08 mai 2006

Posada Cariles
Alors que la situation en Irak continue de se dégrader…ce qui est difficile à croire, on dirait que ça fait 3 ans que l’on remarque que ça va de pire en pire…
Et pendant que nos troupes donne un coup de main aux ÉU en Afghanistan pour on ne sait pas encore quelle raison…
Eh bien pendant ce temps-là les ÉU protègent un terroriste bien connu, mais qui ne risque pas de croupir à la prison de Guantanamo puisque tout ce qu’il a fait c’est de tuer des Cubains.
C’est une histoire qui ne fait pas beaucoup les manchettes celle de Posada Cariles, reconnu pour avoir orchestré l’explosion d’un avion cubain et tuant du coup 73 personnes le 6 octobre 1976.
Quelques mois avant l’explosion du vol CU-455, la CIA avait informé Washington qu’un groupe d’exilés extrémistes planifiait de faire sauter un avion cubain.
Ni Washington ni la CIA n’ont cru bon d’avertir Cuba des intentions de Posada Cariles.
À bord de l’avion l’âge moyenne était de 30 ans, la plupart cubains, des étudiants en médecine de la Guyane et parmi les passager des adolescents membres de l’équipe nationale d’escrime de Cuba.
Posada Cariles avait organisé l’attaque à partir de Caracas au Venezuela et rapidement la police avait mis la main dessus.
Les trois autres complices de l’attaque avaient été remis au Venezuela, jugés à Caracas.
Mais juste avant que le verdict soit décidé sur son cas, Cariles s’était échappé de prison avec l’aide d’un groupe d’exilé cubains de Miami.
Posada Cariles s’était tout de suite remis au travail en Amérique centrale pour les services secrets du Salvador, de l’Honduras et du Guatemala. Des États pas trop gentils avec les mouvements progressistes et humanitaire.
Vers le début des années 90, il a tourné son attention à nouveau vers Cuba et s’en est pris à son industrie touristique naissante en faisant sauter des bombes dans des hôtels.
Cuba a appris que cette campagne de terrorisme était mené par Posada Cariles et était financé par les groupes d’exilés cubains de Miami…Face au refus du FBI de mettre la main sur les terroristes à Miami, Cuba a envoyé des hommes infiltrer ces organisations pour ramasser de l’info sur les groupes qui organisaient la campagne de terreur qui visait à détruire l’industrie touristique cubaine.
Ces hommes ont remis 60 dossiers sur une quarantaine de terroristes basés à Miami à Washington, espérant que la bonne foi allait remporter.
Mais au lieu d’aller arrêter ces terroristes, la FBI a arrêté et mis en prison 5 cubains qui avaient infiltré ces organisations terroristes, le 12 septembre 1998.
Ils croupissent en prison depuis les 7 dernières années, on leur a même enlevé le droit d’avoir des contacts avec leur épouses.
En Novembre 2000, Posada Carriles se fait arrêter à Panama avec trois complices parce qu’ils comptait faire exploser un auditorium plein d’étudiants à l’Université de Panama où Fidel Castro était supposé donner un discours.
Mais le 26 août 2004, la présidente du Panama Mireya Moscoso, une amie de Washington, pardonne les terroristes et ils se trouvent tous libre pour aller rejoindre leurs amis à Miami.
En mars 2005 Posada Cariles se trouve dans l’État gouverné par le frère de George Bush et demande l’asile politique…
Je vous dirai ce qu’il est advenu de ce terroriste notoire après la musique…
Posada Carriles reconnu coupable d’avoir organisé l’explosion d’un avion cubain en 1976 tuant du coup 73 personnes…reconnu coupable d’avoir mené une campagne de terrorisme contre l’industrie touristique cubaine au cours des années 90…ce terroriste notoire a été protégé par Washington au cours des 30 dernières années, alors si on avait besoin d’une preuve nous éclairant sur les véritables intentions des ÉU en Irak et en Afghanistan, on l’a.
Sous prétexte de guerre mondiale au terrorisme, les ÉU occupent ces deux pays pour comme tout le monde sait, sécuriser des sources d’hydrocarbures.
Alors Posada Carriles se promène librement à Miami pendant le printemps de l’an dernier et avant qu’on l’arrête le Venezuela dépose une demande d’extradition afin qu’il soit jugé une fois pour toute pour son implication dans l’explosion d’un avion cubain qui partait de Caracas et qui a fait 73 victimes innocentes.
En réaction à cette demande, le département de Homeland security n’a tout simplement rien fait.
Avec pas mal de pression de groupes humanitaires, les autorités américaines se sont quasiment vu forcé d’accusé Carriles d’entrée illégale aux ÉU, mais la demande du Venezuela demeure ignorée.
Carriles en a profité pour demander l’asile politique et une protection des ÉU l’empêchant d’être envoyé au Venezuela sous le prétexte qu’il serait torturé une fois rendu là-bas.
Devant les autorités à l’immigration, il a fait témoigné son avocat et ami qui a dit que le Venezuela torturait ses prisonniers, mais sans aucune preuve à l’appui.
Le juge William Abbott a cru cette histoire et a décidé que Carriles resterait à Miami.
Plus de six mois ont passé depuis cette décision, mais le Venezuela insiste toujours pour son extradition.
Sauf qu’un document récent du département d’immigration a déclaré qu’il était une menace pour la communauté justement a cause de son passé de terroriste, citant le cas bien connu de son implication dans l’attaque qui a tué 73 personnes il y a 30 ans et les attaques contre Cuba en 1997.
Le département de l’immigration cite aussi les plans de Corrales visant l’explosion d’un auditorium sur un campus universitaire de Panama.
En bref, on attend toujours de voir ce que feront les ÉU de ce terroriste bien connu qu’ils protègent depuis 30 ans et qui vit maintenant à Miami, tout en se disant en guerre contre le terrorisme partout ailleurs dans le monde.

Réchauffement climatique
On parle à nouveau de réchauffement climatique ce matin, avec la sortie inattendue d’un nouveau document de l’IPCC, l’Intergovernmental Panel on Climate Change qui devait être connu par le public beaucoup plus tard cette année.
Ce rapport de l’IPCC sera sa 4e évaluation depuis sa création en 1988
Le rapport affirme que le réchauffement climatique s’empire à cause de la pollution humaine, en fait, on dit que la Terre n’a pas connu un tel réchauffement au cours des 20 000 dernières années.
En effet, les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane et d’autre GES sont à leur niveau le plus haut qu’au cour des 650 000 dernières années.
On indique que la température moyenne augmentera de 2 à 4,5 degrés, une augmentation bien sur causé par l’apparition du double des niveaux habituels de dioxyde de carbone dans l’atmosphère à cause de l’activité humaine.
Un fait nouveau, les chercheurs craignent un réchauffement supplémentaire de 1,5 degré à cause de la fonte de la glace marine, le dégel du pergélisol et l’acidification des océans.
Une fois la sortie officielle de ce nouveau rapport très alarmant, ceux et celles qui ne croient pas au réchauffement climatique auront encore moins d’arguments solides, car paraîtrait que ce dernier travail de l’IPCC est de loin le plus solide et convaincant.
On y indique que les changements climatiques ne sont plus une menace pour l’avenir, mais qu’elles se produisent en ce moment… On s’en doutait, mais c’est toujours mieux d’avoir l’appui d’études rigoureuses et scientifiques pour le démontrer.
Fait plus alarmant encore, le rapport indique que les changements climatiques se poursuivront pour les décennies à venir même si des efforts réels sont fait pour couper l’émission de GES.
Des données par satellite depuis 1978 indiquent que la glace de l’Arctique a fondu en moyenne de 2,7% par décennie, avec des pertes allant jusqu’à 7,4% lors des mois d’été les plus chauds.
La fonte de ces glaciers augmentera bien sûr les nivaux de la mer de 43 cm d’ici 2100, et la hausse sera le double au cour des deux prochains siècles.
On y indique aussi que 5 des 6 années les plus chaudes de l’histoire ont eu lieu au cours des 5 dernières années.
Tout ça n’annonce rien de bon pour notre avenir et celles de nos enfants. Le plus triste dans tout ça c’est que la nature de notre système économique fera en sorte que rien de concret ne sera fait pour empêcher ces désastres écologiques d’arriver.
Le pétrole est au cœur du capitalisme depuis trop longtemps. Les grands intérêts financiers ont une obsession quasi sectaire avec l’accumulation de profits alors il n’est pas question de changer quoi que ce soit dans nos dépenses d’énergie.
Au lieu de voir le réchauffement climatique pour ce qu’il est : la dégradation des écosystèmes qui nous gardent en vie, les grands capitalistes de ce monde y voient plutôt d’autres occasion d’investissement.
C’est aussi simple que ça : le Canada a augmenté ses GES au lieu de les baisser tel que promis depuis 13 ans parce que c’est payant d’accélérer la croissance de la production et de la consommation et les hydrocarbures sont la locomotive du train à profits.
Tant que le système économique actuel est en place, tant que notre économie sera au service des capitalistes – les grands investisseurs – la planète continuera de cuire.
Quelque part, dans notre coin de galaxie, j’espère au moins que des historiens d’une autre planète seront en mesure d’expliquer pourquoi l’humanité a remis la Terre à une poignée de milliardaires…


