24 janvier 2008

LA LEVÉE 24 JANVIER 2008

1. Congo : bilan des pourparlers de paix
2. Enfin un élu inspirant : La voie des réformes de Correa en Équateur
3. La vente de MDA contrevient au Traité d'Ottawa

CONGO



Des désaccords de dernière minute survenus mardi entre le gouvernement congolais, les rebelles tutsis et les milices Maï-Maï ont différé la signature d'une trêve dans le Nord-Kivu, censée clore la conférence de Goma dans l'est de la République Démocratique du Congo.

Des responsables gouvernementaux et des diplomates ont annoncé lundi qu'après plus de deux semaines de négociations, les parties en conflit étaient tombées d'accord pour déclarer un cessez-le-feu avec effet immédiat et mettre en place une zone-tampon surveillée par l'ONU.

Tout ça me rappelle le moment où je me suis intéressé au Congo en 2002 en tombant sur le magnifique essai King Leopold's Ghost, de James Rochschild, qui décris l'époque de la colonisation du Congo par le roi Belge au début du dernier siècle.

Les horreurs, la violence quotidienne dont on entend vaguement parler au Congo sont largement du aux interventions des colonisateurs, et ensuite des pays voisins du Congo.

En 1998, une armée de miliciens, venant de l'Ouganda, du Rwanda et du Soudan ont envahi le Congo, principalement le secteur d'Ituri dans le nord est du pays.

Vint ensuite l'instauration d'une série complexes d'entreprises visant à piller le pays de ses ressources naturelles : l'or, les diamants, du bois

Plus d'un demi million de personnes ont été déplacés au cours des 12 derniers mois, à cause des combats entre les groupes rebelles et le gouvernement de transition

C'est la plus large vague de déplacements à l'intérieur du pays depuis la fin de la guerre civile en 2003.

Tous les groupes impliqués commettent des actes d'atrocités sur la population civile, surtout depuis le mois d'aout dernier... surtout dans le secteur sud et nord de la province de Kivu.

les combats au nord du Kivu entre le gouvernement et des rebelles alliés au général dissident Laurent Nkunda ont fait fuir 230 000 personnes de leurs demeures.


on tente donc cette semaine de signer une entente de cessez le feu...

Cette résolution, qui émane des élus, des délégués des communautés ethniques, de la société civile et des belligérants des Kivu, doit être signée, avant d'être transmis au gouvernement et au Parlement congolais.

La signature de ces recommandations était l'objectif principal de la conférence de Goma, mais n'aurait aucun impact si les groupes armés - et en particulier le CNDP - Congrès national pour la défense du peuple de l'ex-général Tutsi congolais Nkunda

Refusaient finalement de s'engager à un cessez-le-feu

Les experts travaillant au Congo estiment le nombre de morts élevés à 10 millions depuis les véritables débuts de la guerre 1996 avec le renversement de Mobutu.

On assiste au crime organisé depuis perpétré par des entreprises transnationales

Le rapport de HRW a exposé le rôle des officiels ougandais et des entreprises transnationales qui ont sorti l’or à travers la milice rebelle.

Un des premiers coupables est Anglo-Ashanti et son partenaire, la compagnie aurifère Barrick Gold.

Les pays riches sont totalement dépendants de sources étrangères de tantale.

Et les dossiers d’importation des ÉU montrent une augmentation importante de tantale venant du Rwanda et l’Ouganda au même moment que ces pays volaient le cobalt et le tantale du Congo.

Certains ont suggéré que la raison pourquoi personne ne parle de cette tragédie et que les activistes du monde ne se rallient pas pour empêcher la suite du massacre ou pour aider le pays à s’en remettre c’est qu’on ne sait juste pas quoi faire.

En effet, le réseau de ceux qui profitent de la situation au Congo est assez complexe, quoique facile à voir, et contrairement à l’Irak où l’appel au retrait des ÉU est la solution il n’y a rien de si simple pour le Congo.

ÉQUATEUR




L'Équateur, un petit pays de 13 millions de personnes, riche en ressources naturelles...

Pourtant le 3/4 de sa population vis sous le seuil de la pauvreté et manque d'accès aux installations sanitaires de base, aux soins de santé et d'education.

Le pays a été dirigé par des dictatures militaires depuis la fin des années 1970, et les rares présidents démocratiquement élus n'ont pas souvent été en mesure de terminer leur mandat.

Plusieurs groupes d'intérêt économiques forment une panoplie de partis politiques qui n'ont rien à faire des besoins de la population... au point où il a été souvent dit que le pays est ingouvernable.

Vint Rafael Correa, professeur d'économie qui était ministre des finances en 2005.

Il a osé demander à la Banque mondiale que les revenus excédentaires du pétrole soient consacrés au financement des soins de santé et l'éducation plutôt que le paiement de la dette externe.

La Banque a indirectement demandé que Correa soit congédié, ce qui est arrivé, et il est devenu hyper populaire par la suite.

Il a rapidement créé une formation politique et il a amplement remporté les élections présidentielles en 2006.

Sa promesse de campagne centrale a été de tenir un référendum demandant aux Équatoriens s'ils voulaient créer un conseil voué à la restructuration du système politique et économique de leur pays.

Le référendum a été tenu en avril dernier et le oui a gagné par 81%.

Les élections pour l'assemblée constitutionnelle ont été tenues en septembre dernier et l'organisation de Correa a remporté 80 des 130 postes.

Une réforme fiscale a été menée et appliquée dès le 1er janvier de cette année.

Il est estimé que les nouvelles taxes iront chercher 400 millions de dollars, tout cet argent venant presque entièrement des poches des gens riches ou aisés.

Ce sont donc des revenus qui iront directement dans les programmes d'éducation, l'infrastructure, la purification d'eau, le développement économique et le transport en commun.

Il va sans dire que l'élite économique de l'Équateur du pays n'est pas très heureuse.

Dans les médias de masse, on ne retient pas ses coups contre le président réformateur.

Mais il demeure que le président a l'appui inconditionnel du peuple pour le moment.

Et avec raison, voilà un élu qui s'engage à respecter ses engagements!

Il a la faveur du peuple car toutes ses actions sont concrètes... il a même été jusqu'à autoriser les travailleurs à prendre possession de leur entreprise si les dirigeants refusaient de s'engager dans le nouveau programme fiscal et d'augmentation du salaire minimum.

C'est intéressant d'observer la révolution rose en Amérique latine, ça nous fait rêver à quoi pourrait ressembler le Canada si Jack Layton en était le Premier ministre...


VENTE DÉVELOPPEUR SATELLITE





L'entreprise canadienne MDA, Macdonald, Dettwiller and Associates a récemment annoncé qu'elle vendait sa division satellite et espace à Alliance techsystems des ÉU pour la somme de 1.325 milliards.

MDA est la compagnie qui fabrique le bras canadien.

Mais Alliance techsystems est un fabricant de mines antipersonnelles et d'autres armes bannies par le traité d'Ottawa sur les mines antipersonnelles avec 121 autres pays en 1997.

Le traité d'Ottawa banni le transfert de fonds public dans des entreprises fabricant des mines antipersonnelles. Or, c'est exactement ce que l'on fait en vendant MDA à Alliance Techsystems.

MDA a été développé à partir des taxes des citoyens canadiens... et maintenant le fruit de notre investissement se trouvera entre les mains d'une compagnies américaines qui fabrique des jouets de mort et d'amputation.

Même l'ex-ministre des affaires étrangère Lloyd Axworthy juge que cette vente contrevient au traité d'Ottawa, qui a été signé rappelons-le durant le temps où il était en poste.

Vraiment, le gouvernement Harper agit de plus en plus comme si le pays que son parti minoritaire gouverne était le 51e état américain...

20 janvier 2008

LA LEVÉE 16 JANVIER 2008

1. Traité de Lisbonne
2. Suharto
3. Canada Colombie
4. Réduction de taxes
5. Chronique Cinémaniaque : Charlie Wilson's War

TRAITÉ DE LISBONNE



L'Assemblée nationale a rejeté mardi la voie du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne,

En repoussant une proposition de loi constitutionnelle PCF visant à consulter directement le peuple sur ce traité simplifié après le non français du 29 mai 2005.

Je parle bien sur de la réforme de la constitution européenne, qui a été rejeté en
2005 car on n'y faisait aucune mention de l'Europe sociale.
En Irlande on s'attend à tenir un référendum cet été et le résultat aura une importance capitale pour les progressistes et démocrates européens.
En 2004, ATTAC France a pris les devants en s'opposant à la nouvelle constitution européenne.
Selon eux, le traité faisait la promotion du néo-libéralisme, la pauvreté, l'insécurité et le chômage.
Le 29 mai 2005, 55% des électeurs français rejetaient la constitution européenne.
À la suite du rejet par la France et les Pays-Bas, la commission européenne avait annoncé une période de réflexion.
18 mois plus tard, le conseil européen a sorti le traité de Lisbonne, contenant rien de moins que 96% des articles de la constitution européenne qui avait été rejetée.
Le contenu est le même, c'est juste présenté d'une manière différente.
Si ça passe, l'Europe prendra en charge la négociation de traité d'échange... ouvrant le monde en développement aux marchés et entreprises européennes, oubliant toujours, bien sûr, l'impact que ça l'aura sur les populations pauvres.

Des ONG humanitaires, visant la justice et l'équité pourraient se plaindre tant qu'elles le voudront aux différents pays européens comme la France et l'Irlande, il demeurera que les gouvernements nationaux ne pourront absolument rien faire.

C'est donc encore une fois un traité pour enrichir les élites d'avantage, qui écrasera la démocratie et qui réduira la capacité des parlements nationaux de s'occuper du bien être du progrès de leurs citoyens.

Au lieu, nos amis européens devraient travailler sur la construction d'une Europe sociale pour contrer la globalisation et la militarisation américaine.

Les Européens doivent continuer à dire non à un document comme le traité de Lisbonne...

