21 février 2008

LA LEVÉE 21 FÉVRIER 2008

1. Le Leader Maximo à la retraite : nous verrons à quoi ressemble la relève du pouvoir à Cuba
2. L'Australie a maintenant officiellement une conscience : un retour sur les excuses d'État aux aborigènes.
3. Du pétrole découvert en Albanie, juste à la frontière du Kosovo : un contexte incontournable à l'indépendance de la province serbe.
4. Tout pour tester le jouet dispendieux du bouclier anti-missile,: les ÉU s'apprêtent à abattre un de leurs satellites d'espionnage.


CASTRO



Fidel Castro a annoncé sa démission du poste de président de Cuba, mettant fin à 49 ans au pouvoir.

On se rappelle que Castro avait remis temporairement le pouvoir à son frère Raoul, il y a 19 mois.

La démission du leader maximo, hier, est quand même une surprise, on s'attendait plutôt à ce que cela soit annoncé dimanche prochain lors de l'assemblée nationale dimanche prochain.

Fidel fait toujours les choses à don goût, préférant cette fois annoncé sa démission tôt et laisser toute la place à l'avenir de la direction de Cuba, pour dimanche.

C'est quand même unique dans l'histoire ce qui vient de se produire, des dirigeants comme Castro quitte normalement le pouvoir lors d'un assassinat ou d'un coup militaire, mais la transition ici ne peut pas être plus tranquille.

C'est donc son frère Raoul et nous l'espérons une nouvelle génération de dirigeants qui prendront officiellement le pouvoir dimanche.

Castro a encore le titre de secrétaire du parti communiste qu'il lèguera aussi lors de l'assemblée nationale... mais on n'est pas trop certain à qui.

Avec l'élection présidentielle cette année aux ÉU, ça sera une belle occasion pour les deux pays de se réconcilier pour la première fois depuis 1959.

Castro a réussi un grand coup, sa révolution socialiste n'est pas parfaite, mais si l'on regarde tous les indicateurs de niveaux de vie, les Cubains s'en sortent très bien... malgré toutes les manoeuvres des ÉU.

Malgré la US commission for assistance to a free Cuba...

Malgré les 80 millions dépensé par l'administration Bush pour parrainé des groupes d'opposition au régime cubain.
Tout ça est totalement contreproductif... et si le prochain président des ÉU adoptait plutôt un dialogue et des relations normales avec les Cubains, du côté de l'appareil de sécurité qui veille au grain depuis 1959 risque de s'adoucir un peu, aussi.

Peut-être, sous Raoul Castro, allons nous assister à plus de libéralisme économique, l'avènement d'un plus grand nombre d'acteurs économique indépendant... plus de liberté, plus d'expression. On le souhaite.

Mais ce n'est pas pour bientôt...

C'est plate à dire, mais ça dépend en grande partie à la prochaine administration de Washington : parmi les candidats restant, seul Barak Obama a adopté la position la plus positive envers Cuba....

On devine assez facilement ce que John McCain fera, en fait, il a pratiquement garanti aux ressortissants cubains de la Floride qu'il fera tout en son pouvoir pour ramener la liberté aux Cubains... et dans le cas d'un président républicain, on s'est très bien ce que ça veut dire.

AUSTRALIE



Mercredi dernier, le premier ministre australien Kevin Rudd s'est levé dans la chambre des représentants pour livrer un discours éloquent, des excuses sans équivoquent sur les générations volées et les aborigènes en général.

mais le discours en lui même, même s'il changera à tout jamais la narration de l'Australie par rapport à son passé... ne mettra pas fin en lui même à l'existence de l'Apartheid version Austrlienne.

En 1995, le PM Paul Keating avait lancé une enquête nationale sur l'enlèvement forcé d'enfant aborigènes... une politique qui a duré jusqu'en 1970.

deux ans plus tard, l'enquête a mené au rapport titré Bringing them home, rempli de détails de la poltique l'élimination systémique de la culture aborigène.

Les aborigènes ont vécu sur l'immense ile de l'Australie durant des dizaines de milliers d'années avant que la GB la découvre à la fin du 18e siècle.

Même si plusieurs aborigènes n'était pas contre l'idée de partager leurs terres, ils ont été massacré en grand nombre durant la période de colonisation britannique.... des centaines de cranes d'aborigène ont même trouvé leur place au dessus des foyer à Londres.