Phillip Morris
Regardons maintenant du côté d’une autre plaie pour la société : l’industrie du tabac.
Avez-vous des actions chez Phillip Morris, le plus grand producteur de cigarettes au monde?
Et bien réjouissez-vous, car Phillip Morris s’approprie d’une part grandissante du marché mondial.
Alors que les ventes de cigarette ont chuté de plus de 4% en Amérique du nord et 20% au cours de la dernière décennie, la part de marché de Phillip Morris a augmenté de 50%.
Les actionnaires de Phillip Morris devraient être excités par la division éventuelle de l’entreprise en trois compagnies distinctes.
Phillip Morris USA, Phillip Morris international et Kraft. Cette division devrait augmenter la valeur des actions de 20% à 33% selon les analystes à Wall Street.
Surtout parce que les poursuites contre Phillip Morris USA ne ralentiront plus le progrès de Kraft et de Phillip Morris international qui deviendra une véritable transnationale, c’est-à-dire redevable à personne, sous l’autorité d’aucune juridiction, libre a tuer autant de fumeurs qu’elle veut. .
Phillip Morris est le chef de fil pour les innovations en marketing, ayant développé de nouvelles techniques pour recruter de nouveaux fumeurs…
L’OMS, l’organisation mondiale de la santé estime que 10 millions de personnes crèveront chaque année du tabagisme d’ici 2030, 70% d’entre eux dans des pays en voie de développement…
La moitié des personnes qui fument dans le monde aujourd’hui décèderont directement à cause de leur mauvaise habitude, soit 650 millions de personnes.
Plus de 100 groupes et organisations dans 50 pays se sont organisés pour veiller à ce que la division de Phillip Morris ne vienne pas empirer l’épidémie du tabagisme :
www.phillipmorrisbreakup.org
Ces groupes exigent que la nouvelle entité se plie à la convention international sur le contrôle du tabac, incluant la fin de toutes formes de marketing des produits du tabac.
On demande que l’entreprise se retire de tout lobby qui luttent contre les législations qui interdisent le tabac dans les endroits publics.
Une transparence complète par rapport à ces contributions financières à des politiciens, des dons de charité dans tout les pays où elle opère.
Se retire de tout placement de produits dans des œuvres culturelles comme des films et des émission de télévision.
Mais toutes ces mesures risques d’être difficile à imposer si Phillip Morris devient une transnationale sans liens avec un État bientôt.
Raison importante alors, pour travailler afin qu’elle se soumette à ses mesures avant que Phillip Morris international voit le jour…

Culture de crédit
Le documentariste Danny Schechter a tourné récemment un document intitulé In Debt we trust où il traite de la culture du crédit aux ÉU, mais le même problème se produit ici aussi.
Comme j’avais dit au cour de la dernière heure, notre système économique est basé sur la croissance infini de la production et de la consommation.
Or, pour stimuler la consommation dans un monde où les entreprises paient de moins en moins bien leur travailleurs, le crédit entre en jeu pour stimuler artificiellement la machine à profits.
Danny Schecter nous rappelle dans un récent manifeste que nous sommes devenu une société obsédée par la cote de crédit.
C’est à peu près tout ce que veulent savoir les institutions et les personnes sur notre cas : la santé de notre cote de crédit.
Nous sommes bien sûr une société de surconsommation, mais tout ça est stimuler par une industrie du crédit qui garde un œil sur nos achats dans de vastes banques de données.
Une société de la carotte et du bâton : la carotte du crédit facile et accessible et le bâton des intérêts astronomiques et des huissiers.
L’industrie du crédit vaut des milliards et possède une panoplie de moyens subtils pour nous emprisonner dans sa toile.
Dans un passé pas si lointain, les pauvres n’avaient pas accès aux prêts. Aujourd’hui ils sont considéré comme un bon risque parce que, contrairement aux riches, ils se sentent dans l’obligation de rembourser.
Les pauvres accepteront de plus hauts intérêts si on leur accorde du crédit… et bientôt ils rembourseront un petit montant par mois, et l’enlisement financier s’enclenche, le pauvre remboursera beaucoup plus qu’il le devrait.
L’accroc au crédit paie donc deux fois : une première fois à la caisse et ensuite en paiements de carte de crédit et le beau paquet d’intérêts.
C’est un monde qui n’est pas couvert assez souvent par les médias : cette industrie du crédit qui vaut des milliards de dollars et qui touchent des millions de vies.
On devrait aussi jeter un coup d’œil du côté des grands cadres de ces entreprises, leur salaires annuelles qui se chiffrent en millions de dollars et les circonstances financières de la majorité des clients.
Avec la publicité pour le tabac, l’alcool, les voitures énergivores, je dirais que la plus grande plaie de notre société moderne est le marketing débile des cartes de crédit.
Au lieu de travailler pour de meilleures conditions de travail, la demande pour des prix qui représentent vraiment les coûts de productions sur les produits et services, le marketing des cartes de crédit nous glisse vers l’illusion de richesse et nous amène plutôt vers des pratiques de surconsommation.
La culture du crédit représente parfaitement la lutte des classes dans laquelle nous sommes engagés : où une part grandissante des revenus des travailleurs va dans les poches des hauts placés du crédit.
Résultat : la dette collective des consommateurs a double au cours des 10 dernières années.
Pour plusieurs, les dettes absorbent plus de 40% de leur revenus. Aux ÉU, 90% de la population doit de l’argent à 10% de la population.
Nous vivons collectivement au-dessus de nos moyens, mais ce que l’on ne sait pas c’est que cet état des choses a été voulu, froidement calculé et aide par des politiques gouvernementales.
La globalisation financière a fait en sorte que les grands intérêts financiers ne sont redevables à personne.
Les conditions de travail sont en chute libre, les revenus baissent, le chômage augmente et pendant ce temps-là, l’araignée du crédit attend patiemment que les prochaines victimes tombent dans ses filets…

01 mai 2006

Canada en Afghanistan
Nous revenons sur la présence militaire du Canada ce matin, premièrement parce que nous n’avons pas d’affaires là-bas et surtout parce que l’on suit pas à pas les premières étapes de l’invasion américaine en Irak.
La semaine dernière on a entendu parlé de l’interdiction imposée sur les médias par le gouvernement Harper de montrer l’arrivée des soldats morts en action… la même décision avait été prise par l’administration Bush il y a trois ans…
Notre participation militaire en Afghanistan évoque la question à savoir si notre pays est aussi sous l’emprise de son complexe militaro-industriel
Steven Staples, directeur des programmes de sécurité pour l’institut Polaris à Ottawa a signé un manifeste récemment sur la question…
Il rappelle que le président américain Dwight D Eisenhower avait averti le peuple américain en 1961 des dangers de laisser la politique et l’économie du pays sous l’emprise de son complexe militaro-industriel.
Qu’est-ce que c’est dans le fond ? Essentiellement la conjoncture d’une immense infrastructure militaire combinée à une industrie de production et de ventes d’armes.
Eisenhower dans son discours parlait de l’effet désastreux qu’aurait cette machine de guerre sur la politique du pays si on laissait sa logique des profits de guerre remplacer les mécanismes démocratiques.
C'est un peu pas mal ce qui est déjà arrivé aux États-Unis…et le Canada y tombe victime aussi par moments, comme ces temps-ci…
Au début du siècle passé, une déclaration de guerre de la Grande-Bretagne impliquait nécessairement le Canada…et depuis la deuxième guerre mondiale le Canada est tombé sous la direction des ÉU à travers l'OTAN et l'intégration sécuritaire continentale… surtout depuis le 11 septembre 2001.
Steven Staples souligne que notre système militaro-industriel est plutôt une alliance entre des organisations cherchant plus de dépenses et une armée plus intégrée à celle des ÉU.
Idéologiquement et économiquement, des groupes cherchent sans relâche à ce que le gouvernement canadien dépense des milliards de plus par année dans son système militaire.
Au Canada, la plus grande influence vient des entreprises engages dans des activités financière, énergétiques, la manufacture et les ressources naturelles…Leur désir profond, à la fin, c’est une plus grande intégration au marché américain.
Ce groupe d’entreprises a fait la promotion du libre-échange et depuis le 11 septembre 2001 appui sans relâche l’effort militaire de l’administration Bush.
Selon les données les plus récentes plus de 1500 firmes touchent à l’industrie militaire au Canada accumulant des revenus de 7 milliards par année.
Des entreprises comme CAE inc., General dynamics, le groupe SNC-Lavalin, Bell hélicoptère et Bombardier.
Mais le Canada n’est pas les ÉU et nous n’avons pas cette impression de supériorité morale qui nous pousse à accepter facilement des interventions militaires à l’étranger…et l’obstacle majeur de notre système militaire est de convaincre la population d’abandonné notre tradition de maintien de la paix et plutôt d’embrasser la cause de la guerre au terrorisme :
Par l’intégration continentale et un contrôle maladif de l’immigration et par notre participation en Afghanistan, le complexe militaire canadien est en train de gagner la partie…on en reparle après la musique.

