canada aux commandes.

Mais les conservateurs ont réussi à monter une campagne de peur et d'hystérie... et la coalition a reculé...

Et à la fin du mois de janvier, les libéraux, avec Michael Ignatieff au poste de chef ont voté pour le plus récent budget conservateur.

Ayant tenu la main du NPD brièvement, on voit que les libéraux sont de retour à leurs pratiques habituelles... c'est-à-dire, laisser le Canada partir à la dérive vers l'annexion continentale et étouffer les aspirations et les droits du Québec.

Et jusqu'à présent, toute la vérité n'est pas encore sortie sur les véritables raisons de l'échec de la coalition.

Mais un petit indice a été entendu sur l'enregistrement de la ministre fédérales des ressources naturelles, Lisa Raitt

Durant une conversation privée, elle a décrit comment, lors d'une rencontre privée entre le patronat et des politiciens, des présidents de banques auraient menacé de couper les fonds au parti fort endetté d'Ignatieff si les libéraux votaient contre le budget conservateur.

L'enregistrement soulève donc des questions sur le rôle des banques dans l'élimination de la coalition... et le contrôle qu'elles ont sur le parti libéral.

Les banques salivaient certainement à la veille du dépôt du budget conservateur qui leur réservaient des cadeaux de l'ordre de 200 milliards $.

Les banques se rappellent peut-être encore l'insulte du ministre libéral des finances Paul Martin, qui, en 1998, avaient refusé la fusion de quatre d'entre elles en deux institutions financières.

Un geste qui était très populaire auprès des Canadiens et qui, on le reconnaît aujourd'hui, nous a protégé des excès des banques de nos voisins du sud responsables de la crise financière et économique.

En voyant ce qui se passe à Ottawa, loin de nous, au-delà du pouvoir des Québécois, des décisions qui se prennent sans notre contrôle... pas pour rien que je suis farouchement souverainiste.

Bonne fête nationale à tous!


ANGLAIS LANGUE D'EUROPE

Plus de la moitié des citoyens de l'Europe n'ont pas voté aux élections récentes pour remplir le parlement européen.

Mais à part le manque de crédibilité, l'institution fait face à un plus grand défi.

Avec maintenant 23 pays membres, la question de la langue de communication devient une source de discorde.

La racine étymologique du mot parlement vient de parler, mais si tout le monde parle une langue différente ça ne doit pas être évident de se comprendre.

Pourtant, certains parlements y arrivent, notamment en Belgique avec deux langues officielles, comme à Ottawa, et en Suisse c'est 4 langues d'usage.

Chaque individu est parfaitement en mesure d'apprendre deux à quatre langues...

Mais certainement pas 23... difficile, donc, pour le parlement européen de trouver un interprète finlandais pouvant traduire en grec ou du portugais en bulgare.

Pour remédier à ce problème, le parlement européen traduit toutes discussions en anglais, français, allemand... et ensuite de ces langues là vers les autres, moins communes.

Je me demande ce qui devient du message original rendu à la 2e traduction, enfin.

Pourtant, dans cette cacophonie, plusieurs voudraient voir le nombre de langues augmenter, c'est le cas entre autres des catalans qui forment 10 millions de citoyens européens.

Les Basques et les Corses ont aussi demandé de voir leur langue représentée au parlement européen.

Faut penser aussi aux 30 millions d'européens venant des quatre coins du monde... dont la langue maternelle n'a rien à voir avec les langues européennes...

Donc on le voit, c'est impossible de faire plaisir à tout le monde...

Alors, il y a en d'autres qui demandent même une diminution du nombre de langues au Parlement, voire que l'anglais prenne le statut de langue officielle.

Oui, l'anglais est la 2e langue utilisée par la planète entière, mais en Europe c'est la langue de deux seuls pays sur 23.

La Vatican s'est mêlé au débat récemment et a plaidé pour un retour au latin comme langue universelle...

Ce qui mettrait tous les députés sur un même niveau de maîtrise... et selon moi ne ferait que faire perdre encore plus de crédibilité au parlement européen.

L'anglais s'impose comme la langue universelle inévitable pour la communication à travers les cultures, une bonne chose, dans le fond... il n'y a aucun mal là-dedans.

Mais comme je disais, tout le monde devrait apprendre au moins de 2 à 4 langues dans sa vie.

Car dans la nature, la spécialisation et l'uniformisation signifie éventuellement la stagnation et la mort.

C'est par la diversité, seulement, que l'on grandi.

Ici en Amérique du Nord et au Canada, les unilingues anglophones ont le choix de s'asseoir sur leur avantage de maîtriser la langue universelle... mais au prix d'un abrutissement éventuel et un déclin de leur culture.


SEMAINE DE 20 HEURES

Avec des millions d'emplois perdu dans le monde depuis la première partie de 2009, incluant ici au Québec et au Canada...

En cette période de récession et de précarité, bref, de dépression généralisée...

Je me demande pourquoi personne ne parle sérieusement de réduire la semaine de travaille pour justement partager le travaille qui reste?