Jusqu'au moment où il y aura une véritable discussion sur l'avenir de l'Europe, une discussion qui incluerait d'élire un conseil constitutionnelle qui rédigerait un nouveau traité après beaucoup, beaucoup de débat.
L'Europe devrait être un modèle alternatif aux ÉU, un phare pour la promotion de la solidarité, le développement humain et la paix.
Avec la décision de l'Assemblée nationale française de ne pas permettre aux électeurs fra
nçais de voter par référendum sur le traité de Lisbonne, c'est mal parti!

SUHARTO



Le général Suharto, 86 ans, dictateur pendant trois décennies en Indonésie, est sur le point de rendre l'âme...

Ce qui me donne l'occasion de parler encore une fois de l'horrible tragédie de ce pays-là rempli de 235 millions de personnes.

Depuis le 13 janvier, les médecins indonésiens qui s'en occupent disent qu'il a atteint une condition critique.

Neuf ans après avoir quitté le pouvoir, l'Indonésie demeure un des pays les plus corrompues du monde, selon Transparency international

Selon l'ONU et la Banque mondiale, Suharto aurait volé entre 15 et 35 milliards de dol
lars à sa population... certains critiques vont même jusqu'à élever cette somme à 45
milliards de dollars.

La famille de Suharto contrôlerait 36 000 KM de territoire, une bonne partie de Jakarta et 40% du Timor orientale.

Et ce qui est le plus triste avec la mort imminente de Suharto c'est que sa santé est trop fragile pour qu'il soit jugé pour génocide.

Suharto était au centre d'un coup d'état supporté par les ÉU en 1965 pour renverser le président nationaliste Sukarno et détruire le parti communiste indonésien, au moment le 3e parti communiste d'importance dans le monde.

Des massacres sans nom ont suivi au cours des prochains mois, entre 500 000 et 3 millions de personnes ont disparu... les pays occidentaux, incluant le Canada, n'ont pas dit un mot de protestation.

La CIA avait remis à Suharto une liste de 10 000 communistes à abattre

Les pays capitalistes étaient trop heureux de voir un pays aussi riche en ressources s'ouvrir au marché libre et devenir un allié capitaliste de la guerre froide.

Ensuite vint un génocide proportionnellement pire que l'Holocauste : en 1975 l'île avait gagné son indépendance face au Portugal, Suharto a envoyé ses troupes pour prendre le contrôle.

S'ensuivit le massacre de 200 000 personnes, le tiers de la population.

L'explication de Suharto? Nous n'allons pas tolérer la présence d'un Cuba au sud de notre frontière.

Les ÉU, l'Australie et le Canada n'ont fait qu'applaudir!

Vinrent ensuite les interventions sanglantes en Aceh, en Papouasie.

Suharto aurait donc volé plus d'argent et tué plus de gens que tout autres dirigeants depuis la 2e guerre mondiale.

Plus de la moitié des Indonésiens vit dans la misère, selon la Banque mondiale.

Dans son sillon, Suharto a laissé un pays immense en ruine, ignorant, et sans inspiration... l'écho des cris de millions de personnes massacrés qui résonnent encore aujourd'hui.

Je ne suis pas croyant, mais dans ce cas-ci, j'aime imaginé que Suharto brûlera en enfer, nos dirigeants qui l'ont supporté pendant 30 ans, aussi!

CANADA COLOMBIE




Le gouvernement Harper tient souvent un discours assez sévère envers la Chine, et on lui donne raison.

Lorsqu'il s'agit de droits humains, la Chine est l'exemple parfait à ne pas suivre.

Mais si on tourne notre attention vers notre propre cour, la Colombie, avec qui le Canada a signé un traité de libre-échange, bien, faut rappeler que le respect des droits humains n'est guère mieux que la Chine.

En 2006, il y a eu 72 assassinats de syndicalistes en Colombie.

l'escuela nacional sindical estime que plus de 400 meurtres ont eu lieu par des groupes paramilitaires sous la présidence de Uribe.

Et quelques-uns de ces groupes ont des liens directs au cercle politique du président.

Depuis qu'il a pris le pouvoir, seulement 4 personnes ont été accusées pour ces meurtres.

Mais le taux d'assassinat de syndicaliste a chuté dernièrement... peut-être parce que la terreur a mené à une chute dans le niveau de syndicalisation.

La Colombie est passée d'un taux de syndicalisation de 15% il y a 5 ans à 3% aujourd'hui.

Et Stephen Harper qui vient dire que, puisque la tuerie de syndicalistes a diminué, on peut dire que la Colombie est sur la bonne voie.

Mais si on regarde le portrait plus larges, 687 personnes ont été enlevées et 17 000 personnes ont été tuées l'an dernier.

La Colombie a une population de 44 millions de personnes.

En comparaison, le Canada a une population de 33 millions et 622 meurtres en 2006.

Alors pourquoi autant d'enthousiasme du Canada pour un traité de libre-échange avec la Colombie?

Bien fort probablement parce que la Colombie est une alliée clé des ÉU.

Mais avec le scandale de liens entre les paramilitaires et le président Uribe, le congrès américain a retenu son consentement pour la signature d'un traité.

Bush est donc très heureux des ententes commerciales entre le Canada et la Colombie, surtout à un moment où Uribe souffre d'une grave crise de légitimité.

Harper est même allé jusqu'à prononcer un discours devant le congrès américain pour les inciter à appuyer une entente de libre-échange.

Alors encore une fois notre cher Premier ministre fait preuve d'hypocrisie et de soumission à l'administration Bush.

Est-ce que l'on a voté pour ça?

RÉDUCTION DE TAXES



Faut revenir sur la réduction d'impôts historique du ministre fédéral des finances Jim Flaherty il y a quelques mois.

Étude après étude indique que 10% des Canadiens les plus riches garde un montant de plus en plus considérable à la maison... surtout le 1% des citoyens les plus riches.

Les Canadiens, tous les Canadiens, méritent de gagner beaucoup mieux leur vie qu'ils le font aujourd'hui.

La part des revenus qui va au 1% des plus riches a augmenté de 8.5% en 1982 à 12.2% en 2004, autrement, une augmentation de 43% de leur part du PNB.

80% des Canadiens n'ont vu aucune augmentation de leurs revenus depuis 1982.

Ce qui lève le coeur c'est que 1982 a été la pire année de récession depuis la grande dépression.

Pire : depuis le milieu des années 1990, l'économie canadienne est une dynamo.

Peu d'inflation, un bas taux de chômage, des taux d'intérêts bas, une monnaie forte, et aucun déficit budgétairer.

La performance économique du Canada au cours des 10 dernières années a été l'envie des 7 pays les plus riches, le seul pays où le gouvernement central nageait dans les surplus budgétaires.

Tout ces facteurs devraient faire en sorte que la majorité de Canadiens devraient mieux gagner leur vie que jamais!

Au lieu de ça, notre économie pétante de santé a coincidé avec une redistribution des revenus du bas vers le haut, à travers des changements dans le marché du travail et le système fiscal.

La famille moyenne élevant des enfants accumule 200 heures de plus de travail qu'il y a dix ans.

Au lieu d'avoir des gouvernements qui profitent de notre execellente économie pour contribuer à l'habitation, les garderies, les écoles, les espaces publics, les universités, le système de santé et le trabnsport en commun...

L'ensemble de ces programmes sont en chute libre...

Investir dans le bien public plutôt que le bien privé est un choix politique, point. Ça n'a rien à voir avec des formules économiques éprouvées...

Au cours des premiers 21 mois au pouvoir, le gouvernement Harper a enligné 190 milliards en réduction d'impôts et 37 millards en paiements de la dette.

le réductions d'impôt sont astronomiques et ne font absolument aucun sens, 190 milliards de moins dans les programmes sociaux!

Comme s'il n'y avait aucun problème de pauvreté, aucune augmentation de l'inégalité, aucun infrastructure à réparer, aucun défi envers les changements climatiques à relever!

Le fait que tout ça soit l'oeuvre d'un gouvernement minoritaire est encore plus scandaleux.

Dans le contexte économique idéal des 10 dernières années, les réductions d'impôts sont les actions d'un gouvernement sans inspiration, sans vision et totalement paresseux

CHARLIE’S WAR



Charlie Wilson's War est un film de produit et mettant en vedette Tom Hanks.

Il interprète le démocrate Charlie Wilson, un politicien du Texas qui a fait carrière en syphonant de larges sommes d'argent des payeurs de taxes sans avoir le congrès et surtout pas les électeurs sur son dos.

Charlie Wilson a reçu un prix de la CIA et ensuite est devenu un lobbyiste pour le Pakistan au salaire enviable de 360 000 dollars par année.

Wilson est surtout reconnu pour avoir faciliter le financement des moujahidines en Afghanistan afin de créer une force militaire contre l'Union soviétique afin qu'ils aient eu aussi leur Vietnam.

Les moujahidines étaient ni plus ni moins de la chair à canon pour l'URSS... un groupe militaire monté de toutes pièces par les ÉU pour gagner la guerre froide.

Les moujahidines sont, rappelons le, les Taliban et les membres d'al qaida d'aujourd'hui, contre qui nos soldats canadiens se battent et meurent.

Et ça c'est le plus gros défaut du film : on n'en fait pas mention!

Les activités de Wilson en Afghanistan ont directement mené à une chaîne d'événement qui ont culminé au 11 septembre 2001, l'invasion de l'Irak qui a tué plus d'un million d'irakiens.

Le scénario de Charlie's War a été basé sur le livre de George Crile écrit en 2003 qui décrit comment Wilson a financé le moujahiden entre 1979 et 1988 avec l'aide d'un agent de la CIA.

L'opération aurait mené à la mort de 15 000 soldats soviétiques et éventuellement la désintégration de l'URSS entre 1989 et 1991.

Tom Hanks avait acheté les droits du livre, Julia Roberts joue le rôle de sa blonde de droite du Texas, et Philip Seymore Hoffman interprète Gust Avrakotos, l'agent de la CIA.

Philip Seymore Hoffman vole le show, et les interprétations de Hanks et Roberts étaient fidèles à leurs habitudes...

On tente de faire une grosse comédie avec quelque chose qui à la fin n'est pas drôle du tout.

Hanks a déjà dit en entrevue qu'il ne voulait pas toucher aux conséquences des actions de Wilson, surtout pas le 11 septembre.