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On parlait de l’emprise du complexe militaro-industriel sur la politique américaine et on a regardé si le Canada avait sa propre version de cette machine de la guerre profitable.
On a vu que le patronat canadien salive beaucoup sur le potentiel du marché des ÉU et est prêt à vendre notre souveraineté pour y avoir accès.
Par une combinaison d’idéologie et de quête de profits, le Canada se fond dans les ÉU et commence même à embarquer dans ces folies militaires comme c’est le cas en Afghanistan.
Tout ça malgré le fait que les Canadiens préfèrent depuis toujours que nous soyons un pays pacifique qui envoie des casques bleus maintenir la paix à l’étranger et à ce que notre politique et notre économie soient indépendants des ÉU.
Notre budget militaire de 15 milliards par année est le 7e plus élevé de l’alliance militaire de l’OTAN, et 15e au monde.
Le budget fédéral de 2005 a ajouté 13 milliards au système militaire pour les 5 prochaines années, les conservateurs, tout frais au pouvoir, on opté pour un supplément de 5,3 milliards là-dessus, montant nos dépenses militaires à un niveau plus élevé que durant la guerre froide.
Tout ça représente les grands intérêts financiers du pays et les médias en font bien sûr partie.
On doit se rappeler que les grands médias canadiens étaient majoritairement en faveur de notre participation au bouclier anti-missile malgré l’opposition du public
Auparavant le Canada était un des 10 plus grands fournisseurs de casques bleus au monde, mais aujourd’hui ils pourraient tous s’asseoir dans un autobus, s’élevant à 60 sur plus de 60 000 casques bleus à travers le monde.
J’ai espoir que la population canadienne est en mesure d’empêcher le gouvernement de se soumettre à la volonté de notre propre complexe militaire.
On l’a vu avec l’invasion de l’Irak et le refus total du bouclier anti-missile.
Notre lobby militaire n’est pas assez fort pour contrer une population bien informée, engagée et agissant selon ses valeurs.
La tournure militaire des dernières années peut être renversé. Notre souveraineté n’est pas obligée de disparaître dans les méandres de l’intégration continentale.
L’interdiction imposée sur les médias de ne pas montrer le retour des soldats mort au combat devrait nous servir d’avertissement bruyant : nous suivons pas à pas les ÉU dans leur action suicidaire collective.
Ça prendrait une bonne discussion nationale pour s’en sortir avant qu’il soit trop tard…

Centre d’achat Asie
Allons en Asie maintenant, surtout en Asie de l’est où les centre d’achat jouent le double rôle d’infrastructure propre et sécuritaire tout en étant un espace de ségrégation.
Paragon, en plein centre de Bangkok en Thaïlande, est un centre d’achat gigantesque luxueux connecté au reste de la ville par son fameux train aérien.
Pour permettre sa construction, les autorités de la ville ont permis la destruction de plusieurs immeubles historiques, un parc immense et des canaux.
C’est un endroit qui contraste avec le reste de la ville : c’est propre, bien éclairé, sécuritaire et exclusifs à la haute classe moyenne et l’élite thaïlandaise.
C’est ce que nous raconte André Vltchek, romancier et journaliste de mainstaypress.org
En somme il dit que la majorité des villes du sud est asiatique sont un désastre. Aucun transport en commun convenable et intégré, l’absence de trottoirs sécuritaire…bref, la version pauvre de Los Angeles et de Houston.
Les villes du sud est asiatiques sont confortables seulement pour ceux qui peuvent se permettre l’achat d’une voiture à air climatisé et des revenus suffisant pour se payer les objets de luxe des grands centre d’achat.
Pendant qu’ici les centre d’achat symbolisent la consommation de masse, là-bas ils sont des institutions culturelles.
Les plus grandes galeries d’art en Asie sont dans les centre d’achat.
À Jakarta presque tout les espaces publics, incluant les parcs et les trottoirs, ont disparu progressivement depuis le coup d’État de 1965…
Le seul endroit propre et confortable dans la ville sont les centre d’achat…un endroit ou la classe aisée en profite pour pavaner leurs nouveaux habits et souliers, un peu comme nos ancêtres le faisaient à la messe d’antan.
André Vltchek affirme donc que les centre d’achats sont des symboles puissants de ségrégation, d’apartheid culturel et social en Asie du sud est.
Parce qu’il y a dans ces pays des centre d’achat pour chaque classe sociale…
Les gardes à la porte font en sorte que seuls les membres de la bonne classe puissent entrer… de toute façon les pauvres se sentent trop mal à l’aise d’entrer dans les centre d’achats garnis de produits de luxe aux prix astronomiques.
Les centre d’achat contribuent donc au statu quo, ils sont les piliers des sociétés contrôlées et obéissantes de l’Asie du sud est.
Alors pendant que les villes occidentales repoussent leur centre d’achat vers les périphéries, les grandes villes d’Asie du sud est les construisent en plein centre…
Plus ils sont gros, luxueux, extravagants, plus l’élite du pays croit que la nation est sur la voie du développement.
Et comme la plupart d’entre nous le savons, la culture du centre d’achat est nécessairement basée sur l’absence de diversité et de créativité….
La quête de produits de consommation qui éloigne la population d’idées subversives…l’appât qui éloigne de la volonté d’atteindre plus de justice et d’égalité sociale.
Dans le temps de le dire, on ne pourra plus faire la différence entre le centre d’une grande ville d’Asie du sud est d’une autre. Tous pareil et homogène…l’exclusion et la ségrégation pour les pauvres…
Hey, ça ressemble drôlement à nos banlieues d’Amérique du nord, non ?

03 avril 2006

LA LEVÉE 3 AVRIL 2006

Élections Israël

C’était le cinquième scrutin en 10 ans pour l’Israël cette semaine et moins des deux-tiers des citoyens se sont déplacés pour voter, la plus basse participation de l’histoire du pays.

On votait donc pour remplir les 120 sièges de la Knesset, le parlement israélien et en regardant à chaud les résultats on serait porté de croire que nous avons assisté à un tournant historique.

Ceux qui étaient portés à croire que la gauche était morte-vivante en Israël et que la droite allait diriger pour l’éternité sont aujourd’hui un peu confondus…

Tous les partis de droite ont recueilli ensemble que 32 sièges, les partis religieux en ont 19.

Avec 51 des 120 sièges à la Knesset, les religieux et la droite ne peuvent plus bloquer unilatéralement les étapes menant à la paix avec les Palestiniens…un précédent.

Mais, fait important, le parti de l’Union national, celui qui s’identifie entièrement avec les colonisateurs des territoires occupés a remporté 9 sièges… à peu près le même nombre que lors de la dernière élection.

Mais il réside quand même un développement inquiétant : la montée du parti d’Avigor Lieberman «Israël notre demeure», une mutation de la droite avec des tendances très nettes au fascisme.

Lieberman appelle à l’expulsion de tous les Arabes – quand même un cinquième de la population d’Israël –il appelle aussi pour l’imposition sans retenue de la loi et l’ordre, la haine intense envers l’ennemi à l’intérieur comme à l’extérieur d’Israël.

Cet homme et son parti ont remporté 12 sièges, soit plus que le Likoud de Netanyahu qui se retrouve avec 11 sièges, en cinquième place.

Malgré la mauvaise surprise de la popularité de ce Le Pen israélien, le parti fondé par Ariel Sharon avant son coma, Kadima qui veut dire «en avant» en Hébreu à quand même remporté l’élection avec 28 sièges…

La recette magique de Kadima semble donc de s’être positionné avec succès au centre de l’échiquier politique, se présentant comme le seul parti capable de régler le conflit avec les Palestiniens…

Reste que Kadima s’attendait à remporter 45 sièges…et doit se contenter de 28…assez pour mener le gouvernement mais insuffisant pour dicter la politique de l’État.

Le Premier ministre Ehud Olmert, lors de son discours suite à sa victoire, à appeler à la paix avec les Palestiniens, demandant à Mahmoud Abbas, le Premier ministre palestinien, de bien vouloir participer au processus de paix.

Mais c’était, comme d’habitude, des mots et une volonté creux et sans fondements, car aucun Palestiniens ne pourra accepter les conditions mises de l’avant par Kadima et Olmert.

***

Les Israéliens ont été aux urnes cette semaine pour au plus faible taux de leur histoire avec, peut-être, l’espoir de mettre fin au conflit avec les Palestiniens une fois pour toute.

Le nouveau parti Kadima promettait justement ça et a remporté l’élection avec 28 sièges sur 120, assez en Israël pour mener le gouvernement…

Déclassant de la sorte les deux partis traditionnels qui s’échangeaient le pouvoir depuis toujours, les travaillistes et le Likoud.

Et Benjamin Natanyahu, le chef du Likoud, a ramené le parti plus près de son idéologie fasciste d’origine en proposant un programme exclusivement militaire pour régler le cas des Palestiniens une fois pour toute.

On peut aussi expliquer la défaite écrasante du Likoud, qui se retrouve en 5e place à la Knesset, à cause des politiques néolibérales qui ont poussé des centaines de milliers d’Israéliens sous le seuil de la pauvreté.

La gauche et le centre on un peu repris sa place en Israël, mais chez les Palestiniens faudra s’attendre au même train-train quotidien :

Du vol de territoire; des punitions collectives, la suite du déni de leurs droits fondamentaux et de fausses promesses de paix venant de l’État d’Israël.

Car, pendant tout ce temps là, la construction de colonie et leur consolidation n’ont jamais cessé.

Selon le groupe israélien Peace Now, 12 000 nouveaux colons juifs se sont installés en Cisjordanie en 2005 et la tendance ce maintien.

Et le mur de la honte, supposé défendre Israël contre la menace terroriste, demeure toujours en construction, cette barrière entourera 48 colonies à l’Est, insérant 171 000 colons en Cisjordanie au sein des nouvelles frontières d’Israël.

Le mur construit dans la partie est de Jérusalem est sensé renforcer l’annexion de cette partie de la ville effectuée en 1967, ce qui consolidera l’installation de 183 800 colons installés là.

La plupart des experts supposent qu’entre 65 et 85 membres de la Knesset sur 120 appuieront le pseudo processus de paix..

En somme, le succès de Kadima vient qu’il propose une solution qui règlera le problème des Palestiniens en annexant des partis importants de son territoire tout en présentant sa solution comme la voie qui mènera à deux États séparés…

Même si, pour l’État palestinien, ça serait la première fois qu’un pays supposément indépendant n’aura aucun pouvoir sur aucune de ses frontières.