Les aborigènes n'étaient même pas des citoyens australien jusqu'en 1967...

Et leurs communautés sont emprises avec des problèmes d'abus, de violence, d'alcoolisme... ce qui n'est pas tout à fait étonnant vu l'absence d'opportunités d'avancement intellectuel et d'emploi.


Dans le rapport Bringing them Home on a même été jusqu'à utilisé le terme génocide pour décrire la relation qu'a longtemps entretenu l'Australie avec sa population aborigène, mais un terme plus communément accepté a été génération volée.
Le rapport recommandait des excuses d'état et une généreuse compensation.

Malheureusement, lorsque le rapport a sorti e 1997, le nouveau PM était John Howard.

Howard était du genre à dire que les Australiens doivent plutôt être fiers de leur passé, oui il y avait des aspects négatifs, mais ceux si sont considérablement moins nombreux que les aspects positifs.

Bien que sa version myope de l'histoire a été accepté par quelques historiens idéologiquement motivés, des membres de son propre parti étaient contre... par dizaines de milliers les Australiens ont tenté par plusieurs moyens de se s'excuser et de se réconcilier avec les Aborigènes.

Le nouveau gouvernement Rudd a clairement indiqué maintenant son intention de créer une Australie sans racisme.
Le monde gardera certainement un oeil sur son progrès au cours des prochaines années.

PÉTROLE ALBANIE



Le 10 janvier dernier, la compagnie suisse Manas Petroleum dévoilait que Gustavson associates LLC resource evaluation avait identifié de larges sources de pétrole et de gaz en Albanie, tout près du Kosovo.

les estimations comptent un potentiel de 3 milliards de baril de pétrole... c'est énorme.

En ce moment, la région des Balkans a des réserves prouvées de 345 millions de barils, desquels 198 millions sont en Albanie.

Cette récente découverte met l'indépendance du Kosovo en contexte, et son coût à long terme pour la Serbie.

Depuis 1999 et les bombardements illégaux de l'OTAN sur la Serbie, le Kosovo est un protectorat de l'OTAN...

il a été mené par trois PM pantins avec des liens connus au crime organisé et le traffic de drogues.

le Kosovo a été la demeure d'une des plus larges bases militaires américaines du monde, la province du kosovo est tout compte fait une base militaire américaine qu'une légitime entité politique.

le Kosovo fait parti de la stratégie régionale des EU de contrôler et de transporter le pétrole d'Asie central vers les marchés de l'ouest.

pas surprenant que Washington ait immédiatement approuvé la déclaration d'indépendance du Kosovo, malgré la flagrante violation du droit international.

Même la résolution 1244 du conseil de sécurité de l'ONU qui rappelle que le Kosovo est une province de la Serbie.

Les sources du pétrole tirent à leur fin, comme on verra après la musique, et de plus en plus, les lois qui assurent la pérennité de notre civilisation seront transgressées pour mettre la main dessus...

FIN DU PÉTROLE




Un rapport publié la semaine dernière par Citibank affirme qu'il sera particulièrement difficile d'augmenter la production du pétrole au delà de 2012.

Bien que 175 grands projets d'exploitation commenceront au cours des 4 prochaines années, le rapport de Citibank dévoile une réelle inquiétude face aux hauts niveaux de déclins de production

L'industrie pétrolière n'a jamais voulu parler du point de chute de la production de pétrole... mais rien ne peut contredire le fait que la production mondiale a plafonné à 85 millions de barrils par jour depuis 2005.

La question est bien sûre compliqué comme d'habitude par le refus des pays de l'OPEC d'augmenter sa production

.... et plusieurs ne se gênent pas pour dire que ce refus est basé sur un bluff : les réserves annoncées par les pays de l'OPEC sont un tissu de mensonges.

Devant la chute des sources, que planifie nos bons gouvernements? un virage totale vers les transports en commun durables? la mise en réserve du pétrole que nous avons au Canada... pas du tout, de toute façon grâce à l'ALENA nous n'avons pas le droit de mettre du pétrole

Du côté de l'Europe, où on regarde normalement pour un peu de lumière dans des cas comme celui ci, c'est le désastre :

bien que l'on reconnaisse la dépendance du secteur des transport au pétrole, et l'insécurité face au manque à venir...

la seule solution proposée sera de remplacer 10% du pétrole brûlé en 2020 par des biocarburants.