À la fin du film on voit sur l'écran une citation de Wilson, disant en somme nous avons réussi une grande action historique, mais avons raté la fin de l'histoire.

Je dirais de même pour le film.

On apprendra pas dans ce film de 97 minutes qu'au retrait des troupes soviétiques en 1989 George Bush senior a perdu tout intérêt en l'Afghanistan, laissant le pays sombrer dans une des pires guerres civiles de l'histoire.

Je sens que, dans 50 ans, on verra Charlie Wilson's war comme tout simplement un film de propagande dans une époque de d'hégémonie impérialiste des ÉU.

L'histoire d'horreur a été. supprimée, réinterprété comme quelque chose sans importance et ridicule.

Avant l'intervention américaine en 1979, le droit des femmes, le niveau d'éducation, les services du gouvernement, les relations entre les différents groupes ethniques...

Tout était considérablement mieux dans un Afghanistan communiste que sous les Talibans et le président Karzai aujourd'hui.

Mais on en aura aucune indication dans un film comme Charlie's War

J'ai révisé un bon paquet de critiques et mon impression c'est que l'on interprète le film comme étant un feel good comedy.

Le critique du globe and mail a carrément écrit qu'il fallait juste voir le film comme une comédie, ne pas trop y penser sinon, l risque de s'étouffer sur notre pop-corn!

C'est un très mauvais film historique... mais pire que ça, on dirait que l'on essaie consciemment de provoquer une amnésie collective.

À éviter complètement!

LA LEVÉE 9 JANVIER 2008

1. L'assassinat de Benazir Bhutto : une révision des faits et des effets sur le Pakistan
2. 2007 a été la pire année : Le bilan de l'occupation américaine de l'Irak
3. La poudrière des élections basée sur l'ethnicité : l'exemple du Kenya
4. Le tourisme derrière les barbelés : l'enfer pour la population de Fiji

BHUTTO



Benazir Bhutto la chef du plus grand et populaire parti du Pakistan est morte.

Son assassinat a eu lieu lors d’une tournée pour les élections provinciales et nationales qui devait avoir lieu hier, mais reportées au 18 février

Évidemment comme c’est souvent le cas Washington a été vite a accusé Al-Qaida ou un groupe extrémiste semblable pour l’assassinat… Musharraf a dit la même chose…

Même si le régime de Musharraf n'était pas directement impliqué dans l'assassinat de Bhutto, on peut quand même l'accuser de négligence à son égard.

Il reste que selon les sondages une large partie de la population considère la machine militaire de Musharraf responsable de l'assassinat de Bhutto.

Et l'on a été vite à nettoyer la scène du crime, vraiment trop selon les experts d'enquêtes criminelles... Scotland Yard ira faire un tour pour voir ce qu'ils peuvent trouver avec les quelques miettes de preuves laissées sur place.

Au cours des dernières semaines, Bhutto s'est plaint sans cesse que le gouvernement ne l'aidait pas pour sa sécurité de base, comme un véhicule blindé ou de l'équipement pour bloquer la détonation de bombes.

Au moins on a remis les élections au 18 février, mais pendant un temps après l'assassinat, on a insisté chez Musharraf et Washington dont elles aient lieu pareil le 8 janvier.

Toute cette élection est à la fois bizarre et orchestrée d'une manière flagrante, le but est évidemment de donner l'impression que des transformations démocratiques ont lieu au Pakistan.

Il y a toujours eu une méfiance entre l'armée et le PPP, le parti du peuple pakistanais, fondé par le père de Bhutto... qui a été pendu par le régime militaire de Zia-ul Haq en 1979 avec l'appui des États-Unis.

En ce moment, c'est le fils de Bhutto de seulement 19 ans qui a été nommé à la tête du PPP, ça ne fait pas très sérieux...

Une façade dynastique qui ne fera que remettre le pouvoir entre les mains de son papa, Asif Ali Zardari, un homme corrompu et mafieux.
Encore une fois, c'est toujours mieux d'analyser les institutions qui gèrent nos vies, plutôt que les individus.
Le Pakistan n'est pas une démocratie. C'est un régime dictatorial militaire. Que ce soit Musharraf ou un autre au pouvoir, le résultat sera le même...

C'est l'infime minorité du haut qui décidera de tout, et le bas écopera...

Et comme a dit le grand Bertrand Russell, dès qu'une communauté perd le contrôle sur sa propre destinée, elle a tendance à se tourner vers la religion fondamentaliste comme refuge...

Tant qu'une véritable démocratie participative vigoureuse et diversifiée n'existera pas au Pakistan, basée sur une séparation des pouvoirs claire et nette, la violence basée sur la foi en dérive dominera.


IRAK




Malgré tout ce que l'on entend, 2007 a été la pire année de l'occupation américaine en Irak.

Vous vous rappelez le «surge» de troupes par le gouvernement américain en février?

Le but était d'améliorer la sécurité à Baghdad et dans la province de l'ouest al-Anbar, les deux régions les plus violentes.

Vers juin, on a ajouté 28 000 troupes en Irak, augmentant leur nombre à 160 000... et vers l'automne, c'est 175 000 militaires qui y étaient

L'administration Bush avait dit que cette adition de troupes visait la fin des tueries sectaires, et aussi pour donner du temps au gouvernement du PM Nouri al-Maliki

Mais pendant ce temps-là, le nombre d'Irakiens chassés de leurs maisons a quadruplé, selon le croissant rouge irakien.

Vers la fin de 2007, la commission de l'ONU pour les réfugiés estimait que 2 millions d'Irakiens se sont déplacés à l'intérieur de l'Irak et qu'un autre 2 millions avaient fui le pays.

Je rappelle que l'Irak a une population de 25 millions de personnes.

Mais la violence sectaire a quand même baissé... surtout à Baghdad où l'on a divisé la ville selon la religion de chaque groupe, entre sunnites et chiites.

Des quartiers entiers sont maintenant entourés de murs en béton.

Vers la fin de 2007, les attaques contre les forces occupantes ont baissé, mais on en constate encore plus de 2000 par mois.

L'infrastructure irakienne, les emplois et les exportations de pétrole se sont améliorés, mais demeurent toujours sous les niveaux précédant l'invasion.

60% de la population demeure dépendante de l'assistance alimentaire.

Et les rations baissent, en décembre, le gouvernement irakien annonçait qu'il allait baisser le nombre d'items de moitié dû au manque de fonds et l'inflation.

Ce sont bien sur les enfants qui en souffrent le plus, la malnutrition est passée de 19% avant l'invasion à 28% aujourd'hui.

Et le nombre d'Irakiens mort à cause de l'invasion et de l'occupation continue de monter... nous sommes à 1 139 602 personnes.

2007 a été l'année la plus meurtrière pour les soldats US aussi, 894 morts au combat.

On ne sera pas surpris après tout ça d'apprendre, selon un sondage d'ABC et BBC, que 98% des sunnites et 84% des chiites en Irak veulent le retrait immédiat des forces occupantes.

KENYA



Le mardi 27 décembre dernier, le Kenya se vantait d'avoir tenu de belles élections législatives.

48 heures après, le rêve démocratique s'est transformé en cauchemar de violence ethnique.

La majorité des victimes jusqu'à présent ont été les pauvres et les marginalisés, mais on craint qu'une guerre civile n'éclate.

Lorsque l'on pense à l'Afrique, le premier élément à considérer c'est l'absence de fortes institutions démocratiques.

Mais de plus en plus, les démocraties africaines dépendent de la bonne volonté des politiciens.

Une nation est donc aussi démocratique que c'est politiciens... c'est le monde à l'envers.

Tout récemment, le président contesté Mwai Kibaki a damé le pion hier aux médiateurs de la crise postélectorale au Kenya en annonçant un gouvernement « de large ouverture », aussitôt rejeté comme « une plaisanterie » par l’opposition.

L'ethnicité joue un rôle central dans de telles élections... Kibaki, un Kikuyu n'a presque pas reçu de votes des régions Luo.

Son adversaire, Raila Odinga, même chose chez les Kikuyu.

L'élection a été proche, et avec l'ethnicité comme facteur décisif, la victoire d'un bord comme de l'autre indiquait une montée de violence.

Raila de l'opposition accuse Kibaki d'avoir fraudé l'élection... rien n'est moins certain pour l'instant...
Raila semble tenté une sorte de révolution orange comme c'était le cas en Ukraine, appelant le peuple à marcher dans la capitale.

Mais le résultat au Kenya mènera inévitablement à la violence ethnique.

La solution à la crise, encore une fois, c'est un engagement ferme dans le processus démocratique.

Il y a eu quand même du bon dans cette élection, la plupart des gros canons de la politique corrompue du Kenya aient été chassés du pouvoir.

Même les fils de l'ancien dictateur Moi n'ont pas de sièges au Parlement.

Tous les votes doivent être recomptés d'une manière absolument transparente, maintenant.

Ça doit être le point central pour tous ceux qui s'inquiètent de l'avenir du Kenya.

Peu importe ce que la communauté internationale, ou les Kenyiens surtout, pensent de Raila et de Kibaki... et du processus électoral du 27 décembre dernier.

FIJI



Parlons tourisme... c'est le temps de l'année pour les blancs des pays nordiques d'aller vers le sud se rappeler à quoi ressemble le soleil en été.

Je suis tombé sur un article qui raconte comment la population locale est affectée par le tourisme dans les îles Fiji... derrière les barbelés.

On dit que Fiji c'est le paradis... en fait, c'est étamper partout et on le répète ad nauseam aux touristes qui débarquent là-bas.

Mais à quelques kilomètres du centre-ville de la plus grande cité du paradis, Lautokam des enfants travaillent toute la journée à fouiller les ordures du dépotoir.

Et l'environnement, véritable jardin d'Eden, est ravagé par les hôtels de luxe, les villas privées, les marinas, les terrains de golf, etc.

Et il va sans dire que ce paradis artificiel n'est pas ouvert au public, faut être soit un étranger ou être extrêmement riche pour y avoir accès.

La nouvelle tendance est vers le tourisme derrière les murs, en enclos, séparé du reste de la population.

Le gouvernement militaire est extrêmement dur envers sa propre population...