Voitures en Inde

Allons en Inde maintenant où le ministre des finances P. Chidambaram a proposé les taxes sur l’achat d’une automobile d’un tiers, de 24% à 16%.

Il espère ainsi que l’industrie automobile du pays profitera de cette occasion pour mettre l’Inde en avance sur les autres pays pour la construction de petits véhicules énergiquement efficients.

Il invite aussi les intérêts étrangers à investir dans l’industrie automobile de l’Inde…

C’est ce que rapporte Girish Mishra, professeur d’économie et journaliste indien réputé :

Cette volonté de développer le secteur automobile de l’Inde ne fera qu’empirer le système de transport public et qu’augmenter la division des classes sociales.

Il se demande pourquoi le gouvernement indien s’embarque dans une politique qui ne servira qu’à assoupir les désirs de luxe et d’individualisme d’une minorité de citoyens.

Encourager la production et l’achat d’automobile ne fera qu’empirer les inégalités sociales, sans oublier l’augmentation du volume du parc automobile…

L’ensemble des besoins supplémentaires crée par une multiplication d’automobiles repousse inévitablement le développement d’autres secteurs socio-économiques dont les besoins sont beaucoup plus criants.

Les voitures sont, dans leur nature même, des biens de luxe inventés pour une minorité de biens-nantis.

C’est que l’auto a des avantages et n’est qu’intéressant que du moment qu’une masse de gens n’en possède pas, un peu comme des villas sur le bord de la mer…ou des condos sur le flanc d’une montagne.

L’automobile est donc, dans sa nature, un produit de consommation anti-démocratique.

Alors une voiture donne des bénéfices notables à une poignée de personne, mais a un lourd coût social..

Les autos coupent l’espace aux cyclistes et aux marcheurs, et j’irais même jusqu’à dire que la publicité et les manufacturiers font en sorte que les chauffeurs conduisent en malade pour se réconforter pour leur place dans le monde, pour qu’ils compensent pour leur manque d’estime de soi.

Et l’augmentation du volume et du débit des automobiles est profondément improductive : y’a des auditeurs qui m’écoutent en ce moment, pris sur la 13, la 15, les long de la métropolitaine…

Cette belle improductivité coûte des sommes immenses en temps et en argent…

Chaque solution amené pour améliorer la fluidité des déplacements a été un échec : c’est qu’il n’y a pas de solutions!

Plus on construit de routes, de viaducs, d’autoroutes payant, plus le trafic augmente, et la paralysie urbaine augmente comme un cancer.

Plus une société achète et produit des voitures, passé un certain point, plus les gens doivent dépenser de l’argent et gaspiller du temps pour se déplacer.

Girish Mishra affirme que jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale, les zones urbaines offraient une belle qualité vie, mais qu’aujourd’hui avec l’invasion des véhicules a rendu nos villes si bruyantes, polluées et dangereuses que les riches fuient vers les banlieues…

Tout ça ne se passe pas juste en Inde, mais partout sur Terre et surtout ici, à Montréal où quotidiennement l’île se fait envahir par des centaines de milliers d’autos, par des centaines de milliers de personnes qui jouissent de leur petite liberté sans penser au gouffre de temps et d’argent que leurs déplacements représentent…

NPD ET SYNDICATS

Le syndicat des travailleurs automobiles du Canada a décidé de se désaffilier du Nouveau parti démocratique la semaine dernière… c’était une décision historique et peut-être aussi inévitable.

Surtout que l’aile ontarienne de l’NPD avait voté a expulsé Buzz Hargrove, le président national du syndicat.

Le partenariat vieux de 45 ans vient de se terminer entre le NPD et un des syndicats les plus puissants du pays.

Le NPD a été formé en 1961. C’était une coalition de syndicats en somme, et le but à l’époque était de créer un parti qui travaillerait directement pour les droits des travailleurs.

On croyait pendant toutes ces décennies que sans une représentation directe dans un parti, la lutte ouvrière allait s’enfermer dans la logique des groupes de pression qui veulent juste tirer la couverture sociale de leur côté.

Mais à travers les années cette collaboration entre le NPD et les grands syndicats s’atténuait, plus souvent qu’autrement les ailes provinciales du NPD qui prenaient le pouvoir ne livrait tout simplement pas la marchandise.

Avec cette désaffiliation, on voit que les syndicats adoptent une nouvelle approche à la politique : moins de fidélité envers un parti, et plus de lutte directe pour les droits des travailleurs…

C’est un peu le même phénomène que l’on a vu ici au Québec avec la relation entre les grandes centrales syndicales et le parti québécois.

Peut-être que l’on entre dans une époque où les luttes syndicales seront beaucoup plus efficaces en étant libre de la ligne dure de parti…

Et vice versa, le travail du NPD et du Parti québécois peut gagner en efficacité en étant détaché des grands syndicats.

Alors on verra peut-être le NPD revoir en profondeur la structure, le programme et les fondements du parti, qui, SVP, souhaitons le tous ensemble changeront leur nom … à 45 ans on est loin d’être nouveau… et le parti québécois, tiens, devrait changer de nom aussi!

Je sais qu’ils ne le sont pas, mais avoir un nom comme parti québécois… ça fait un peu facho, non? Imaginez le parti canadien, ou le parti français… avouez ça sonne un peu…en tout les cas...

Alors la décision du TCA revient à dire que les syndicats ne devraient pas donner leur appui inconditionnel à un parti qui ne le représente pas efficacement.

Le NPD se trouve devant le lourd défi de se transformer en un parti viable, national, qui attirera une vaste base électorale dans les deux langues officielles, qui parle et qui travaille pour la classe des travailleurs : tout ça dans le but de remporter une majorité de sièges au parlement et mener le pays vers plus d’équité et de solidarité…

Ça ne sera pas facile, mais ils pourraient peut-être garder leur nom s’ils réussissent, parce que ça serait, en effet, tout à fait nouveau de voir un gouvernement à Ottawa penser aux travailleurs avant les grands intérêts financiers…

Poissons du Sahara

Il n’y a pas juste en Palestine que l’on trouve une population appauvrie et réfugiée, un mur de centaines de kilomètres, un processus de paix qui stagne et une intifada.

Ça se passe aussi dans l’Ouest du Sahara.. Un territoire occupé par le Maroc depuis 1975.

Cette année, les réfugiés Sahara souligneront le 30e anniversaire de l’invasion de leur territoire par le Maroc…

Ils sont réfugiés dans le désert algérien depuis tout ce temps en attendant que la communauté internationale la marchandise et remplisse sa promesse de mener un référendum sur le statut du territoire.

En attendant, l’Union européenne met les touches finales à une entente qui nuira encore plus à l’émancipation du Sahara de l’Ouest…

Une entente vient d’être signé entre l’UE et le Maroc pour l’exploitation de la richesse marine : les stocks de poissons qui se trouvent au large du Sahara de l’ouest.

Le problème c’est que la loi internationale est assez claire au sujet du Sahara de l’ouest depuis 1975, moment où la cour internationale a tranché que le Maroc n’avait aucun droit sur l’ancienne colonie espagnole.

Et même si à l’époque le conseil de sécurité de l’ONU a déploré l’agression du Maroc rien n’a été fait…

Et pour mener la libération, les Saharawi en exil se sont tourné vers le front polisario, qui ont combattu et gagné des parties de leurs territoires.

Au cours des trente dernières années, ils ont développé une société exemplaire, en plein désert…

Polisario a déposé les armes en 1991 avec la promesse de l’ONU qu’un référendum allait être organisé…et même si le conseil de sécurité de l’ONU appuyait cette démarche, le Maroc à bloquer le processus référendaire.

Et la le problème avec cette entente commerciale pour la pêche industrielle, c’est qu’elle ne mentionne pas du tout l’existence du Sahara occidental.

Mais cet oubli était, dans le fond, voulu, puisqu’en ne parlant pas du territoire occupé illégalement, ça permettait au Maroc de donner les eaux des Saharawi à l’Europe.

Juste au large d’El ayun, la capital du Sahara de l’ouest, le Maroc récolte 40% de son stock de poisson.

Alors il est évident que les Saharawi ne verront pas les bénéfices de cette entente…la plupart des travailleurs des pêches sont des colonisateurs marocains.

Les ONG et les politiciens à travers l’Europe tentent maintenant d’empêcher le Maroc et l’UE d’inclure le Sahara de l’ouest dans cette entente…

En ce 30e anniversaire de l’occupation illégale, ça serait un très mauvais poisson d’avril pour les Saharawi de faire comme s’ils n’existaient pas.

Immigration Canada

Je vous avais parlé il y a deux semaines de la politique d’immigration du Canada, surtout concernant la politique très subjective envers les personnes qui demandent le statut de réfugié et qui attendent leur résidence permanente, souvent en vain.

Je vous ai fait part du message du groupe «personne n’est illégal» qui affirme que, vu que la globalisation financière a pratiquement aboli les frontières pour le capital…on devrait faire la même chose pour les personnes.

Vu que les grands investisseurs canadiens profitent de la misère du tiers-monde pour accumuler ses profits, il serait juste et logique pour nous d’ouvrir complètement nos frontières à tous ceux et celles qui voudraient venir vivre ici.

Par exemple, lors de la signature de l’ALÉNA en 1994, le Mexique a été forcé d’abandonné ses subventions envers l’industrie du maïs… pendant ce temps là le maïs américain jouissait toujours de belles subventions de l’État.