Or tout indique que le recours aux biocarburants de un ne résoudra pas les problèmes liés à la carence du pétrole... mais ça risque de causer des problèmes encore plus insurmontables.

Soit que l'on enlève des terres arables destinées à la production d'aliments, soit que l'on rase de nouvelles terres pour faire place au mais et autres sources de biocarburants.

en rasant des terres on fini par causer plus d'effets de serre... et brûler plus de pétrole...

certains diront que l'on peut tout simplement prendre les résidus de récolte pour les biocarburants, mais selon un article de Science, enlever ces résidus augmentera le rythme d'érosion de terre fertile par 100!

notre dépendance horriblement stupide à l'automobile mènera non seulement à l'épuisement des hydrocarbures, mais peut-être aussi à l'épuisement des sols, voire la famine.

la seule solution viable n'est rien d'autre que la réduction de l'essence lié au transports.

et pour y arriver, ça prendra une large dose de vision et de courage politique... et on peut se demander si l'on n'a pas déjà atteint le fond du baril de ce côté là, aussi!

SATELLITE




Les planificateurs de l'espace militaire aux EU ont anoncé récemment être sur le point d'abattre un de leur propre satellite d'espionnage en fin de vie... tout ça. officiellement pour empêcher que l'engin et son réservoir plein de produit toxique s'abatte sur la main de quelqu'un.

mais il serait pas fou de voir cette manoeuvre comme une étape de plus dans le grand plan la militarisation de l'espace

un omet de parler du fameux bouclier anti-missile... un programme délirant de plusieurs milliards de dollars qui n'a pas encore été testé, dont l'efficacité même sur papier reste à être démontré.

100 milliards depuis 1980... un autre 49 milliards au cour des 5 prochaines années.

on verra s'ils sont capable d'abattre efficacement un de leur propres satellites... avec un bateau à missile fait à l'origine pour abattre des fusées ennemies.

À part les navires, le bouclier est composé d'intercepteurs terrestres que Washington veut installer en Pologne avec un système de radar en république Tchèque.

La même chose au Japon et taiwan... donc un côté de la Russie et de l'autre la Chine.

Mais au lieu de contenir quoi que ce soit, l'étalement du bouclier anti-missile contribue à la course à l'armement : la Russie et la Chine y trouvent une motivation à moderniser leur stocks.

La Chine l'an passé a abattu un de ses propres satellites... démontrant que les EU ne sont pas seul dans l'espace.

les ÉU procèderont donc à tirer sur un de leurs satellites, quelques jours après que la Russie et la Chine aient formellement proposées un traité contre la militarisation de l'espace, à Genève.

Le satellite vieillissant brûlerait fort probablement au complet en entrant par lui même dans l'atmosphère... mais on insiste à l'abattre utilisant de l'équipement qui n'a pas encore été testé... bonne chance... j'espère que les 150 milliards en valaient la peine!

14 février 2008

LA LEVÉE 13 FÉVRIER 2008

1. Timor-Oriental
2. Système de santé canadien
3. Vidéophilie

TIMOR ORIENTAL




L'état d'urgence a été décrété au Timor-Oriental au lendemain des attaques qui ont visé le président José Ramos-Horta, qui est dans un état extrêmement sérieux à l'hôpital, en Australie.

Le Parlement timorais a tout récemment approuvé la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 23 février, proposé par le Premier ministre Xanana Gusmao à la suite de la tentative d'assassinat dont lui et le président José Ramos-Horta ont fait l'objet lundi.

Lauréat du prix Nobel de la Paix 1996, Ramos-Horta a été atteint au niveau de la poitrine et de l'estomac lorsque des hommes armés à bord de deux voitures ont ouvert le feu sur lui à l'aube.

Le chef rebelle Alfredo Reinado a été tué dans l'attaque contre le domicile de M.amos-Horta.

Alfredo Reinado était l'un des 600 soldats mutins démis par les autorités en 2006, une décision qui avait déclenché une vague de troubles dans le jeune pays, dégénérant en batailles des rues entre gangs et affrontements inter-ethniques, qui avaient fait au moins 37 morts et plus de 150 000 déplacés, et provoqué la chute du gouvernement.
Le Timor Oriental se dirigeait vers une crise de la sorte depuis plusieurs années.