Je suis vraiment surpris qu'au Québec on n'entendent pas un seul mot là-dessus venant de nos grands syndicats.

Non, plutôt, on dirait que l'on cherche à sauver les jobs qui restent en abandonnant le plus rapidement possible les gains remportés pour les travailleurs au cours des 50 dernières années.

Est-ce que nos syndicats se rappellent qu'au cours des années 1930 et 1940, la quête d'une semaine de travail plus courte étaient au coeur des demandes prolétaires?

En ce moment, le PNB est en chute libre au même rythme que les emplois disparaissent... il n'y a aucune raison, pourtant, qui justifie que les deux doivent absolument être lié.

Si la société produit 10% moins, pourquoi ne travaillerons-nous pas tous 10% de moins, aussi.

Durant des millénaires, l'espèce humaine, chaque fois qu'elle a trouvé une manière plus efficace de faire quelque chose, elle a passé moins de temps à travailler.

Mais depuis deux, trois siècles, l'industrialisation a fait en sorte que l'on travaille de plus en plus frénétiquement à produire des cossins... et à ajouter du stress à notre système nerveux... en plus de détruire nos écosystèmes.

Le problème a commencé au tout début du capitalisme lorsque les propriétaires des moyens de productions trouvaient que les heures de travail hérités du féodalisme étaient nettement insuffisantes pour satisfaire la soif d'expansion et de profits.

Assez rapidement les travailleurs se trouvaient à remplir des semaines de 60, 80, 100 heures aux dépends de leur santé et de leur communauté... sans parler du contrôle sur leurs propres vies.

Et malgré les gains que l'on a vu au 20e siècle en réduction du temps de travail à 40 heures...

Personne, aujourd'hui, n'a assez de courage pour exiger une semaine de travail s'étendant entre 20 et 30 heures.

Aujourd'hui, le chômage explose et pourtant nous produisons des montagnes de produits inutiles... dont l'attrait est stimulé par un bombardement quotidien de 1500 publicités par jour.

La science et la technologie aidant, une heure de travail aujourd'hui produit plus qu'à n'importe quel autre moment de l'histoire.

En fait, nous sommes tellement productif qu'il n'y a essentiellement aucune raison justifiant que nous devions travailler plus de 20 heures semaine.

La science et le capitalisme ont fait en sorte que nous sommes capable de remplir tous nos besoins de base avec une journée de travail de 4 heures seulement... pas 8, 10 ou certainement pas 12.

Au-dessus de 50% de notre capacité industrielle n'a absolument rien à voir avec les besoins des consommateurs, mais plutôt à fabriquer des produits et services superflus au profit d'une minorité.

De toute façon, la Terre ne peut tout simplement pas supporter la quantité phénoménale de choses que nous produisons chaque jour...

la preuve, on a qu'à regarder l'état des forêts, des océans, de la faune et ... des humains.

J'irai même jusqu'à dire que si nous voulons léguer une planète vivable à nos enfants, peut-être que la décision la plus significative que l'on pourrait collectivement prendre serait de légiférer pour une semaine de 20 heures.

Faut se rappeler que lorsque les travailleurs demandaient une journée de huit heures à la fin du 19e siècle, cela allait de pair avec une demande de contrôle sur les moyens de production.

On comprenait beaucoup mieux à l'époque l'importance d'avoir du contrôle sur sa propre vie, même si on était dans la classe sociale des travailleurs.

Donc, en coupant dramatiquement le nombre d'heures travaillées par semaine, non seulement on épargnerait les systèmes écologiques, on pourrait se remettre à oeuvrer durant nos temps libres pour une meilleure qualité de vie...

Bref, pour enfin avoir autant d'influence sur les décision qui nous touchent dans la mesure qu'elles nous affectent.


ERE ANTHROPOCENE

Au cours des trois derniers siècles, il va sans dire que l'effet global de l'humain sur l'environnement s'est constamment empiré.

Notre effet le plus important et qui affectera la Terre pour des millénaires à venir sera sans doute nos émissions de GES qui changent dramatiquement les cycles du climat.

Pour cette raison, l'ère actuel pourrait être qualifié d'anthropocène, une période géologique non pas dominée par un cycle naturel, mais par la volonté humaine, remplaçant la période holocène des 12 derniers millénaires.

La période anthropocène a commencé à la fin du 18e siècle où des analyses de l'air piégée dans la glace polaire démontre un début des concentrations de CO2 et de méthane dans l'atmosphère.

Cette période correspond justement aux débuts de la machine à vapeur inventée par James Watt.

Et on le sait, avec la science et le capitalisme, l'humain a pris une expansion sur la planète, sa population se multipliant par 10 au cours des 3 derniers siècles...

On s'attend à 10 milliards d'êtres humains à la fin du siècle si ça continue comme ça.

Résultat, au moment où je vous parle, 50% de la surface de la planète est maintenant exploité par les humains.

Au même moment, la population de ruminants, gros producteurs de méthane, a grossi à 1,4 milliards de têtes.

Contribuant aux changements climatiques par ses GES et la destruction rapide des forêts tropicales.