Le coup d'état l'an dernier n'a eu presque aucun impact sur l'industrie touristique.

Les prix de tout montent en flèche, faisant de Fiji un des endroits les plus chères du monde.

Les masses sont extrêmement pauvres, mais les touristes insistent à vivre dans leur rêve paradisiaque, une espèce de fantasme néo-romain.

S'ils ne sont pas riches en Australie ou aux États-Unis, les mêmes personnes se sentent riches à Fiji, en tout cas.

C'est la seule raison qui explique le tourisme derrière barbelé auquel on assiste dans des pays comme Fiji.

Très difficile d'avoir deux mondes de niveau de vie aussi diamétralement opposée

Les touristes qui vivent dans un des hôtels de luxe peuvent facilement dépenser en 24 heures ce qu'une famille pauvre du Fidji fait en un an.

Mais, le peuple du paradis doit entrer dans un stéréotype fixe :

Simplicité, amical, pauvre mais heureux, et toujours, toujours souriant.

À Fidji, comme ailleurs mais en accéléré, la disparité entre riches et pauvres s'agrandit...

Pendant ce temps-là, on nous vend que tout est merveilleux au paradis sur terre...

qu'il faut ignorer les problèmes et vivre en harmonie sous la lumière chaude et céleste des marchés libres et la globalisation financière. Amen.

26 décembre 2007

LA LEVÉE 19 DÉCEMBRE 2007

1. Bali
2. sécurité nucléaire
3. taxes riches et salaire minimum
4. Les chars

ESSENCE BALI



Le Canada se dit quelque peu déçu de l'accord intervenu samedi à la conférence de Bali pour lancer les négociations en vue de conclure, d'ici 2009, une nouvelle entente sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, déplore que l'accord de Bali soit plus «faible» que souhaité... ah... ta yeule!!

Le Canada s'est opposé à toute cible jugée trop élevée de réduction des GES.

le gouvernement canadien s'est opposé à l'objectif chiffré que les Européens voulaient inclure dans la déclaration finale de Bali

d'ici 2020 dans les pays développés, on souhaitait des émissions de gaz à effet de serre de 25% à 40% plus basses qu'en 1990

Le Canada ne peut tout simplement pas atteindre une cible aussi ambitieuse, dit-on

Ottawa doit éviter de répéter l'erreur du gouvernement Chrétien, qui a endossé le Protocole de Kyoto sans avoir suffisamment tenu compte des circonstances particulières de l'économie canadienne, dit-on aussi

Bali, c'était plus de 10 000 délégués, venant de plus de 180 pays pour discuter de la suite du protocole de Kyoto qui prendra fin en 2012.

Le Canada se joignait au Japon et aux ÉU pour bloquer toutes tentatives d'y inclure des taux ciblés de réduction de GES

Sauf que la science, la vraie basée sur des faits venant de méthodologies qui font consensus indiquent que si l'on veut éviter le réchauffement global de 2 degrés, le point de non retour, 25% à 45% des taux d'émission de GES de 1990 c'est vraiment trop peu.

c'est plutôt une réduction globale de 85% d'ici 2050 qui est nécessaire.

Mais, 85% c'est une moyenne, pour les pays riches et polluants comme le Canada le niveau devra être dans les 98%.

Alors si on est sérieux lorsque l'on parle de sauvé la planète, c'est une décarbonisation totale de l'économie qui devrait être la vraie cible à long terme.

Le protocol de Kyoto demandait que l'on réduise les émission de GES de 5% sous les niveaux de 1990 d'ici 5 ans... non seulement la cible est totalement ridicule, nous sommes en voie de passer à côté!

oui, Kyoto est un échec, surtout à cause de la position prise par la délégation américaine lors des négociations en 1997.

une délégation menée par nul autre que Al Gore... l'architecte central de l'échec de Kyoto.

Il tenait a crée des standards différents pour les pays... surtout pour le sien, ce qui a fait déraillé le processus.

Et aujourd'hui, aucun pays sur terre peut se vanter d'avoir un programme en place pour réduire son utilisation d'hydrocarbures...

La source d'une solution se trouverait enfin à tout simplement laisser le pétrole et le gaz et le charbon sous terre, parce que tant que l'on sortira ça de là, il sera brûlé et envoyé dans l'atmosphère.

C'est l'ABC de l'offre et la demande... tant que les réserves existeront, et que les alternatives n'existeront pas, tout sera brûlé et le climat changera pour le pire.

On parle souvent de l'impact sur l'économie canadienne d'une réduction drastique de GES:

Au taux actuels, la taille de l'économie globale doublera à chaque 23 ans, doublant les ressources que l'espèce humaine utilise.

Ce qui veut dire que dans 92 ans l'économie globale roulera à 16 fois le rythme actuel... euh... c'est qu'il n'y a tout simplement pas assez de ressources sur la planète pour ça.

au cours des 23 années, en 2030, nous aurons utilisé autant de ressources que l'a faut l'ensemble de l'humanité depuis qu'il se tient sur deux pattes, c'est-à-dire plus qu'en 3 millions d'années!!

Faut voir les choses d'une autre manière, au lieu de laisser les taux de croissance économique dicté notre politique sur les changements climatique, faudrait plutôt que la politique sur les changements climatiques dictent les taux de croissance économiques...

On pourrait, comme ça l'a été le cas lors de la 2e guerre mondiale, virer l'économie globale à 180 degrés si on le voulait... tout ce qui manque c'est la volonté politique... et ça bien, c'est notre rôle, à tous.

parce que sans planète vivable, il n'y aura plus d'économie, mais cette optique n'entre pas dans les marges de profits à court terme.

SÉCURITÉ NUCLÉAIRE



les ÉU ont avoué récemment que depuis les attaques du 11 septembre 2001 ils aident le Pakistan à sécuriser son arsenal nucléaire.

Une aide de 100M$ au cours des six dernières années...

Une aide qui a été fort appréciée de la part des généraux pakistanais, surtout dans leur coin de monde où du matériel nucléaire pourrait être très utile à certains groupes.

sauf que les ÉU ne sont pas nécessairement l'exemple à suivre lorsque l'on parle de sécurisé de l'information et l'accès à son arsenal nucléaire.

Au Pakistan, on utilise maintenant des cadenas à combinaisons chiffrées, connues sous le nom de Permissive Action Links, sur les armes nucléaires.

depuis les années 1960 aux ÉU, de tels mécanismes sont utilisés...

Sauf que... jusqu'aux années 1980, les combinaisons étaient installés à 00000000.

Le srategic air command ne voulait pas de délais dans les opérations si jamais il fallait lancer les bombes, surtout pas des délais causés par une combinaison compliquée.

Mais cette histoire de la guerre froide n'est qu'une anecdote pour nous rappeler comment la sécurité des armes nucléaires n'est pas très étanche.

Au mois d'aout de cette année six missiles nucléaires américains ont été distraitement embarqué sur un avion de bombardement au Dakota, et ont traversé le pays jusqu'en Lousianne.

Les missiles nucléaires étaient dans l'avion durant plus de 30 heures sans que personne ne réalise qu'est-ce qui se passait.

On dépense annuellement 1.3G$ pour protéger l'arsenal nucléaire US, mais tout indique que les installations en place ne peuvent rien faire, disons, contre un groupe de 19 hommes comme c'était le cas le 11 septembre 2001... selon tous les exercices et études de contrôle.

Et pour revenir au Pakistan, une autre inquiétude serait que les ingénieurs et scientifiques partagerait leur connaissances avec certains groupes ou pays islamistes.

La protection de l'information est aussi plein de trous, encore une fois si on regarde du coté des ÉU.

Une longue histoire d'information disparue des laboratoires, retrouvée dans des endroits inattendus...


que ce soit pour des raisons idéologiques ou économiques, il y a eu trop de cas en 60 ans pour raconter tout ça ici...

en 2004 seulement, juste à la base de Los Alamos, le Project on government oversight à trouvé 17 incidents où de l'information classifiées a été sorti vers des réseaux qui n'aurait pas du y avoir droit.

nous avons frôlé la catastrophe tellement de fois... que la seule conclusion valable à avoir sur la bombe atomique c'est qu'elle ne devrait tout simplement pas exister.


SALAIRE MINIMUM



Le Québec augmentera le salaire minimum au mois de mai prochain à 8.50$ de l'heure, nous plaçant au même niveau que le Nunavut pour le plus haut niveau minimal au pays.

Passant de 8$ à 8.50$ c'est la plus forte montée en 33 ans.

Près de 6% des travailleurs québécois gagnent ce salaire, 250 000 personnes.

Mais c'est encore trop peu... pour atteindre le seuil de la pauvreté, une personne doit gagner 10$ l'heure... et c'est là où devrait être le salaire minimum.

Et pour vivre confortablement, pas dans le luxe là, mais pour faire plus que survivre de paie en paie, une personne devrait gagner 1800$ par mois, selon le gouvernement du Québec.

Alors à 8.50$ de l'heure, temps plein, ça fait à peu près 1000$... à 10$ l'heure , ça fait à peu près 1300$...

on a beau dire que si l'on paie les travailleurs un salaire décent, les prix vont montés... pas nécessairement vrai.

on pourrait aussi réduire les marges de profits, la disparité entre riches et pauvres.

une étude récente du centre canadien pour les politiques alternatives à démontrer qu'au niveau fédéral, les riches sont moins taxés ici que les riches aux ÉU... on seraient pourtant porté à croire l'opposé.

l'étude de l'économiste Andrew Jackson indique que les personnes en haut de l'échelle des revenus sont imposés à 35% aux ÉU... ici ça monte à 29%.

le 1% des plus riches augmentent la quantité de cash avant impôts qu'il mettent dans leur poches, et ils ont droits à des réductions d'impôts disproportionnées.

notre bon gouvernement nous ramène vers l'arrière, en demandant aux riches de contribuer moins à la société malgré le fait qu'ils gagnent plus.