La loi du fusil, l'appauvrissement et la corruption en montée, et une crise de légitimité de l'ensemble des acteurs politiques : tous ont mené à la crise des derniers jours.

La loi du fusil était la règle au TO durant les trois premières années à la suite de l'indépendance.

La rébellion menée par Reinado en 2006 et la tentative de coup d'État en 2008 devrait être vu comme les premières tentatives de l'armée timoraise de tout simplement prendre le pouvoir... pratique courante dans cette partie là du monde.

L'absence de développement du côté des infrastructures, une mauvaise répartition du budget du gouvernement, surtout à l'extérieur de la capital Dili contribue au bouillonnement des rébellions.

Des autres question pour le gouvernement demeurent les revenus des hydrocarbures.

Les revenues s'accumule dans un compte à l'étranger... l'idée était bonne au départ : faire fructifier cet argent pour un temps plutôt que de le dépenser au fur et à mesure...

Mais le mécontentement général manifesté dans le coup d'État manqué pourrait convaincre le gouvernement timorais de piger dans cet argent.

Faut aussi se rappeler que le TO n'est pas un État totalement autonome.

C'est un protectorat des Nations unies. La présence d'une administration étrangère demeure encore très imposante.

La sécurité est maintenue par une force de coalition étrangère... et le budget de fonctionnement du gouvernement est encore largement attribuable aux dons étrangers.

Depuis la fin de la guerre froide, la mission de l'ONU au TO est de loin la plus importante, montrant si oui ou non l'ONU est capable de s'occuper et de développer une région en proie à la violence et la décadence.

Si l'expérience de la création de l'État du TO échoue, l'ONU y pensera deux fois avant de s'embarquer sur une telle mission.

Et dans ce cas là, il ne restera peut-être que le conflit génocidaire comme alternative.


OBSESSION DES MÉDIAS CANADIENS AVEC LA PRIVATISATION DU SYSTÈME DE SANTÉ



Les médecins québécois devraient pouvoir travailler dans le privé après avoir effectué un certain nombre d'actes ou d'heures de service au secteur public, proposera le rapport de Claude Castonguay sur le financement de la santé.

La commission a confirmé hier qu'elle rendrait public son rapport le 19 février, après l'avoir remis au gouvernement le vendredi 15, comme l'a indiqué La Presse hier.

Les quotas de pratique au public, une fois remplis, permettront aux médecins d'exercer dans des cliniques privées sans devoir se désaffilier du système public.

Actuellement, pour se faire payer directement des actes médicaux par un patient, le médecin doit renoncer à participer au régime public où il est rétribué par la Régie de l'assurance maladie du Québec.

C'est commun non seulement au Québec, mais ailleurs aussi au Canada de sortir des rapports, de publier des articles ou de diffuser des reportages en faveur de l'entrée du privé dans notre système de santé.

Le Frontier Center, un think tank de Winnipeg, vient de sortir son propre rapport Castonguay.

Dans ces moments là je sens que j'ai le devoir de rappeler à quel point financer la santé par le privé est stupide et inefficace.

le DVD de Michael Moore, Sicko, est sur les tablettes et je vous invite à le visionner.

Selon l'OMS tous les pays européens investissent une part de leur financement dans la santé par le privé:

GB : 14%; Suède 15%; France 22%... le Canada 30%.

Le Canada dépense donc pas mal plus... et par hasard, la qualité de notre système est inférieure aux standards européens.

Faut rappeler pourquoi : Le gouvernement Chrétien-Martin a décidé tout bonnement de couper les transferts allant à la santé et à l'éducation des provinces de 17.3 milliards en 1995; 12.9 milliards en 1996 et ensuite 10.3 milliards en 1997... c'est une coupure de 40% en deux ans!

Au Québec, en 1996 seulement, c'est 1.1 milliard, 50% des paiements pour les médecins qui ont été perdus.

Et dans tout ça, oui, faut toujours comparer avec le système américain : par tête, ça nous coûte 48% moins cher pour notre système que les Américains, et ce pour 100% de couverture.

En 2006, c'est 10.3 % du PNB, aux EU, 16... 55% plus élevés.