Résultat : le maïs des ÉU dans les marchés mexicains était rapidement moins cher que le maïs mexicain.

Plus d’1,5 millions de fermiers du Mexique ont éventuellement perdu leur ferme, ont migré vers le nord pour travailler dans les usines de la zone des maquiladora.

Les gens ne quittent pas leur pays sans raison. On ne se déracine pas facilement…

Tout ça vient d’une série d’article d’Harsha Waloia du site canadien sevenoaksmag.com

La politique d’immigration du Canada se fixe toujours selon les lignes idéologiques de la politique étrangère du gouvernement en place.

Le Canada, s’alignant sur la politique américaine, a été très lent à réagir pour admettre les réfugiés chiliens qui fuyait Pinochet après le coup d’État de 1973.

Mais a été très généreux pour admettre plus de 60 000 réfugiés qui fuyaient les régimes communistes du Laos et du Vietnam jusqu’en 1975.

Ce n’est pas un hasard que pendant qu’on ouvre les frontières aux échanges commerciaux, plus les frontières se ferment pour admettre des personnes que le capital aurait déraciné de leur terroir.

Et ce contrôle de plus en plus sévère et subjectif décidant qui reste et qui quitte notre pays a le sérieux effet secondaire de garantir aux employeurs d’ici un accès à un plus grand bassin de cheap labour.

Le marché dépend de ces dizaines de milliers de travailleurs exploitables : cette notion d’immigrants illégaux a permis d’institutionnaliser une hiérarchie sociale basée sur la classe et l’origine ethnique.

Chaque année des près de 18 000 des Caraïbes et du Mexique viennent travailler dans nos champs pour la saison des récoltes…c’est personnes ont des permis temporaires pour travailler ici et ça fait en sorte qu’on leur paie un salaire de misère…ce qui fait la joie de l’industrie agricole!

Une étude de statistique Canada indique que même après 10 ans au Canada, 1/5e des immigrants ayant des études universitaires travaillent toujours dans des emplois à bas salaire.

Et là avec l’Intégration continentale avec les ÉU : économie et la sécurité, pour défendre la forteresse de l’Amérique du nord, le Canada a adopté en 2001 la loi antiterroriste on peut plus facilement expulser un immigrant ou du moins l’emprisonner sans le charger d’un crime.

27 mars 2006

LA LEVÉE 27 MARS 2006

Milosevic

Revenons sur la mort de Slobodan Milosevic, qui a eu lieu le 11 mars dernier…
Milosevic comparaissait depuis le 12 février 2002 pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis pendant la guerre civile qui a déchiré les Balkans au début des années 1990.
Son procès, souvent perturbé par son état de santé, venait d'entrer dans sa cinquième année.
L’analyse auquel je vous invite est de voir comment l’intervention de l’OTAN, donc du Canada, dans les Balkans a servi de précédent qui a préparé le terrain à l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan.
Je rappelle que l’OTAN a bombardé la Serbie durant 78 jours, entre le 24 mars et le 10 juin 1999… et que la justification pour ces bombardements étaient basée sur des mensonges.
Se sont surtout les médias de masse EU, GB aussi Canadiens qui ont vendu la nécessité de bombarder la Serbie : causant la mort de 500 civils serbes et plus de 100 milliards en dommages…
Mais plus important encore, les mensonges concernant le génocide perpétré contre la population du Kosovo, le massacre de Srebrenica nous ont mené à la nouvelle doctrine de l’intervention humanitaire…
Raison utilisée depuis quelques années pour bombarder et occuper l’Afghanistan et l’Irak depuis plus de trois ans.
Malgré l’absence de preuves, entre les années 1998 et 1999, les médias GB et EU ont mentionné à des centaines de reprises que les Albanais du Kosovo subissait un génocide aux mains des troupes serbes de Milosevic.
Pourtant, pas longtemps après les 78 jours de bombardement, des sources solides comme le Wall Street journal, même l’OTAN ont confirmé que 2000 personnes sont mortes, des deux côtés du conflit entre Serbes et des paramilitaires séparatistes du Kosovo…
Alors on a vu, depuis la mort de Milosevic, aucune mention du fait qu’à l’époque ont était complètement hystérique par rapport à Milosevic et que l’action de l’OTAN constitue un crime de guerre.
On a oublié que tout le monde parlait d’un génocide de dizaines de milliers d’Albanais au Kosovo alors qu’il n’y en avait pas.
Surtout, depuis la mort de Milosevic, on a concentré l’attention du public sur le massacre de Srebrenica en 1995.
Et à Srebrenica, aussi, on n’a pas hésité à mentionner la présence de génocide, pourtant, ce qui a vraiment eu lieu, c’est un déplacement forcé de la population…
On verra, dans le cas de Srebrenica, que les atrocités commises par Milosevic n’étaient pas aussi graves qu’on nous le laissait entendre.
Tout ça, bien sûr, je vous le dit non pas pour exonéré ou blanchir le nom de Milosevic, mais bien pour que l’on comprenne comment on a dû évoqué le spectre du nazisme, de l’épuration ethnique, afin de nous embarquer dans l’ère de la guerre humanitaire où la loi internationale prend le champs…
Convenu d’appeler le massacre de Srebrenica où les troupes Serbes ont été accusées d’avoir tué 8000 hommes et garçons musulmans de cette ville bosniaque.
Ce qu’il faut avant tout comprendre c’est que l’OTAN, l’organisation militaire dont fait partie le Canada et les États-Unis, avait besoin d’une raison valable de bombarder allègrement ce qu’il restait de la Yougoslavie…et Srebrenica était l’appât idéal pour faire avaler la pilule d’une agression illégitime contre la Serbie.
Des Bosniaques musulmans, des hauts placés de leur armée, ont avoué que l’entourage de Bill Clinton leur avait dit que Washington ne pouvait pas les aider dans leur conflit contre les Serbes tant qu’ils ne réussiraient pas à prouver que les Serbes ont massacré au moins 5000 personnes.
Srebrenica, avec son taux fictif de 8000, patenté par les Bosniaques musulmans, le tribunal criminel international pour l’ancienne Yougoslavie et les médias ont fait le reste pour vendre l’histoire.
Edward S. Herman est un professeur émérite en finance à l’université de Pennsylvanie, un économiste et un analyste des médias…Il a entre autre écrit Manufacturing Consent avec Noam Chomsky.
Monsieur Herman a écrit
un article exhaustif sur le massacre de Srebrenica qui nous permet d’ouvrir un peu nos yeux sur les manières que les médias de masse et les gouvernements nous manipulent lorsque vient le temps de faire des choses pas trop correct, comme de nous faire croire que le peuple Serbe est incarné du diable et que c’est correct de les bombarder comme s’il n’y avait pas de lendemain.
Srebrenica est donc devenu le symbole du mal incarné, plus spécifiquement le symbole de la diablesse des Serbes.
Le massacre aurait eu lieu entre le 10 et le 19 juillet 1995 lorsque l’armée serbe de Bosnie a occupé la ville musulmane.
On accuse donc les Serbes d’avoir exécuté de sang froid 8000 hommes et garçons musulmans après les avoirs séparé des femmes et des filles.
En vérité, l’armée serbe avait évacué les femmes de la ville avant que les combats commencent, et encore aujourd’hui, on n’est pas en mesure de dire combien de victimes sont mortes au combat et combien ont été exécutées.
En fait, des preuves indiquent que 5000 hommes et garçons ont été laissés libre de fuir la ville parce qu’on savait qu’ils n’avaient rien à faire dans le conflit militaire.
Sauf qu’encore aujourd’hui, on compte ces rescapés parmi les 8000 massacrés à Srebrenica, l’événement ayant le plus contribué à la propagande pro-OTAN entourant les guerres des Balkans.Le taux véritable de morts musulmans de Srebrenica serait donc de 2000, quatre fois moins, et non pas 2000 exécutés, mais plus ou moins 2000 décédés pendant un combat militaire.
On avait droit à un conflit militaire en Ex-Yougoslavie à l’époque et personne n’était propre; des preuves bétons existent pour démontrer que les Musulmans bosniaques (aidés par Ben Laden, entre autres) et les Croates ont causé autant sinon plus de crimes haineux que les Serbes durant le conflit.
Mais dans les médias de masse, il n’y avait que de la place pour la brutalité serbe et le reste demeurait en angle mort.
C’est important de rappeler que des recherches exhaustives n’ont toujours pas démontré le chiffre de 8000 exécutés. On n’a toujours pas trouvé les corps, ni aucune photo satellite démontrant les exécutions ou des déplacements de cadavres.
Mais il y a eu un autre massacre — de Serbes cette fois-ci — par des Croates, qui a vraiment eu lieu et qui n’a jamais attiré l’attention de l’OTAN et des médias de masse :
Et encore aujourd’hui, on commémore le faux massacre de Srebrenica, dix ans plus tard, histoire de justifier dans notre conscience collective les bombardements contre les Serbes, un peuple qui évoque toujours l’incarnation du diable…fort injustement.
Activisme de l’eau
C’était le Forum mondial sur l’eau dans la ville de Mexico entre le 16 mars et le 22 mars dernier …
2,6 milliards manque d’accès à une eau sanitaire, et 1,1 milliard à l’eau potable…
La clé du combat pour les activistes de l’eau est de défendre le principe de sa gestion par les institutions de l’État, de loin le meilleur outil pour la gestion et la distribution de l’eau…
En Afrique du sud, 1,5 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable parce qu’il ne sont pas en mesure de payer leur part des installations privés d’aqueducs.
C’est l’entreprise sud africaine Conlog qui installe les compteurs pour l’eau pré-payé qui fait en sorte de couper l’accès à l’eau pour des millions de sud africains.
Et au moment où on se parle, Conlog installe cette technologie à travers l’Afrique…
L’eau est sur la voie d’être privatisée au Ghana, avec l’aide de la Banque mondiale…
Mais il y a de bonnes nouvelles aussi.
En Bolivie, le nouveau ministre responsable de l’eau est nul autre que Abel Mamani, grand responsable de la lutte contre la cie Suez et sa privatisation de l’eau à El Alto.
Au Forum mondial sur l’eau à Mexico, Mamani à souligner cinq points importants :
L’accès à l’eau potable est un droit humain fondamental, un pré-requis pour la réalisation d’autres droits humains;
L’eau appartient à la terre et tout ses habitants et c’est le devoir de tous de veiller à sa protection;
L’eau est un bien public et doit être gérée par le public, par la communauté et jamais sur le principe du profit;
L’eau ne doit jamais faire partie des ententes de libre-échange et d’investissements;
Et il devrait y avoir des changements importants au Forum mondial sur l’eau pour permettre une participation majoritaire et décisive aux populations des pays pauvres et ceux qui ont les besoins les moins comblés en eau.
On assiste à un beau virement global par rapport à la privatisation de l’eau au cours des dernières années :
La Suez a été rejeté par la société civile en Atlanta, au Buenos Aires et à Montevideo.
À Johannesburg son contrat pour un autre 25 sera révisé au mois de juin…
Le but à viser pour tous les activistes de l’eau serait donc d’empêcher sa privatisation, d’améliorer son accès, d’améliorer les conditions des travailleurs de l’eau et une meilleure gestion.
Faudra aussi poursuivre la lutte contre l’irrigation improductive et inappropriée, l’abus de l’eau par les terrains de golf et l’extraction abusive de la part de compagnies comme Coca-Cola et Nestlé.
Le réseau mondial des activistes de l’eau est un très bel exemple d’une coopération à travers les frontières de la société civile…
Et avec l’augmentation de la population et les dégradations des écosystèmes, ce réseau devront s’agrandir et s’approfondir et servir de base essentielle à l’avènement d’un monde durable et équitable.