à quoi ça sert les taxes? bien à faire rouler des choses que tous les Canadiens aiment : la santé publique, l'éducation, le soin des enfants, l'infrastructure, etc.

faut monter à plus de 35% d'imposition pour les personnes gagnant plus de 250 000$ par année, et aussi, surtout, couper les réseaux qui permettent d'échapper à l'impôt, comme les paradis fiscaux.

en 2006, un sondage d'Environics Research démontrait que les Canadiens en ont marre de la disparité grandissante entre riches et pauvres, 82% veulent éliminer les façons d'éviter l'impôt et 77% voient l'imposition plus forte sur les revenus des riches comme étant deux bons moyens de réduire la disparité.

une troisième façon serait aussi d'imposer un salaire maximal, partout.

Tiens, on pourrait même carrément se débarrasser du capitalisme, instaurer une économie participative et payer tout le monde la même chose.... hmmmmm... à suivre.


LA FOLIE DE L'AUTOMOBILE



Avec les tempêtes de neige et les bons froids pré hivernaux que l'on vient d'avoir, ceux et celles qui se promènent en char on la vie dure.

Des enlisements dans la neige, des moteurs qui lâchent, des accidents, ou comme hier, des embouteillages monstres... le nombre d'autos sur les routes augmentent et c'est rendu complètement fous dans les grands centres comme Montréal.

On a toujours venté l'auto comme étant un outil pratique, un engin de liberté... mais aujourd'hui ça crève les yeux à quel point c'est, de loin, la pire invention de l'humanité.

j'en ai souvent parlé ici, la solution à beaucoup de problèmes liés à la vie moderne serait un vaste réseau de transport en commun gratuit et efficace.

Gratuit, on s'entend, parce collectivement on se paie un tel réseau, comme la santé, comme l'éducation, comme les infrastructures...

Mais notre bon gouvernement Harper, toujours motivé à donner l'exemple aux gouvernements provinciaux juniors, préfère les réductions d'impôts plutôt qu'un réseau de transport en commun efficace, voire fonctionnel.

Récemment le Ministre des Finances Jim Flaherty à couper 60 G$ en revenus d'impôts... surtout pour les super riches.

Et lorsque, quelque temps après, les maires du Canada se sont réunis pour demander 22.8G$ en fonds nécessaires à l'entretien des réseaux de transport en commun... Flaherty les a non seulement revirer de bord, mais les a aussi accusé de brailler pour rien.

Pendant ce temps là, le nombre de mort à cause de la mauvaise qualité de l'air atteint 5000 par année au Canada.

On le voit facilement dans une ville comme Laval : les rues, les stationnement et les cours à scrap nécessaires aux autos continuent d'avaler les espaces verts et les terres agricoles... un problème que même les chars hybrides ne peuvent pas arranger.

LA LEVÉE 27 NOVEMBRE 2007

1. Australie
2. Canada
3. Allemagne


AUSTRALIE



Les Australiens, appelés aux urnes dimanche, ont mis fin aux 11 années de pouvoir ininterrompues de John Howard et de son Liberal Party.

Conduit par Kevin Rudd, le Parti travailliste a battu la coalition sortante de John Howard.

L'inspiration no. 1 des conservateurs de chez nous... et la ressemblance entre les deux partis est assez flagrante pour qui prend la peine d'aller voir...

Mais personne ne devrait être sous l'illusion que l'Australie vient de vivre un virage à gauche à l'Amérique latine avec ce changement de gouvernement...

Ça fait donc un an que les sondages annoncent la tombée du gouvernement Howard et de sa coalition les Australian Nationals.

C'est une insatisfaction populaire normale après douze ans au pouvoir qui a mené à ce changement politique... mais le facteur principal est fort probablement une proposition législative connue sous le nom de WorkChoices.

Son but était d'améliorer la flexibilité du milieu de l'emploi, un beau terme néoliberal qui veut tout simplement dire retirer davantage les droits des travailleurs et augmenter ceux des employeurs.

Le gouvernement Howard était incapable de cacher le fait que WorkChoices était un retour au 19e en ce qui concerne les relations de travail.

Howard s'est aussi trompé dans son acharnement à ignorer l'appui grandissant des Australiens vers des mesures de contrôle des changements climatiques.

Et même, encore il y a quelques mois, Howard doutait du consensus scientifique sur les causes des changements climatiques.


Et le sentiment général était que son opposition à Kyoto n'avait pas autant à voir avec son refus de croire au réchauffement global qu'à son enlignement obsessionnel avec les idéologies de l'administration Bush.

La participation australienne à la guerre en Irak n'était pas un sujet central de la récente campagne électorale, quoique le nouveau Premier ministre Kevin Rudd ait promis de retirer ses troupes de là.

Mais en même temps il a suggéré d'augmenter la présence militaire australienne en Afghanistan, basé sur l'illusion que la guerre là-bas est humanitaire...

Et pour le reste des politiques le nouveau gouvernement Labor a plus ou moins convaincu les Australien que pas grand-chose ne changerait en comparaison aux Conservateurs.

Bon, alors deux gros coups quand même en partant, le renversement de WorkChoices et la signature de Kyoto, ce qui n'est pas peu de chose.

Il reste aussi que c'est un parti travailliste qui vient de prendre le pouvoir, donc un gouvernement qui n'est pas rempli d'avares, d'égoïstes de racistes et d'intolérants!

La réconciliation avec les autochtones australiens devrait être une priorité... sous Howard leur condition s'était gravement détérioré.

Tient, tant qu'à y être, pourquoi ne pas transformer l'Australie en république? C'est absolument absurde qu'une nation moderne continue d'accepter la monarchie britannique comme chef d'État constitutionnel...

La santé et l'éducation mériteraient aussi un réinvestissement et un meilleur entretient.

L'Australie connait aussi sa part de dénatalité et de changements démographiques, le vieillissement de la population et donc l'augmentation de l'immigration demande à être entrepris de manière innovatrice et raisonnable.

J'ai bien hâte de voir ce que nous réserve le nouveau Premier ministre Rudd, c'est-à-dire s'il est une version plus jeune de Tony Blair comme on semble le dire...

J'espère que non, pour les Australiens, mais aussi pour l'exemple que ça donnerait au seul parti de centre gauche du Canada...

CANADA ET RAPATRIEMENT DES PRISONIERS



Nous sommes loin de l'époque où le Canada rayonnait dans le monde comme un pays humaniste.

Loin est l'époque des Lester B. Pearson et de Pierre Trudeau, une période où on recevait à bras ouverts les soldats qui refusaient d'aller combattre au Vietnam.

Une période où l'on tentait de rapatrier nos citoyens fait prisonnier à l'étranger, peu importe où ils étaient.

C'est tellement loin que le refus récent par la cour suprême d'entendre la cause de deux déserteurs de l'armée américaine n'a pas surpris personne.

Oui c'est certain que selon la définition de l'ONU, les deux soldats ne peuvent pas se qualifier comme réfugié, tel qu'ils le demandent.

Mais ils essayaient de fuir ce qu'ils et la majorité des Canadiens croient être une guerre en Irak qui est illégitime, voire illégale.

Si le gouvernement Harper n'était pas si à genoux devant Washington, les deux soldats étaient facilement accueillis comme des immigrants.

On en a reçu plein durant la guerre du Vietnam et les ÉU ne nous on pas bombarder pour autant, et les déserteurs de l'époque sont d'excellents citoyens canadiens aujourd'hui.

Et en ce qui concerne nos citoyens qui sont faits prisonniers à l'étranger, c'est tout à fait normal de tenter de les rapatrier, peu importe ce qu'ils ont fait.

Mais le gouvernement Harper a adopté le double standard de ne pas aller contre les pays que Bush considère comme amis.

Harper s'est porté à la défense de Huseyin Celil, un Canadien accusé et emprisonné sur des charges de terrorisme en Chine.

.... mais il n'a rien fait pour aider Bashir Makthal, un autre Canadien mais celui-là enfermé dans une prison en Éthiopie.

Le Canada avait surtout, avant, une politique visant à empêcher l'exécution de citoyens canadiens détenus aux ÉU.

Alors le premier novembre le Ministre de la sécurité publique Stokwell Day a annoncé que cette époque est terminée.


Ses remarques sont venues en réponse à des questions concernant Ronald Allen Smith, un Canadien faisant face à l'exécution par injection au Montana.

Le problème c'est que le Canada a décidé en 1967 que la peine de mort n'a pas sa place dans une société civilisée.

Qu'est-ce que cette décision veut dire? Est-ce que c'est une première étape vers la réintroduction de la peine de mort au Canada?

Le pire dans tout ça c'est que l'annonce du Ministre Day est venue une semaine seulement après l'appel de l'American Bar Association (ABA) pour un moratoire national sur les exécutions aux ÉU.

On dit, à la suite d'une étude s'étendant sur trois ans, que le système de peine de mort aux ÉU est profondément erroné, rempli d'irrégularités.

Les conseillers de la défense sont mal formés et sous financés, on manipule mal les preuves physiques, et les disparités raciales continuent d'être la norme lorsque vient le temps de distribuer les injections mortelles.

Les états-uniens commencent à réaliser que le système de peine de mort est brisé et qu'il ne peut être réparé.

Donc ce n'est surtout pas le temps pour le Canada d'annoncer que nous allons tout simplement laisser nos citoyens se faire exécuter sans intervenir.

La peine de mort est peu importe les circonstances, une forme de punition cruelle et inefficace, une violation des droits fondamentaux...

Tâchons donc à ne pas y participer, directement ou indirectement.


GRÈVE CHEMINS DE FER ALLEMAGNE



Pendant que le gouvernement Charest songe a interdire la grève dans les transports en commun, en Allemagne, la plus grande lutte ouvrière depuis des années se poursuit.

La semaine dernière, les opérateurs et employés de soutien du système ferroviaire ont plus ou moins fermé le système national durant 62 heures pour le transport de marchandises et durant 48 heures pour les passgers.

On craint même l'avènement d'une grève illimitée.




À moins que l'entreprise nationale des chemins de fers propose une nouvelle offre, les grévistes pourraient tout fermer, et ils sont prêts à tenir longtemps.

Une demande majeure des ingénieurs est la reconnaissance de leur nouvelle union syndicale, qui s'est séparée de l'union nationale des travailleurs des transports, représentant le trois quarts de 20 000 ingénieurs.