Malgré les coupures sauvages d'il y a 10 ans, selon l'OMS, notre système est encore un des meilleurs au monde.

Or on continue d'avoir le débat sur plus de place au privé, des forces puissantes poussent pour plus de privé en santé.

Alors si notre système est bon, pourquoi cette constante poussée vers le privé? La réponse est simple : les profits.

Même si un système de santé privé est plus cher et moins efficace, il est très payant pour de petits groupes d'intérêt.

Notamment les compagnies d'assurance et d'autres actionnaires de compagnies liées au système de santé.

Il s'avère que ces personnes ont des amis au gouvernement qui pourront s'en occuper : couper les fonds pour créer une crise dans le système, voter des lois pour ouvrir des brèches.... et à la fin, nous faire avaler un système nettement inférieur.

Non merci!


VIDEOPHILIE



Les visites aux parcs nationaux d'Amérique du nord sont en chute depuis le milieu des année 1980, et selon un rapport du Nature Conservancy c'est la vidéophilie qui est à blâmer.

La vidéophilie est l'amour des médias électroniques.

Les jeunes nord américains sont tellement collés à leurs écrans que l'idée d'aller jouer dehors et dans la nature ne leur effleure pas vraiment l'esprit.

Le rapport, subventionné par le National Science foundation, a remarqué les mêmes tendances au Japon et en Espagne.

On parle donc de nature deficit disorder, un manque de contact avec la nature... qui inquiète beaucoup les environnementalistes.

Sans contact avec la nature, les jeunes qui deviendront les citoyens de demain n'auront pas le mêmes soucis de protection des systèmes écologiques.

Pourtant, le contact avec la nature a des effets très bénéfiques pour les enfants, selon le Center for environmental health : réduit le déficit d'attention, aide au développement cognitif, améliore la créativité et réduit le stress.

Le rapport indique qu'une série d'études confirment sans l'ombre d'un doute que les personnes ayant une conscience environnemental aient eu une expérience transcendante avec la nature pendant leur enfance.

Les enfants vidéophiles d'aujourd'hui lient des livres, consultent des Cd-Rom et voient des émissions de télé sur l'environnement et sa protection... mais, à la fin, la nature est vue comme un objet sans plaisir.

Et pour les plus vieux, les discussions constantes sur la pollution et les changements climatiques est en train de les programmer à associer la nature avec l'apocalypse.

Oui, bien d'accord à ce que l'on informe les jeunes des menaces à l'environnement, mais avant, ils devraient personnellement développer un amour de la nature.

Aller dehors, dans un boisé ou une forêt, sentir les fleurs et le vent, chercher des salamandres sous des roches, prendre une grenouille dans sa main, voir une libellule s'accrocher au chandail...

La vidéophilie gagne du terrain et brise les liens entre les jeunes et la nature, mais heureusement, débrancher la machine et aller dehors est encore assez facile et presque gratuit.

24 janvier 2008

LA LEVÉE 24 JANVIER 2008

1. Congo : bilan des pourparlers de paix
2. Enfin un élu inspirant : La voie des réformes de Correa en Équateur
3. La vente de MDA contrevient au Traité d'Ottawa

CONGO



Des désaccords de dernière minute survenus mardi entre le gouvernement congolais, les rebelles tutsis et les milices Maï-Maï ont différé la signature d'une trêve dans le Nord-Kivu, censée clore la conférence de Goma dans l'est de la République Démocratique du Congo.

Des responsables gouvernementaux et des diplomates ont annoncé lundi qu'après plus de deux semaines de négociations, les parties en conflit étaient tombées d'accord pour déclarer un cessez-le-feu avec effet immédiat et mettre en place une zone-tampon surveillée par l'ONU.

Tout ça me rappelle le moment où je me suis intéressé au Congo en 2002 en tombant sur le magnifique essai King Leopold's Ghost, de James Rochschild, qui décris l'époque de la colonisation du Congo par le roi Belge au début du dernier siècle.

Les horreurs, la violence quotidienne dont on entend vaguement parler au Congo sont largement du aux interventions des colonisateurs, et ensuite des pays voisins du Congo.

En 1998, une armée de miliciens, venant de l'Ouganda, du Rwanda et du Soudan ont envahi le Congo, principalement le secteur d'Ituri dans le nord est du pays.