La conversion des forêts en terres à brouter pour les ruminants et les monocultures de l'industrie agricole causent une érosion des terres arables à une vitesse 15 fois plus rapide que la normale.

À ce rythme, les terres fertiles érodées et disparues à tout jamais pourraient remplir la Grand Canyon d'ici 50 ans.

Et la consommation en eau des humains s'est multiplié par neuf au cours du dernier siècle au point où nous utilisons plus de 50% de l'eau douce accessible, les deux tiers allant vers l'agriculture.

La pêche industrielle à enlever de 25% à 35% des populations des océans.

Et l'utilisation de sources d'énergie s'est multiplié par 16 au cours du 20e siècle, causant des émission de 160 millions de tonnes de dioxyde sulfurique, le double des émissions naturelles au total.

Donc les concentrations atmosphériques de GES sont plus élevées qu'à n'importe quel autre moment au cours des 400 000 dernières années.

Résultat de tout ça, nos scientifiques et nos ingénieurs auront la lourde tâche, au cours de cette période anthropocene, de nous guider collectivement vers une gestion durable des écosystèmes.

Cela demandera un vaste virage global, donc local aussi, vers un comportement approprié des humains à tous les niveaux, ce qui inclura de vastes projets internationaux pour limiter les dégâts.

À ce moment-ci de notre évolution, en plein coeur de l'ère anthropocène, le modeste cerveau humain se trouve devant l'incroyable défi de trouver des remèdes aux maux gigantesques qu'il a lui-même créé.


EXTERNALITÉS ÉCONOMIQUES

Peu importe le type d'économie dans laquelle on se trouve, il y a toujours des externalités.

Qu'est-ce que c'est, au juste?

Bien, une externalité c'est un impact d'une transaction économique entre un producteur et un consommateur qui tombe sur une personne à l'extérieur de cette transaction.

Par exemple, votre voisin s'achète un BBQ et bien que la transaction n'a rien à voir avec vous, l'agréable odeur des aliments qui se font griller est une externalité positive.

Mais si votre voisin s'achète un système de son digne d'une discothèque et qu'il installe ça dans sa cour arrière pour écouter CKOI dans le tapis toute la journée, bien disons que c'est une externalité qualifiée de négative.

Donc, positives ou négatives, les externalités économiques sont omniprésentes... pourtant, sur les bancs d'écoles en science économique, voire dans la théorie économique classique, les externalités sont considérées comme des événements rares.

Pourtant, presque chaque activité d'une entreprise a des effets sur les communautés où la firme opère, créant ainsi des conséquences positives ou négatives.

Et pour le monde des affaires, des conséquences sociales négatives peuvent être synonymes de grosses marges de profit.

Donc notre système économique motive, oblige même les entreprises à externaliser le plus possible leurs coûts de production.

Par exemple, l'industrie de l'énergie, où les prix de l'essence ont augmenté au fur et à mesure de l'augmentation de la demande...

on s'entend que le prix à la pompe, au litre, ne représente pas du tout l'ensemble des coûts en externalités payés par l'ensemble de la population.

Une étude à la fin des années 1990 indiquait même que si l'on était pour mettre l'ensemble des véritables coûts des externalités du pétrole au prix à la pompe, bien chaque litre d'essence coûterait dans les alentours de 15$.

Ce sont les coûts que nous devons payer ailleurs pour les effets du pétrole
sur notre santé, l'environnement, les déversements, les guerres comme en Afghanistan, etc.

Un modèle économique idéal ferait en sorte que le prix soit un indicateur fidèle des externalités positives et négatives.

Mais cela n'est tout simplement pas le cas dans l'économie de marché capitaliste, les économistes les place tout simplement dans leur angle mort.

C'est là que l'État doit intervenir, mais le néolibéralisme a fait en sorte que maintenant plus personne ne s'occupe de veiller sur les externalités.

Auparavant, pas pour rien que les trente années glorieuses du capitalisme entre 1940 à 1970 on eu lieu durant une période d'interventionnisme de l'État...

Parce que, à la fin, c'est la tâche de la réglementation, la législation et de la démocratie de s'attaquer aux externalités... car non seulement les investisseurs s'en contre-crisse, c'est dans leur nature de les ignorer.

Alors, il est faux de croire que les entreprises polluent parce que leurs actionnaires sont des méchants vilains sans coeur, c'est plutôt parce que les véritables coûts de la pollution peuvent tomber sur les autres, donc externalisés.

En dompant des toxines, rejets de la production dans l'air ou les rivières, au lieu de les gérer convenablement comme un citoyen responsable, la marge de profit s'élève à la fin du trimestre.

Donc comme je disais, seul l'État peut, à travers la réglementation, limiter les impacts négatifs externes des activités industrielles...

Coupant, ainsi, sur les marges de profits à court terme, donc pas pour rien que historiquement les entreprises ont tout fait pour limiter, voire faire reculer toutes formes de réglementation.

Alors tant que notre économie est menée par des entreprises qui voient la planète comme un vaste champ où il est possible d'externalisé leurs coûts de production, bien notre santé et notre environnement, voire même l'économie elle-même en paieront le prix.

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