Voter à droite
J’aime à croire que la majorité des personnes à l’écoute en ce moment sont des progressistes, des humanistes, bref, des personnes qui sont plutôt de gauche… où qui sont en voie de le devenir!
En ce moment, nous sommes gouverner par la droite en Amérique du Nord : les Républicains aux ÉU; les Conservateurs au Canada et le parti Libéral ici au Québec…
On peut se poser la question à savoir pourquoi les gens votent à droite, et pourquoi, avec la gauche qui semble être de loin la meilleure option pour la société, voire l’humanité, elle ne soulève pas assez les masses à voter pour elle…
Ezequiel Adamovsky, éditeur d’El Rodaballo un des journaux de politique et de culture les plus importants de l’Argentine, tente de répondre à cette question dans un article que j’ai trouvé sur Z magazine…
Alors pourquoi les gens ont-ils plutôt tendance à voter pour la droite, plus axé sur les profits avant tout, la défense de la classe riche et aisée et la loi et l’ordre avant la répartition des richesses?
Selon Adamovsky, c’est un peu simpliste et condescendant de dire que c’est le pouvoir des médias, ou que c’est monsieur madame tout le monde qui ne comprend rien…
La force de la droite vient de l’image qu’elle projette : une source d’ordre et de stabilité.
Mais on peut se demander pourquoi l’ordre est-il un attrait pour l’électorat qui ne fait pas partie de l’élite dirigeante…
Et bien sa prend racine dans la division du travail qui s’accentue de minute en minute…
Sans s’en rendre compte, chacun de nous dépendons du travail de millions de personnes pour profiter des produits et services quotidiens auxquels on s’attend…
Le paradoxe est que nous sommes de plus en plus individualistes, atomisés, Séparés de nos communautés…
Acheter et consommé, voter pour des candidats lors d’élections, tous sont des actions et des décisions que l’on prends plus souvent qu’autrement sans consulter personne.
Alors oui, on peut s’habiller comme un clown, on est complètement libre de jouer à des jeux vidéo durant tout nos moments libres, mais il ne faut pas toucher à l’ordre social.
Notre profonde dépendance mutuelle pour nos biens quotidiens contraste paradoxalement avec notre hyper individualisme.
Alors on dépend continuellement à ce que les autres membres de la société fassent la bonne chose, ne perturbe pas le système qui contribue à notre liberté individuelle qui est, somme toute, très subjective.
Notre crainte collective d’individus atomisés est qu’un groupe ou un individu décide de perturber le système : c’est pour ça que l’on voit autant de films de bons contre méchants… ça calme un peu l’anxiété de voir le bon triompher.
L’appel à l’ordre avant toute chose venant de la droite à donc un effet apaisant pour les plus angoissés de la société…
L’ordre, ce n’est pas quelque chose que la gauche peut vraiment promettre, la gauche propose plutôt de briser les vieilles habitudes, de casser les injustice, de renverser l’ordre établi…
Mais les gens, écrit Adamovsky, ne sont pas dupes et savent, quelque part, que le capitalisme est mauvais et qu’il faudrait trouver d’autres moyens de P, C, A les ressources d’une manière axée plus sur la solidarité et l’entraide.
La faiblesse de la gauche réside donc dans sa manière de lutter contre l’angoisse profonde de chacun : que son confort individuel soit bouleversé par une perturbation trop prononcée de l’ordre social…

13 mars 2006

LA LEVÉE 13 MARS 2006

Philippines

Nous allons revoir ensemble la situation politique aux Philippine avec l’aide d’un article trouvé sur le site Focus on the Global South, à focusweb.org : Herbert Docena, professeur d’économie à l’université des Philippines.
Alors à la fin du mois de février, le jour même où les Philippins devaient souligner le 20e anniversaire du soulèvement du peuple qui a mené à la fin de la dictature de Ferdinand Marcos…
Le style de gouvernance de Marcos a fait un retour en force : le 28 février la présidente Gloria Arroyo a déclaré l’état d’urgence suite à la décision d’un groupe de soldats de se joindre aux protestations contre son gouvernement.
L’état d’urgence nationale a duré du 24 février au 3 mars et la présidente Arroyo a déclaré le 7 mars dernier qu’elle n’hésiterait pas de l’imposer à nouveau si le besoin se présente…
Tout ça vient d’une crise politique qui dure depuis juin 2005 avec la sortie de bande audio où la présidente des Philippines semble affirmer ouvertement qu’elle a triché lors des élections de 2004.
Les appels à sa démission ou son renversement se sont fait entendre de plus en plus depuis avec des protestations quasi quotidiennes dans les rues et des coalitions politiques qui se forment même entre rivaux pour tenter de la déloger.
Mais ce qui se passe aux Philippines ne se limite pas juste à la survie politique d’Arroyo… On assiste surtout à un point tournant pour la vie politique des Philippins en général…
Suite à la chute du régime de Marcos en 1986, l’élite dirigeante conservatrice, avec l’aide des ÉU, a rapidement réintroduit le système politique pré-dictatorial qui les avait si bien servi pour leur main-mise sur les richesses du pays.
L’élite a donc restauré des libertés civiles, mais a limité la démocratie à un concours électoral fortement biaisé en leur faveur.
Alors depuis 1986 on a donc une forme de démocratie très limitée aux Philippines :
L’élite a donc été en mesure de soumettre les masses à l’obéissance, non pas par la force d’une dictature mais en rappelant à la population qu’ils ont été le choix du peuple.
En dominant ainsi l’État par le processus électoral, l’élite au pouvoir a été en mesure depuis 1986 de couper court aux aspirations des Philippins qui exigent une meilleure distribution de pouvoir, de richesse et d’opportunités économiques.
Mais malgré ces forces, le système politique post Marcos demeure assez instable.
Cette incapacité d’améliorer le sort de millions de citoyens a fortement érodé la légitimité de l’ordre politique, même si cette démocratie à basse intensité est ce qui permet aux mouvements d’opposition de s’organiser et de manifester.
Alors malgré la faiblesse et la fragmentation de l’opposition aux Philippines, elle n’a pas, au moins, été écrasé de la même manière que l’a été celle de ses voisins en Thaïlande ou en Indonésie.
Après la musique, nous verrons d’où vient cette récente vague de soulèvement du peuple et les racines de ce retour au style de gouvernance de l’époque de Ferdinand Marcos…
En janvier 2001, les factions de l’élite qui avaient été déplacés par la présidence de Joseph Estrada ont profité de la colère générale concernant des allégations de fraude au gouvernement pour saisir le pouvoir avec un discours populiste.
En commettant, selon toutes suppositions, des fraudes lors de l’élection de 2004, et surtout en étant assez imprudente pour se faire prendre sur cassette en train de l’avouer, Arroyo s’est attirée les foudres de ses collègues de l’élite.
Alors on se retrouve aujourd’hui avec une lutte à finir entre ceux qui veulent préserver leur position de domination sur la société et ceux qui veulent les renverser : en somme, ceux qui veulent conserver le système instauré après 1986 et ceux qui veulent le démantelé.
Face aux menaces venant des autres groupes d’élite et venant aussi des mouvements de gauche, Arroyo s’est tournée vers des mesures autoritaires, érodant, en quelque sorte, le système très limité de liberté démocratique instauré après le renversement de Marcos.
La plus forte menace à son règne vient du mouvement noir et blanc, regroupant des centristes, des droitistes, des gens de centre gauche aussi : tous représentés par la famille Aquinos, la hiérarchie catholique et la classe affairiste.
Leurs solutions exigerait une intervention extraconstitutionnelle et ne serait donc pas limité par les paramètres du système électoral instauré en 1986.
En défense de ce système se trouve des groupes militaires au sein du gouvernement Arroyo qui font appel à des mesures répressives telles que l’on a vu entre le 24 février et le 3 mars dernier.
Alors pendant que différents groupes se battent pour le pouvoir, bien disons que l’ambassade américaine est devenue une destination très populaire…
Faut rappeler que les Philippines ont été une colonie américaine jusqu’en 1946, mais même après ça Washington a pesé lourd dans la vie socio-économique des Philippins
Étant même responsable de l’instauration du régime répressif et profondément corrompu de Ferdinand Marcos
En voyant comment les soulèvement précédents du peuple n’ont mené qu’au remplacement d’un groupe d’élite au pouvoir par un autre, ce qui n’a en rien changé leur bien-être économique, les masses risquent cette fois-ci de ne pas embarquer passivement dans une nouvelle ronde de chaise musicale au pouvoir…
On verra bien comment les Philippins réagiront au cours des prochains mois…