Vint ensuite l'instauration d'une série complexes d'entreprises visant à piller le pays de ses ressources naturelles : l'or, les diamants, du bois

Plus d'un demi million de personnes ont été déplacés au cours des 12 derniers mois, à cause des combats entre les groupes rebelles et le gouvernement de transition

C'est la plus large vague de déplacements à l'intérieur du pays depuis la fin de la guerre civile en 2003.

Tous les groupes impliqués commettent des actes d'atrocités sur la population civile, surtout depuis le mois d'aout dernier... surtout dans le secteur sud et nord de la province de Kivu.

les combats au nord du Kivu entre le gouvernement et des rebelles alliés au général dissident Laurent Nkunda ont fait fuir 230 000 personnes de leurs demeures.


on tente donc cette semaine de signer une entente de cessez le feu...

Cette résolution, qui émane des élus, des délégués des communautés ethniques, de la société civile et des belligérants des Kivu, doit être signée, avant d'être transmis au gouvernement et au Parlement congolais.

La signature de ces recommandations était l'objectif principal de la conférence de Goma, mais n'aurait aucun impact si les groupes armés - et en particulier le CNDP - Congrès national pour la défense du peuple de l'ex-général Tutsi congolais Nkunda

Refusaient finalement de s'engager à un cessez-le-feu

Les experts travaillant au Congo estiment le nombre de morts élevés à 10 millions depuis les véritables débuts de la guerre 1996 avec le renversement de Mobutu.

On assiste au crime organisé depuis perpétré par des entreprises transnationales

Le rapport de HRW a exposé le rôle des officiels ougandais et des entreprises transnationales qui ont sorti l’or à travers la milice rebelle.

Un des premiers coupables est Anglo-Ashanti et son partenaire, la compagnie aurifère Barrick Gold.

Les pays riches sont totalement dépendants de sources étrangères de tantale.

Et les dossiers d’importation des ÉU montrent une augmentation importante de tantale venant du Rwanda et l’Ouganda au même moment que ces pays volaient le cobalt et le tantale du Congo.

Certains ont suggéré que la raison pourquoi personne ne parle de cette tragédie et que les activistes du monde ne se rallient pas pour empêcher la suite du massacre ou pour aider le pays à s’en remettre c’est qu’on ne sait juste pas quoi faire.

En effet, le réseau de ceux qui profitent de la situation au Congo est assez complexe, quoique facile à voir, et contrairement à l’Irak où l’appel au retrait des ÉU est la solution il n’y a rien de si simple pour le Congo.

ÉQUATEUR




L'Équateur, un petit pays de 13 millions de personnes, riche en ressources naturelles...

Pourtant le 3/4 de sa population vis sous le seuil de la pauvreté et manque d'accès aux installations sanitaires de base, aux soins de santé et d'education.

Le pays a été dirigé par des dictatures militaires depuis la fin des années 1970, et les rares présidents démocratiquement élus n'ont pas souvent été en mesure de terminer leur mandat.

Plusieurs groupes d'intérêt économiques forment une panoplie de partis politiques qui n'ont rien à faire des besoins de la population... au point où il a été souvent dit que le pays est ingouvernable.

Vint Rafael Correa, professeur d'économie qui était ministre des finances en 2005.

Il a osé demander à la Banque mondiale que les revenus excédentaires du pétrole soient consacrés au financement des soins de santé et l'éducation plutôt que le paiement de la dette externe.

La Banque a indirectement demandé que Correa soit congédié, ce qui est arrivé, et il est devenu hyper populaire par la suite.

Il a rapidement créé une formation politique et il a amplement remporté les élections présidentielles en 2006.

Sa promesse de campagne centrale a été de tenir un référendum demandant aux Équatoriens s'ils voulaient créer un conseil voué à la restructuration du système politique et économique de leur pays.

Le référendum a été tenu en avril dernier et le oui a gagné par 81%.

Les élections pour l'assemblée constitutionnelle ont été tenues en septembre dernier et l'organisation de Correa a remporté 80 des 130 postes.

Une réforme fiscale a été menée et appliquée dès le 1er janvier de cette année.

Il est estimé que les nouvelles taxes iront chercher 400 millions de dollars, tout cet argent venant presque entièrement des poches des gens riches ou aisés.