Les travailleurs du chemin de fer allemand accusaient leur ancien syndicat Transnet de ne pas défendre suffisamment leurs droits.

Piloter un train demande beaucoup rigueur, d'entraînement et comporte une responsabilité énorme.

Mais le salaire des chauffeurs de train tourne autour de 1500 euros par mois et les heures peuvent monter facilement à 55 par semaine.

Puisque Transnet n'était pas capable de les défendre adéquatement, ils ont créé leur propre union, GDL, sans qui un seul train peut bouger.

Et malgré les inconvénients, une bonne partie de la population appuie les grévistes, reconnaissant que leurs salaires sont trop bas, et donc l'entreprise nationale de chemin de fer demeure le gros méchant de l'histoire.

Le Ministre des Transports, un social-démocrate, tient tête aux travailleurs, lui qui a même tenté aux cours des derniers mois de privatiser l'industrie.

Et vu que la population considère une telle vente comme une magouille, qui aura de mauvais résultats pour les travailleurs et le publique, la privatisation a été suspendue.

Mais malgré ça, Transnet, supposé protéger ses membres, avait appuyé le projet de privatisation, donc ce n'est pas une surprise que les chauffeurs de train aient choisi de s'en sortir!

Donc les rumeurs courent en ce moment que la compagnie est sur le point de reconsidérer sa position et d'offrir une autre proposition.

Il était temps, car le nouveau syndicat a les reins solides, un bon fond de grève et de quoi lancé une grève illimitée pour obtenir de meilleures conditions de travail.

12 novembre 2007

LA LEVÉE 7 NOVEMBRE 2007

1. Malalai Joya, la Parlementaire Afghane que le gouvernement Harper tente de garder dans le silence
2. La victoire de Cristina Fernandez en Argentine : l'économie, la recette de son succès
3. Pour un retour à la dignité humaine : la conclusion du Sommet mondial des toilettes

PARLEMENTAIRE AFGHANE




En Afghanistan où le Canada joue un rôle militaire direct pour appuyer le gouvernement pantin d’Hamid Karzai…

Ce n’est pas étonnant que le gouvernement Harper soit complètement silencieux par rapport au destin de Malalai Joya…

Vous ne la connaissez pas? Et bien, c’est voulu…

Cette femme de 29 ans a été banni du parlement et vie maintenant sous une menace constante parce qu’elle ose critiquer la présence de seigneurs guerriers dans l’administration Karzai.

Depuis sa suspension, Mme Joya a été invité partout dans le monde pour faire part de ses points de vue.

En Allemagne le mois passé, elle a expliqué comment les Afghans voient les troupes étrangères dans leur pays.

Ici au Canada, les mouvements de paix et des activistes féministes ont décidé d’organiser une visite pour Malalai Joya.

Elle était en tournée à Vancouver, Victoria et Toronto.

Ce sont les groupes de femmes surtout qui ont organisé sa venue, vertement ignorée par nos dirigeants.

Elle vit sous un danger constant, voire des menaces de mort, au cours des dernières années, et malgré tout Joya reste intransigeante.

Le gouvernement Harper, ou tous les autres groupes en faveur de notre présence militaire en Afghanistan, devraient prendre le temps d’inviter cette personne pour leur raconter l’autre côté des choses.

En restant silencieux sur la présence de Joya, on peut se poser la question à savoir si le gouvernement Harper ne serait pas complice avec ceux qui menace de couper sa voix.

Ça sera à nous chers auditeurs de veiller à ce que sa voix soit entendu!

ARGENTINE



Cristina Fernandez de Kirchner est devenue la première femme élue à la présidence de l’Argentine, dimanche de la semaine dernière.

Et sa victoire est assez facile à expliquer… donc allons-y.

Son parti politique, sous Nestor Kirchner, son mari, a mené le pays vers un virage économique dramatique qui a fait de l’Argentine le pays à la plus forte croissance des Amériques lors des cinq dernières années.

Plus de 11 millions de personnes, soit 28% de la population, a été élevé au-dessus du seuil de la pauvreté alors que l’économie a cru de 50%.

La victoire de Mme Fernandez était donc assez prévisible.

Mais pas la remontée économique qui a mené à sa victoire... et les gens qui en ont été les architectes méritent beaucoup plus de louanges que l’on leur en a données.

Ils devaient non seulement affronter la sagesse conventionnelle des économistes, mais aussi des institutions financières internationales comme le FMI.

Et leur succès devrait influencer la gérance macroéconomique des autres pays en voie de développement.

Lorsque l’Argentine a décidé d'y aller d'un défaut sur sa dette sur un montant record de 100G$ de dette à la fin 2001, presque tous les experts prédisaient que ça serait la fin d’une longue période de réprimandes.

On clamait que le gouvernement argentin devait au plus vite avec le FMI, et surtout de suivre ses avis. La même chose allait pour les créditeurs étrangers qui n'ont pas été payés

Et pour faire changement, les experts de l’économie s’étaient complètement trompés.

L’économie c’était certainement contracter pendant trois mois après le défaut de paiement.

Mais ensuite l’économie de l’Argentine s’est mise à croître et prendre de l’expansion depuis.

Et là je mets fin tout de suite à une rumeur : l’expansion n’était pas du sur les exportation ou le prix de matières premières. Y’a juste 13% de la croissance attribuables aux exportations.

Le gouvernement argentin a ressorti ses vieux livres de Macroéconomie 101 et l’ont appliqué correctement.

Ils ont dévalué leur devise gonflée artificiellement pour abaisser le coût des importations… tient, me fait penser…

La banque centrale argentaine visait une devise à taux d’échange stable et compétitif.

Ils ont aussi gardé les taux d’intérêts bas. L’important ici ce n’était pas d’atteindre le pus bas taux d’inflation que possible – toujours le cas – mais bien d’investir dans la croissance.

Alors, toutes ces politiques ne plaisaient certainement pas avec les banquiers, les économistes de l’Argentine et ailleurs.

Donc le pays n’a pas reçu beaucoup d’investissements directs au cours des 5 dernières années, et ne peut toujours pas emprunter sur les marchés internationaux d’actions.

Avec une économie en santé, les investisseurs étrangers retrouveront leur chemin vers une bonne affaire.

L’histoire l’a prouvé jusqu’à maintenant : un gouvernement qui vise l’enrichissement des classes sociales les plus pauvres au lieu de la poignée d’actionnaires en haut de l’échelle sociale doit le faire avec des politiques locales, parfois impopulaires avec les groupes d’élites des pays voisins.

Comme avec la nationalisation du système de santé et l’électricité, y’a la petite gang minoritaire qui chiâle puis ensuite on passe aux vraies choses avec la majorité.

Une dignité, un sentiment d’équilibre qui bénéficie à l’ensemble de la société.

Appliquer les politiques macro-économique de base, dans sa propre économie, est bien plus important que de plaire les marchés financiers internationaux.

Et surtout le FMI, qui a personnellement supervisé l’écroulement de l’économie de l’Argentine entre 1998-2002…

Et qui tout au long des réformes à venir après, opposait tout le long les politiques qui menaient à la belle remontée.

Maintenant , le gouvernement de Cristina devra faire attention quand même à l’inflation et les sources d’énergie.
Des choses assez faciles à gérer, mais il y en a encore pour dire que ça ne serait pas possible, les mêmes qui se trompent depuis les cinq dernières années.

CONFÉRENCE MONDIALE DES TOILETTES



Le sommet mondial des toilettes s’est terminé le 3 novembre dernier, à New Delhi en Inde.

C’est très sérieux le sommet mondial des toilettes. Il y en a un par année. 2006 en Russie, 2005 le Nord de l’Irlande, la Chine avant ça…

Ces gens là se rencontrent pour échanger leur expertise sur les outils d’hygiènes et des systèmes sanitaires. Je ne sais pas combien de fois par jour vous allez aux toilettes, et je suis bien heureux de cette ignorance!

Être privé d’installations de systèmes sanitaires adéquats est la conséquence la plus déshumanisante de la pauvreté.

Les politiciens de la planète devraient en faire un engagement d’adopter des technologies peu coûteuses pour assurer des mesures d’hygiène adéquates pour tous.

Selon l’ONU, en ce moment, à peu près 40% de la population de la n’a pas accès à de l’eau propre ou des toilettes.

Surtout au sud du Sahara en Afrique, et au sud-est asiatique.

Le manque d’accès aux toilettes pour les pauvres dans les milieux urbains affecte non seulement la dignité des pauvres, mais ça l’affecte surtout leur santé.

Les questions sanitaires ne peuvent jamais êtres détachés de la pauvreté et de la distribution de maladies mortelles.

Un des buts du millénaire, vous savez la chose dont je vous parle assez souvent?

Un des buts du millénaires était de réduire de moitié le nombre de personnes sur Terre qui n’ont pas accès à l’eau propre et aux toilettes.

Au moment où je vous parle, des millions d’habitants des bidonvilles en périphérie des grandes villes n’ont aucune autre source d’eau que les petits ruisseaux ou rivières locales qui passent dans le coin.

On imagine assez bien l’état de l’eau qui passe dans ces coins là.

Surtout avec le réchauffement climatique dans certaines régions, on peut craindre que les victimes vont se multiplier.

Et l’ONU a réagit en nommant 2008 l’année internationale sanitaire.

On a commencé à investir dans l’infrastructure au Québec et ailleurs où les choses ont commencé à tomber en morceaux…

Ces investissements tardent à se produire parce que se sont de grosses dépenses pour des gouvernements qui pensent plus à faire des trucs populaires qui assureraient leur réélection.

Mais en ce qui concerne l’hygiène et un environnement sanitaire c’est surtout l’éducation qui doit venir en premier.

Ensuite bien il existe une technologie simple et peu chère qui peut entrer en interaction avec une population mobilisée.

Et où cette éducation et cette technologie ont été appliquée on a eu de brillants succès.

De beaux programmes de réinsertion sociale pour les plus pauvres en milieu urbains en les impliquant dans des programmes d’eau potable et d’installations sanitaires.