Papouasie de l’Ouest
Le journaliste et documentariste John Pilger a été un des premiers a exposé le génocide commis par la dictature indonésienne contre le peuple du Timor oriental.
Il nous rappelle dans un récent article que même Pol Pot n’avait réussi à massacrer proportionnellement autant de monde que l’avait fait Suharto … et tout ça avec l’appui tacite de la communauté internationale, dont notre beau pays le Canada.
La commission sur la vérité concernant les événements horribles au Timor oriental, mené par l’ONU, a produit un rapport de 2 500 pages le 24 janvier dernier.
Alors on peut y lire que plus de 180 000 timorais ont été directement tués par l’armée indonésienne ou tué par famine forcée.
Le rapport décrit aussi les rôles indéniables dans ce carnage joué par les ÉU, la GB et l’Australie :
L’appui politique et militaire de ces trois pays a été crucial pour mener sans se faire déranger des exécutions massives, d’horribles abus sexuels et de la torture en plus d’abus d’enfants.
La GB a été dénoncé pour avoir été le principal fournisseur d’armes aux troupes indonésiennes.
Et tout ça, nous dit John Pilger, se passe encore sous nos yeux, avec le même appui tacite de la communauté international, jouant les mêmes rôles de supporteurs et de bénéficiaires de l’écrasement d’un peuple sans défense.
L’occupation brutale de la Papouasie de l’Ouest par l’Indonésie, une vaste province riche en ressources naturelles pillée et volées, comme c’était le cas au Timor-oriental.
On estime à 100 000 personnes, soit 10% de la population, qui ont été tué par l’armée indonésienne…et ce n’est qu’une fraction du taux réel selon les réfugiés.
Depuis un an, près de 6000 personnes se cachent dans la jungle dense après que leur village et leurs récoltes aient été détruits par les forces armées indonésienne, parce que l’on a tenté de hisser le drapeau de la Papouasie de l’ouest.
Lorsque les Pays-Bas ont remis l’indépendance à l’Indonésie en 1949, ils avaient affirmé que la Papouasie de l’ouest était une entité géographique et ethnique distincte, reconnaissant même la formation d’un État autonome.
Mais les Pays-Bas ont éventuellement cédé aux pressions de l’administration Kennedy pour permettre le contrôle temporaire de l’Indonésie sur ce que la maison blanche a qualifié à l’époque de quelques milliers de kilomètres de territoire cannibale.
Et en 1969, sur une population de 800 000, 1000 d’entre eux, choisi à la main par l’Indonésie ont voté pour rester sous la gouverne du général Suharto.
En 1981 on apprenait pour la première fois qu’entre les années 1963 et 1969 près de 30 000 Papous de l’ouest avaient été tués.
Alors comme c’était le cas au Timor oriental, la raison du silence de la communauté international vient de la grande richesse naturelle de la Papouasie de l’ouest.
L’ONU doit donc revenir sans attendre en Papouasie de l’Ouest, comme elle l’a fait 25 ans trop tard, au Timor oriental.
Pour en savoir plus et surtout pour aider leur cause, visitez le
www.freewestpapua.org


Immigration au Canada
Je vous parle maintenant d’Abdelkader Belaouni, cet homme aveugle d’origine algérienne qui a trouvé refuge à l’église St-Gabriel ici à Montréal depuis le 1e janvier 2006, défiant l’ordre de déportation d’immigration Canada.
Le 21 novembre dernier, le gouvernement l’avait averti que le 5 janvier de cette année il serait déporté, abandonnant de la sorte une vie et une communauté qu’il a passé les 3 dernières années à construire et 10 ans à trouver.
Monsieur Belaouni a fuit l’Algérie en 1996, fuyant une guerre civile qui a coûté la vie à 100 000 personnes…
Après un séjour à New York, il a décidé de quitter l’insécurité des lendemains du 11 septembre pour venir ici.
Il a fait une demande pour le statut de réfugié, se joignant aux 200 000 personnes vivant au Canada sans statut officiel.
Ceux et celles qui demandent le statut de réfugié peuvent attendre des mois, voire des années avant que le Canada leur accorde statut de résident permanent.
Et c’est l’absence de ce statut qui rend extrêmement difficile la recherche d’emploi.
Faut rappeler que quitter son pays, sa communauté, sa famille ce n’est pas un choix que les gens prennent à la légère : ils le font parce qu’ils fuient la plupart du temps la guerre, la pauvreté extrême et l’oppression…
Et bien qu’ils se considèrent chanceux d’être ici, disons que le Canada a eu rôle a joué dans le fait qu’ils sont aujourd’hui des réfugiés.
La politique étrangère et le système d’immigration du Canada contribue à l’apartheid global :
Un système qui fait en sorte qu’une minorité de la population contrôle la vaste majorité et possède pratiquement toute la richesse
Un système global où le capital peut se déplacer à son aise et non pas les personnes.
Les projets miniers des transnationales canadiennes déplacent les paysans qui perdent tout au profit des intérêts économiques canadiens.
…Et pour accéder au statut de résident permanent ici il faut démontré que l’on s’est bien établi…
Et selon immigration Canada, le fait que Belaouni n’a pas d’emploi, n’a pas d’épouse et d’enfant ici signifie qu’il ne s’est pas bien établi en fin de compte.
Sauf qu’il y a plus de 40 organisations à Montréal qui appuient sa demande de statut de réfugié…
Et il travaille depuis qu’il est ici, il n’a juste pas été payé : depuis un an il contribue son temps à l’association multi-ethnique pour l’intégration des personnes handicapées.
Monsieur Belaouni est aveugle, juste l’an dernier, seulement 25% des handicapés visuels ont un boulot.
Et en tant que résident non-permanent, il ne pouvait tout simplement pas se qualifier pour les programmes gouvernementaux pour augmenter ses chances de se trouver un travail.
En juin dernier, près de 1000 personnes ont pris par à la marche personne n’est illégal, une marche de 200km de Montréal à Ottawa organisée par Solidarité sans frontières…
Cette organisation affirme que tous, sans exception, devraient pouvoir décider de l’endroit où ils vivront et travailleront.
Ils appellent donc à la fin des déportations et la remise du statut de résident permanent à tous ceux qui le souhaite.
Une personne devrait pouvoir rester ici non pas parce qu’elle à 200 000 $ en banque ou un doctorat, mais parce qu’elle est un être humain.
Oui, les frontières des pays riches seraient aussi tôt envahies de réfugiés si ce droit était accordé…
Mais il faut se dire que tant que l’on laissera nos transnationales et les autres pays opprimé les gens du sud, ceux qui sont forcés de se déplacé devraient avoir la pleine liberté de décider d’où elles veulent vivre et élevés leur famille...


06 mars 2006

CATACLYSME SILENCIEUX


Congo
Les experts travaillant au Congo estiment le nombre de morts élevés à 10 millions depuis les véritables débuts de la guerre 1996 avec le renversement de Mobutu.
6 millions en cobalt pour transformation en matériaux pour l’industrie nucléaire, chimique, l’aérospatiale, l’industrie de la défense.
On assiste au crime organisé depuis perpétré par des entreprises transnationales
Le rapport de HRW a exposé le rôle des officiels ougandais et des entreprises transnationales qui ont sorti l’or à travers la milice rebelle.
Un des premiers coupables est Anglo-Ashanti et son partenaire, la compagnie aurifère Barrick Gold.
Les pays riches sont totalement dépendants de sources étrangères de tantale.
Et les dossiers d’importation des ÉU montrent une augmentation importante de tantale venant du Rwanda et l’Ouganda au même moment que ces pays volaient le cobalt et le tantale du Congo.
Certains ont suggéré que la raison pourquoi personne ne parle de cette tragédie et que les activistes du monde ne se rallient pas pour empêcher la suite du massacre ou pour aider le pays à s’en remettre c’est qu’on ne sait juste pas quoi faire.
En effet, le réseau de ceux qui profitent de la situation au Congo est assez complexe, quoique facile à voir, et contrairement à l’Irak où l’appel au retrait des ÉU est la solution il n’y a rien de si simple pour le Congo.
Pourtant la marche à suivre est assez claire...

20 février 2006

QUI VEILLE SUR LA VEILLEUSE?