Ce sont donc des revenus qui iront directement dans les programmes d'éducation, l'infrastructure, la purification d'eau, le développement économique et le transport en commun.

Il va sans dire que l'élite économique de l'Équateur du pays n'est pas très heureuse.

Dans les médias de masse, on ne retient pas ses coups contre le président réformateur.

Mais il demeure que le président a l'appui inconditionnel du peuple pour le moment.

Et avec raison, voilà un élu qui s'engage à respecter ses engagements!

Il a la faveur du peuple car toutes ses actions sont concrètes... il a même été jusqu'à autoriser les travailleurs à prendre possession de leur entreprise si les dirigeants refusaient de s'engager dans le nouveau programme fiscal et d'augmentation du salaire minimum.

C'est intéressant d'observer la révolution rose en Amérique latine, ça nous fait rêver à quoi pourrait ressembler le Canada si Jack Layton en était le Premier ministre...


VENTE DÉVELOPPEUR SATELLITE





L'entreprise canadienne MDA, Macdonald, Dettwiller and Associates a récemment annoncé qu'elle vendait sa division satellite et espace à Alliance techsystems des ÉU pour la somme de 1.325 milliards.

MDA est la compagnie qui fabrique le bras canadien.

Mais Alliance techsystems est un fabricant de mines antipersonnelles et d'autres armes bannies par le traité d'Ottawa sur les mines antipersonnelles avec 121 autres pays en 1997.

Le traité d'Ottawa banni le transfert de fonds public dans des entreprises fabricant des mines antipersonnelles. Or, c'est exactement ce que l'on fait en vendant MDA à Alliance Techsystems.

MDA a été développé à partir des taxes des citoyens canadiens... et maintenant le fruit de notre investissement se trouvera entre les mains d'une compagnies américaines qui fabrique des jouets de mort et d'amputation.

Même l'ex-ministre des affaires étrangère Lloyd Axworthy juge que cette vente contrevient au traité d'Ottawa, qui a été signé rappelons-le durant le temps où il était en poste.

Vraiment, le gouvernement Harper agit de plus en plus comme si le pays que son parti minoritaire gouverne était le 51e état américain...

20 janvier 2008

LA LEVÉE 16 JANVIER 2008

1. Traité de Lisbonne
2. Suharto
3. Canada Colombie
4. Réduction de taxes
5. Chronique Cinémaniaque : Charlie Wilson's War

TRAITÉ DE LISBONNE



L'Assemblée nationale a rejeté mardi la voie du référendum pour la ratification du traité de Lisbonne,

En repoussant une proposition de loi constitutionnelle PCF visant à consulter directement le peuple sur ce traité simplifié après le non français du 29 mai 2005.

Je parle bien sur de la réforme de la constitution européenne, qui a été rejeté en
2005 car on n'y faisait aucune mention de l'Europe sociale.
En Irlande on s'attend à tenir un référendum cet été et le résultat aura une importance capitale pour les progressistes et démocrates européens.
En 2004, ATTAC France a pris les devants en s'opposant à la nouvelle constitution européenne.
Selon eux, le traité faisait la promotion du néo-libéralisme, la pauvreté, l'insécurité et le chômage.
Le 29 mai 2005, 55% des électeurs français rejetaient la constitution européenne.
À la suite du rejet par la France et les Pays-Bas, la commission européenne avait annoncé une période de réflexion.
18 mois plus tard, le conseil européen a sorti le traité de Lisbonne, contenant rien de moins que 96% des articles de la constitution européenne qui avait été rejetée.
Le contenu est le même, c'est juste présenté d'une manière différente.
Si ça passe, l'Europe prendra en charge la négociation de traité d'échange... ouvrant le monde en développement aux marchés et entreprises européennes, oubliant toujours, bien sûr, l'impact que ça l'aura sur les populations pauvres.

Des ONG humanitaires, visant la justice et l'équité pourraient se plaindre tant qu'elles le voudront aux différents pays européens comme la France et l'Irlande, il demeurera que les gouvernements nationaux ne pourront absolument rien faire.

C'est donc encore une fois un traité pour enrichir les élites d'avantage, qui écrasera la démocratie et qui réduira la capacité des parlements nationaux de s'occuper du bien être du progrès de leurs citoyens.