31 octobre 2007

LA LEVÉE 31 OCTOBRE 2007

Au menu:

1. La Nouvelle-Zélande, les droits humains et les Maoris
2. Donald Rumsfeld, la loi internationale et la torture
3. L’ADN humain, la notion de race et les Africains
4. La domination de l’économie plutonomique
5. Le pape Jean-Paul II et la canonisation turbo

LA NOUVELLE ZÉLANDE ET LES MAORIS



Vendredi dernier, la Nouvelle-Zélande a annoncé sa candidature au conseil des nations unies pour les droits humains pour la période de 2009 à 2012

Cette annonce est venue à la fin d'une semaine assez mouvementée où des membres du mouvement souverainiste Maori, des environnementalistes, et d'autres activistes dans une série d'arrestations à travers le pays.

Quelques 15% de la population de la Nouvelle-Zélande sont Maori...

Le dirigeant du parti Maori au parlement néo-zélandais a dit que cette série d'arrestation à ramener les relations entre la majorité blanche et les Maori cent ans en arrière...

On connaît ça ici au Canada, l'État de la Nouvelle-Zélande a été bâtie sur la dépossession et la colonisation des terres Maori, et toutes forme de résistance de leur part a été synonyme de subversion, de sédition et de criminalité.

Beaucoup de Maori ont vu ensuite le processus de commercialisation, privatisation et de déréglementation comme étant une autre vague de colonisation et un vol de leur terres et de leurs ressources.

Donc la résistance la plus forte au virage néolibéral en Nouvelle-Zélande est venue de la part des Maori... et au cours de la semaine dernière 18 arrestations ont eu lieu.

On craint la présence de camps de terreur Maori... mais rien jusqu'à présent ne prouve que de tels camps existent ou aient existé.

Ce qui est plus inquiétant c'est que l'on semble associer toutes formes de résistance à l'idéologie néolibérale comme étant une activité criminelle ou terroriste.

La Nouvelle-Zélande semble donc emprunter la voie de l'Australie de John Howard, le héros de Stephen Harper, qui depuis 1998 est partie en campagne militaire contre toutes formes de résistance aborigène.

Ça adonne aussi que la Nouvelle-Zélande fait parti du club très sélect des pays qui ont refusé de voter pour la déclaration des droits des autochtones de l'ONU, avec l'Australie, les États-Unis et le Canada.

Non, la Nouvelle-Zélande n'est pas aussi tolérante et progressiste qu'on tente de laisser entendre... le Canada, non plus.

Nous avons droit plutôt à des États qui poursuivent leur processus fondateur de colonisation et d'appropriation... mais de manière beaucoup plus hypocrite!


DONALD RUMSFELD, LA TORTURE ET LA FRANCE,




Quatre associations ayant déposé plainte jeudi dernier à Paris contre Donald Rumsfeld ont saisi lundi les Nations unies de l'inaction de la justice française à interpeller l'ancien ministre américain de la Défense lors de son séjour en France

L'ex-secrétaire à la Défense américain Donald Rumsfeld, qui était ciblé par une plainte pour «crimes de torture» déposée en prévision de sa venue vendredi en France, a pu quitter le pays au cours du week-end sans être importuné par la justice.

La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), la Ligue des droits de l'Homme (LDH), le Center for Constitutional Rights (CCR) américain et l'European Center for Constitutional and Human Rights (ECCHR), basé à Berlin, ont déposé plainte pour torture contre M. Rumsfeld.

Les associations souhaitaient donc qu'ils interviennent auprès des autorités françaises afin de s'assurer que le parquet agisse en toute indépendance et conformément aux obligations internationales de la France.

La plainte, fondée sur la Convention de New York de 1984, ratifiée par la France, permet aux juridictions nationales de poursuivre toute personne soupçonnée d'actes de torture si elle se trouve sur le territoire français.

Les quatre associations rappellent que leur avocat a "informé personnellement le procureur" de la République de Paris de la présence de Donald Rumsfeld à Paris.

Malgré tout, aucune action n'a été prise par le procureur en vue d'assurer sa présence ou sa détention, et pour l'empêcher qu'il ne quitte le territoire

La plainte déposée contre Donald Rumsfeld en France relève de son côté qu'il a signé, en 2002 et 2003, plusieurs documents internes ayant permis l'usage de techniques d'interrogatoire plus musclés contre de présumés terroristes à Guantanamo.

Ces techniques, dénoncées par la Croix-Rouge, auraient ensuite été importées en Irak, sur ordre de M. Rumsfeld lui-même.
D'autant plus que Rumsfeld perdait toute forme d'immunité diplomatique ayant démissionné de son poste de Secrétaire à la Défence l'an dernier.

Et la loi internationale ne reconnaît pas non plus l'immunité aux anciens officiels d'État ayant été responsables de torture.

Un ancien haut responsable de l'armée américaine, Janis Karpinski avait même remis aux autorités françaises un témoignage écrit dénonçant Rumsfeld

C'était la 5e fois que Rumsfeld se faisait directement accusé d'être impliquer dans des méthodes de torture.

Deux plaintes avaient été déposées en Allemagne en 2004 et 2005.

Ensuite en 2006 une plainte officielle devant l'ONU de la part d'une douzaine de groupes de défense des droits humains au nom de 12 prisonniers d'Abu Ghraib et d'un prisonnier de Guantanamo.

Deux autres accusations avaient été déposées contre Rumsfeld une en Argentine en 2005 et l'autre en Suède cette année.

Non mais, on va finir par l'avoir, peut-être! Donald, tu es mieux de rester chez vous pour un bon bout de temps...

L’ADN ET LE QI DES AFRICAINS
C'est curieux comment la découverte de notre composition génétique n'a pas été en mesure de nous débarrasser de la notion de race et même du racisme scientifique.

les plus éminents généticiens ont confirmé sans l'ombre d'un doute qu'il n'existe aucune distinction de race parmi les humains.

Nous formons une seule espèce, identique à 99.9%... mais encore trop de gens se concentrent sur le 0.01% restant pour insister à faire des généralisations assez grossières

C'est d'autant plus étonnant que de telles généralisations racistes puissent venir d'aussi éminents chercheurs que James Watson, gagnant du prix Nobel en 1962 pour avoir co-découvert la double hélice...

Il a été suspendu dernièrement de son laboratoire à New York et a vu sa tournée de signature de livre annulé...

C'était en conséquence de ses propos assez troublants sur la race et l'intelligence qu'il a lancé récemment.

Le généticien de 79 ans avait dit que les politiques de l'ouest envers l'Afrique étaient erronées, car basé sur la supposition que les noirs ne sont pas aussi intelligents que les blancs.

Il affirmait que les gènes responsables des différences d'intelligence entre les humains seront trouvés d'ici une décennie.

Tout ça rappelle l'essai The Bell Curve sorti au cours des années 1990 qui suggérait que les différences dans les résultats de test de QI étaient génétiques et les implications d'une division raciale de l'intelligence...

Cet essai avait été vertement critiqué partout dans le monde, surtout par des scientifiques distingués qui décrivait l'essai comme étant du racisme scientifique.


J'ose espérer que les jeunes noirs qui entendent des commentaires comme ceux du Dr. Watson ou pour prendre un exemple plus local les commentaires du Dr. Mailloux qu'ils y trouvent une source de motivation dans leurs études.

Mais je crains aussi que ces remarques soient intériorisées et que ça l'ait un effet plutôt destructeur... menant à de faibles résultats scolaires et cognitifs.

Il serait grand temps qu'un éminent chercheur sorte un essai de vulgarisation scientifique puissant qui pourrait détruire une fois pour tout le mythe de la division de races d'humains selon leur intelligence...

En attendant, faut être vigilants et continuer à dénoncer toutes formes de racisme, scientifiques ou non.

PLUTONOMIE

Il y a presque deux ans, des analystes de Citigroup, premier groupe bancaire mondial, ont inventé ce néologisme de «plutonomie» pour désigner l'impact des très hauts revenus américains sur l'économie du pays. Pourquoi Pluton ? Car il est considéré comme le dieu des richesses, mais aussi des Enfers..."

Les riches possèdent beaucoup, on pourrait dire en caricaturant qu'ils possèdent presque tout et que les autres n'ont que des miettes.

Et selon cette théorie appelée "plutonisme" ce sont ces méga privilégiés qui dictent les modes et orientent les grandes tendances économiques et politiques d'une société.

On fait l'assertion que le monde se divise en deux blocs économiques : la plutonomie et le reste.

Les États-Unis, la Grande-Bretagne et le Canada seraient les premières plutonomies, selon les analystes de Citigroup.

Dans les plutonomies, les riches dominent l'économie par l'écrasante supériorité en capitaux.

Tout tournerait autour de l'activité des riches...

Le reste de la population aurait donc un rôle de simple spectateur dans une plutonomie...

Mais ce n'est pas la première apparition de plutonomies de l'histoire : on affirme qu'elles ont existé au 16e siècle en Espagne, au 17e siècle en Hollande, et durant les années 1920 aux États-Unis.



Ce qu'elles ont en commun c'est l'apparition de nouvelles technologie productivistes, des innovations financières, des gouvernements très complaisants envers les capitalistes, la colonisation des personnes et des ressources à l'étranger et des lois de brevets très englobantes et restrictives.

Le monde est sous l'emprise d'une globalisation financière... le monde est maintenant un vaste marché...

Les chercheurs du Citigroup affirment donc que la plutonomie est loin de s'en aller, au contraire se renforce de plus en plus... et la part des riches dans les PNB augmentent à vue d'œil...

Donc on résume les 6 courants d'une plutonomie comme étant

1. une révolution technologique/biologique
2. des gouvernements très dociles envers les capitalistes, incluant des cadeaux fiscaux.
3. la globalisation financière qui réorganise la production globale et se fie sur des élites très mobiles.
4. Une complexification et innovation financière
5. Des lois favorables
6. un système de brevets favorables envers les monopoles...

Des magasins généraux aux hôtels, en passant par les concessionnaires d'auto et l'immobilier, partout les entreprises s'adaptent à la présence grandissante d'ultra-riches et les autres classes sociales de plus en plus pauvres.

En somme, on dit qu'un plutonomie s'accaparera toujours les ressources de l'État... en d'autres mots, aucune activité d'importance envers le progrès et le bien-être commun n'est possible dans une plutonomie.