Mondialisation des ONG

Selon un rapport du Brown Journal of World Affairs publié en 2005, la politique internationale a connu un profond bouleversement au cours des 15 dernières années…

Avec la croissance et l’apparition d’un nombre sans précédents d’ONG, d’organisations non gouvernementales…

Les ONG sont passées de l’arrière scène de la politique globale au devant en peu de temps et influence avec force chaque aspect de la politique et des relations internationales.

Les ONG ont été une force positive dans les affaires domestiques et internationales, travaillant d’arrache pied pour réduire la pauvreté, protéger les droits humains, préserver l’environnement et l’aide humanitaire.

Mais selon les auteurs de ce rapport, James McGann et Mary Johnstone, le temps est peut-être venu de regarder de plus près la nature et la composition de cet immense et incontournable réseau d’ONG.

Surtout vu son influence indéniable, parce que jusqu’à présent il n’existe aucune institution qui veille sur ces organisations et qui mesure la véritable influence que les organisations non gouvernementales ont sur l’évolution socio-économique du monde.

Des organisations telles qu’Amnesty internationale et Greenpeace ont fait en sorte que les ONG font partie de notre quotidien.

Et surtout durant les années 90, les ONG ont contribué aux succès des campagnes altermondialistes…

À un point où les entreprises transnationales et les institutions financières internationales ont pris peur et on compris qu’il valait mieux intégrer les ONG dans leurs prises de décisions plutôt que de mener une lutte improductive avec elles.

Et malgré l’émergence de cette troisième puissance mondiale, il n’existe quasiment pas de recherche et aucune institution globale pour veiller sur ce que font les ONG.

Les auteurs du rapport indiquent qu’il y a certaines lacunes concernant la transparence les responsabilités financières, des politiques et de la gouvernance des ONG… tout ça bien sûr de manière à mesurer leur efficacité et à assurer leur rôle crucial dans la société civile.

Le magazine The Economist estime que le nombre d’ONG a explosé de 6000 en 1990 à 26 000 en 1996.

Les auteurs donnent six raisons pour cette prolifération d’ONG et je vous les dis rapidement :

Avec la chute du mur de Berlin on a assisté à une forte démocratisation et la montée en force de l’idéal de la société civile… en somme on a compris que pour avoir une démocratie en santé on avait besoin d’organisations de la société civile pour servir de médiateurs entre les populations et les gouvernements.

Une demande grandissante d’information, d’analyse et d’action : avec la démocratie vient le besoin de cerner les problèmes et d’avoir les données les plus précises possibles pour y faire face intelligemment et les ONG ont été une partie intégrante de cette quête d’information.

Ensuite nous avons la multiplication du nombre d’États; 4. l’amélioration dramatique des télécommunications; 5. la mondialisation des collectes de fonds des ONG et enfin;

La piètre performance du secteur public, de l’État pour protéger et subvenir aux besoins des populations, mais il ne faut pas voir la multiplication des ONG comme la solution miracle aux problèmes auxquelles l’humanité doit faire face…la vigilance et la transparence seront toujours nécessaires.

CASQUES ROUGES

L’armée canadienne en Afghanistan

On se remet tranquillement de l’élection récente d’un gouvernement conservateur minoritaire ici au Canada et à la suite de ce choc de voir Stephen Harper à la tête du pays plusieurs commencent à se demander pourquoi on n’a pas parlé de la présence militaire du Canada en Afghanistan pendant la campagne électorale..

Surtout que ça nous coûte des milliards de dollars, des vies de soldats canadiens et que ça augmente sérieusement le risque d’une attaque terroriste sur notre territoire.

L’armée canadienne se transforme radicalement devant nos yeux, passant d’une force de maintient de la paix à une machine de guerre annexée à l’armée américaine.

Le gouvernement Harper risque sans doute d’accélérer l’annexion de notre armée et l’intégration continentale avec les ÉU.

L’armée canadienne atteindra un niveau complet d’interopérabilité avec les forces armée du sud : sur terre, en mer et dans le ciel.

Mais une telle aventure militaire, suivre les Américains dans cette voie coûte tellement cher que le gouvernement de Paul Martin et maintenant de Stephen Harper ont choisi de hausser substantivement les budgets des forces armées.

Les libéraux, lors du budget approuvé par le NPD en 2005 ont décidé d’augmenter de 12,5 milliards le montant consacré à l’armée canadienne au cours des 5 prochaines années.

Le budget de la défense atteindra bientôt 20 milliards et les conservateurs veulent augmenter ce montant d’un autre 5 milliards.

Aujourd’hui, le budget militaire s’élève à 14 milliards par années, soit 16 fois le budget d’environnement Canada.

Bien que tous les partis à Ottawa semblent d’accord avec une hausse importante du budget militaire, personne ne s’entend sur la manière de dépenser cet argent.

Et c’est là que l’on se retourne vers l’Afghanistan, terrain d’essai pour l’intégration de notre armée à celle de l’oncle sam.

Nous avons des commandos secrets qui mènent des opérations de combat sous les ordres des ÉU, remettant leurs prisonniers aux interrogateurs américains.

À Kandahar il y aura bientôt 2000 soldats canadiens travaillant sous le nouveau mandat de l’OTAN, l’organisation du traité de l’atlantique Nord… qui s’amuse en extrême orient…

Nos missions de maintien de la paix avec l’ONU ont pratiquement été abandonnées.

À un point où nous sommes 36e sur la liste des casques bleus.

Le pire dans tout ça c’est que les Canadiens ont été farouchement contre l’invasion de l’Irak et le bouclier anti-missile.

Et le gouvernement fédéral nous a passé la transformation de notre armée sous le nez, amenant le Canada en guerre, sans que la question soit vraiment démocratiquement débattue.

CONTRE-OFFENSIVE DE L'INDUSTRIE DES OGM

OMC contre l’Europe

Je ne sais pas si vous vous rappelez du gros débat de société que l’on a connue au début des années 2000 autour de la question des OGM?

Eh bien il risque de refaire surface, car l’OMC s’est prononcé cette semaine sur le moratoire de cinq ans qu’avait instauré l’Europe bloquant l’entrée de nouveaux OGM.

C’est qu’en 2003, les ÉU, le Canada et l’Argentine avaient officiellement déposé une plainte devant l’OMC concernant le moratoire…

Ces trois pays produisent à eux seul 80% des OGM que l’on peut trouver sur la planète.

Et la décision des trois juges anonymes de l’OMC cette semaine n’a pas surpris grand monde : ils ont décidé que les restrictions européennes sur les OGM contrevenaient à des règles internationales d’échange commerciales…

Et que toutes tentatives de réglementer cette bio-technologie doit se faire sous les strictes règles de procédures de l’OMC qui la plupart du temps s’appuient trop sur les recherches industrielles des producteurs d’OGM.

Et la réaction des deux clans qui s’opposent dans ce débat a été immédiate :

Les pro-OGM ont rapidement déclaré victoire et ont dénoncé l’attitude européenne comme étant du protectionnisme de l’Europe pour son industrie agricole.

Ils prédisent maintenant que l’OMC allait imposer des amendes de plus d’un milliard de dollars pour compenser les exportateurs américains et que la décision de l’OMC prouvait, en somme, que le moratoire européen n’avait pas de fondements scientifiques.

Et de l’autre côté les critiques des OGM ont vertement dénoncé la décision de l’OMC qui contrevenait au choix des européens de décider des types aliments qu’ils consommeront et que de toute manière cette décision n’allait pas faire en sorte que tout d’un coup les Européens allaient se mettre à bouffer du maïs et du soya modifié génétiquement…

En fait cette décision de l’OMC démontre clairement une volonté de sa part de décourager d’autres pays de procéder au même genre de moratoire qu’avait instauré l’Europe.

Mais dans cette décision il demeure que l’OMC n’a pas complètement décider en faveur des ÉU, du Canada et de l’Argentine.

Même si oui, il avait jugé que l’Europe était allée trop loin, qu’en fait, les six pays fautifs : l’Autriche, la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Luxembourg ont contrevenu aux règles européennes d’échange commercial.

Reste que la plupart des plaintes portées par les ÉU et ses partenaires ont été rejetés, le plus important concerne les procédures d’enquêtes scientifiques concernant les risques des OGM.

On ne dit pas que les pays fautifs ont pris leurs décisions de bloquer l’accès des OGM basés sur des données scientifiques faussées ou malhonnêtes.

On condamne plutôt la décision d’imposer un moratoire basé sur des mesures préventives selon la volonté des populations concernées.

Et ce sont justement ces genres de décision, basées sur la volonté des peuples plutôt que sur la volonté des transnationales que l’OMC tente de décourager.

À leur défense, les officiels européens ont affirmé n’avoir jamais imposé un moratoire sur les OGM, mais que c’est plutôt les producteurs d’OGM qui n’étaient pas en mesure de respecter les processus de révision et d’acceptation du vieux continent …

Provoquant ainsi des délais inattendus pour leur entrée en Europe.

De toute façon l’Europe a bien implanté des règles d’étiquetage et de suivi des OGM, même selon des règles acceptables par l’OMC.

Et c’est en soi une forme de protection contre les OGM, une protection qui va bien au-delà de ce que l’on trouve ici.

Alors les OGM ont été pratiquement éliminés des aliments européens, même ceux importé d’Amérique.

Tous les ingrédients contenant plus de 0,9% d’OGM doivent être clairement indiqués ainsi.

Mais l’industrie des OGM regarde ailleurs pour écouler son stock et les populations d’Asie, d’Afrique et de certaines parties d’Amérique latine ne veulent rien savoir non plus.

Disant, avec raison, que cette bio-technologie menace leur souveraineté alimentaire et la survie de leur agriculture traditionnelle.