Aucune taxation progressiste pour redistribuer la richesse, aucun investissement public ou des constructions publiques d'envergures pour le bien commun.

La lutte des classes est, malgré le fait que l'on en parle pas, plus que jamais d'actualité et il est grand temps d'en faire le cœur de nos débats nationaux.

18 octobre 2007

LA LEVÉE 17 OCTOBRE 2007

AU MENU:

1. Le jeu du pouvoir : une analyse de la plus récente stratégie de Vladimir Poutine
2. Mines d’uranium et les coupes à blanc en Ontario : les premières nations remparts de l’environnement
3. Bonjour les tumeurs : une vaste étude dévoile les liens entre les téléphones cellulaires et le cancer

VLADIMIR POUTINE






Nous avons l'impression qu'en Russie un dictateur au nom de Vladimir Poutine est en train de ramener le pays en arrière à l'époque non-démocratique du régime soviétique.

Que les libertés civiles allaient tomber et que la guerre froide allait reprendre de plus belle...

Bien ce n'est pas vraiment ce que mes recherches m'ont dévoilé...

La source de la controverse c'est que Poutine, ne pouvant pas se présenter à nouveau comme candidat présidentiel aux prochaines élections a choisi de se présenter comme simple député du parti Russie unie.

Et de l'extérieur le plan de Poutine pour garder le pouvoir ressemble à ceci : il devient député au Parlement Russe, et si son parti remporte le pouvoir bien il deviendra Premier ministre et avec une modification de la constitution, cela lui permettrait de poursuivre sa conduite de la politique russe.

Mais d'un point de vue légal et idéologique, cette décision de Poutine affaiblit sa position plutôt de la renforcer.

Avant il était un dirigeant admiré par les Russes, libre et indépendant de toute affiliation de parti et maintenant il se joint à la Russie unie.

Qui du coup avec Poutine monte en flèche dans les sondages passant de 45% à 60% dans les intentions de vote et pourra éliminer l'opposition à la Duma.

Il est vrai alors que la décision de Poutine laisse beaucoup d'observateurs très perplexes.

Parce que s'il avait voulu rester président pour un troisième mandat, il était en position de changer la constitution russe il y a deux ans... au lieu d'adopter les manoeuvres obscures des dernières semaines.

Poutine, depuis que Boris Yeltsine a quitté le pouvoir, est presque à lui seul la source de légitimité de tout le système politique russe... comme un journaliste russe a écrit : il est comme une combinaison de la Reine d'Angleterre avec l'autorité du président français.

Le problème russe, comme ça toujours été le cas depuis l'apparition de la démocratie parlementaire, c'est que la démocratie de la base, d'une société civile riche et diversifiée, n'a jamais pu vraiment germer et grandir depuis 1989.

D'autant plus que Poutine est un exemple rare d'un dirigeant qui ne cause pas la nausée chez le peuple russe.

Donc il est probablement sous pression de la part du peuple et de l'élite politique et bureaucratique du pays pour rester bien en selle... afin que leur propre légitimité et pouvoir reste intact.

Ce pourrait-il que la décision de Poutine de se présenter comme membre d'un parti aux prochaines élections législatives soit, malgré son pouvoir et son prestige immense, une manière de dire aux groupes qui veulent absolument le garder au pouvoir : «je veux bien rester, mais seulement en passant à travers un processus démocratique»

Le doute est de mise, c'est sûr! Et ça sera définitivement intéressant à suivre...

MINES D’URANIUM AU CANADA

Les élections en Ontario viennent de terminé avec l'élection des libéraux de Dalton McGuinty...

Du coup l'opposition à l'exploitation minière de l'Uranium est revenu dans les médias ontariens.

Des protestations des nations Ardoch et Shabot visent l'exploitation des mines d'uranium entre Kingston et Ottawa, surtout sur des territoires autochtones on exploite l'uranium dans le nord de la Saskatchewan aussi

L'uranium est utilisé pour l'énergie nucléaire et les armements... auparavant on recyclait l'uranium à partir des vieilles bombes atomiques soviétiques mais cette source s'épuise...

Résultat le prix par livre pour l'uranium est passé de 7$ à 145$

Il va presque sans dire que l'uranium a des impacts très négatifs sur la santé humaine... peu importe son utilisation.

C'est qu'en se décomposant, l'uranium émet des radiations alpha, beta et gamma qui lorsqu'elles pénètrent dans le corps sont un risque indéniable de cancer

Et pas juste pendant des mois, en fait de l'uranium prend à peu près 760 millions d'année pour se décomposer de seulement 50%.

Le pire, c'est que l'uranium n'est pas seulement un danger à cause de sa radioactivité, dans sa forme brute encore plus...

Comme l'amiante, des particules peuvent entrer par les voies respiratoires ou digestives et causer de sérieux dommages.

Les premières nations ontariennes ont raison de manifesté car vu l'endroit où les mines sont situées, ce sont souvent des mineurs issus de leurs communauté qui se trouvent à y travailler et à s'attirer toutes sortes de problèmes de santé, incluant le cancer des poumons, la leucémie, des problèmes digestifs et cognitifs...

Des études internationales démontrent que l'uranium s'accumule dans le cerveau ce qui détraque complètement la sécrétion d'hormones et donc le corps au complet...

Donc vu ce que l'on sait de l'uranium c'est très étonnant de voir les gouvernements de l'Ontario et de la Saskatchewan encourager son exploitation

Mais la source de cette nouvelle exploitation est bien sûr l'occasion de faire du profit avec le prix de l'uranium qui explose littéralement...

c'est l'exemple typique de l'absence de démocratie dans l'économie de marché capitaliste où les entreprises peuvent faire ce qu'elles veulent, encore plus contre des groupes marginalisés comme les premières nations.

C'est un exemple classique de classisme : la séparation entre ceux qui profitent de l'exploitation de l'uranium, bien à l'abri dans leurs salles de conférences d'actionnaire et ceux qui en souffrent : les travailleurs et les communautés autochtones.

Courage, donc, aux groupes qui protestent et résistent contre cette horreur qu'est l'exploitation minière de l'uranium!

COUPES À BLANC À GRASSY NARROWS

Grassy Narrows est une vaste forêt boréale à 80 km au nord de Kenora en Ontario...

Et on connait ça ici : les compagnies minières et d'exploitation forestières ont eu depuis trop longtemps le droit d'exploiter ses ressources fragiles comme bon leur semble.

Et ça adonne que Grassy Narrows est un territoire qui est et a été occupé durant des millénaires par des communautés autochtones... ils sont 1000 en ce moment et leur utilisation traditionnelle du territoire couvre 4000 km.

À peu près 50% du territoire a été coupé à blanc par l'industrie forestière et selon les permis octroyés par le gouvernement ontarien ils pourront poursuivre leur coupe à blanc pour au moins 25 ans encore.

Et malgré l'aspect très discutable de ces permis... des groupes d'appui aux autochtones, accuse les compagnies minières et forestières d'oeuvrer illégalement.

Pas pour rien qu'en comparaison des autres communautés culturelles du Canada, les autochtones ont de loin les pires résultats pour tous les marqueurs de niveau de vie.

Les entreprises responsables de l'exploitation de Grassy Narrows comme Abitibi Consolidated et Weyerhauser avancent dans ces territoires comme des rouleaux compresseurs...

Détruisant des pans entiers de territoires voués à la chasse et la pêche...

Je suis porté à prendre le vord des communautés autochtones dans tous les débats concernant l'exploitation des territoires, car avec le poussée irrésistible de notre économie à toujours plus de croissance, la production infinie dans un monde limité...

La présence des premières nations et le respect des modes de vie traditionnels sont des barêmes minimales a respecter si on souhaite l'avènement d'une véritable économie durable.


CELLULAIRES ET CANCER




Eh bien c'est officiel : utiliser un cellulaire pendant plus de 10 ans augmente considérablement le risque d'attraper le cancer du cerveau, selon l'étude la plus poussée sur le sujet jusqu'à présent.

L'étude publiée dans Occupational Environmental Medicine contredit les déclarations officielles qui jusqu'à présent disait qu'il n'y a aucun risque pour la santé...

...trouvait que les personnes qui ont utilisés un cellulaire pendant une décennie était deux fois plus à risque de développer une tumeur maligne sur le côté du cerveau où ils tenaient leur téléphone portable.

Les chercheurs ont résumé que l'utilisation du cellulaire une heure par jour 5 jours semaine était suffisant pour accroître le risque... et que les standards internationaux utilisés n'était pas sécuritaire et devaient être révisés.

Cette étude est très significative car le développement d'un cancer prend minimalement 10 ans à se développer, mais qu'avec l'apparition rapide des cellulaires peu de personnes étaient en mesure de les avoir utilisé aussi longtemps...

Les chercheurs ont réuni les résultats de 11 études venant de la Suède, le Danemark, la Finlande, le Japon, les ÉU et la GB.
Il n'y a pas que les cellulaires qui sont à risque, l'utilisation d'un téléphone sans fil pendant 2000 heures est suffisant pour augmenter le risque, aussi.

Faut rappeler toutefois que les cancers du cerveau sont rares, moins de 2% des tumeurs, mais ils sont plus mortels que les autres, enlevant 7 ans de vie à la personne infectée.

Mais vu que les cancers prennent plus de 10 ans à se développer, 15, 20, 30 ans... il n'est pas inimaginable que l'on affronte une épidémie de cancers du cerveau lié aux cellulaires dans quelques décennies...

Pour être juste, faut aussi nuancer en disant que la quantité de radiation émise par les téléphones a grandement chuté depuis 10 ans... ce qui suggère que les risques aussi devraient tomber.

Mais les sources de radiation augmentent, par contre... les antennes à cellulaire et les systèmes Wi-fi se multiplie, bien qu'elles émettent moins de radiation que les portables.

L'étude dévoile aussi que la radiation de cellulaire pourrait potentiellement être la caue d'Alzheimer et de Parkinson's.
Donc, leçon de tout ça : utilisez le plus possible des téléphones terrestres, et les cellulaire pour de brèves conversations... en attendant que les standards de radiation soit considérablement réviser et corrigé vers le plus bas niveau possible...