Au lieu, nos amis européens devraient travailler sur la construction d'une Europe sociale pour contrer la globalisation et la militarisation américaine.

Les Européens doivent continuer à dire non à un document comme le traité de Lisbonne...

Jusqu'au moment où il y aura une véritable discussion sur l'avenir de l'Europe, une discussion qui incluerait d'élire un conseil constitutionnelle qui rédigerait un nouveau traité après beaucoup, beaucoup de débat.
L'Europe devrait être un modèle alternatif aux ÉU, un phare pour la promotion de la solidarité, le développement humain et la paix.
Avec la décision de l'Assemblée nationale française de ne pas permettre aux électeurs fra
nçais de voter par référendum sur le traité de Lisbonne, c'est mal parti!

SUHARTO



Le général Suharto, 86 ans, dictateur pendant trois décennies en Indonésie, est sur le point de rendre l'âme...

Ce qui me donne l'occasion de parler encore une fois de l'horrible tragédie de ce pays-là rempli de 235 millions de personnes.

Depuis le 13 janvier, les médecins indonésiens qui s'en occupent disent qu'il a atteint une condition critique.

Neuf ans après avoir quitté le pouvoir, l'Indonésie demeure un des pays les plus corrompues du monde, selon Transparency international

Selon l'ONU et la Banque mondiale, Suharto aurait volé entre 15 et 35 milliards de dol
lars à sa population... certains critiques vont même jusqu'à élever cette somme à 45
milliards de dollars.

La famille de Suharto contrôlerait 36 000 KM de territoire, une bonne partie de Jakarta et 40% du Timor orientale.

Et ce qui est le plus triste avec la mort imminente de Suharto c'est que sa santé est trop fragile pour qu'il soit jugé pour génocide.

Suharto était au centre d'un coup d'état supporté par les ÉU en 1965 pour renverser le président nationaliste Sukarno et détruire le parti communiste indonésien, au moment le 3e parti communiste d'importance dans le monde.

Des massacres sans nom ont suivi au cours des prochains mois, entre 500 000 et 3 millions de personnes ont disparu... les pays occidentaux, incluant le Canada, n'ont pas dit un mot de protestation.

La CIA avait remis à Suharto une liste de 10 000 communistes à abattre

Les pays capitalistes étaient trop heureux de voir un pays aussi riche en ressources s'ouvrir au marché libre et devenir un allié capitaliste de la guerre froide.

Ensuite vint un génocide proportionnellement pire que l'Holocauste : en 1975 l'île avait gagné son indépendance face au Portugal, Suharto a envoyé ses troupes pour prendre le contrôle.

S'ensuivit le massacre de 200 000 personnes, le tiers de la population.

L'explication de Suharto? Nous n'allons pas tolérer la présence d'un Cuba au sud de notre frontière.

Les ÉU, l'Australie et le Canada n'ont fait qu'applaudir!

Vinrent ensuite les interventions sanglantes en Aceh, en Papouasie.

Suharto aurait donc volé plus d'argent et tué plus de gens que tout autres dirigeants depuis la 2e guerre mondiale.

Plus de la moitié des Indonésiens vit dans la misère, selon la Banque mondiale.

Dans son sillon, Suharto a laissé un pays immense en ruine, ignorant, et sans inspiration... l'écho des cris de millions de personnes massacrés qui résonnent encore aujourd'hui.

Je ne suis pas croyant, mais dans ce cas-ci, j'aime imaginé que Suharto brûlera en enfer, nos dirigeants qui l'ont supporté pendant 30 ans, aussi!

CANADA COLOMBIE




Le gouvernement Harper tient souvent un discours assez sévère envers la Chine, et on lui donne raison.

Lorsqu'il s'agit de droits humains, la Chine est l'exemple parfait à ne pas suivre.

Mais si on tourne notre attention vers notre propre cour, la Colombie, avec qui le Canada a signé un traité de libre-échange, bien, faut rappeler que le respect des droits humains n'est guère mieux que la Chine.

En 2006, il y a eu 72 assassinats de syndicalistes en Colombie.

l'escuela nacional sindical estime que plus de 400 meurtres ont eu lieu par des groupes paramilitaires sous la présidence de Uribe.

Et quelques-uns de ces groupes ont des liens directs au cercle politique du président.

Depuis qu'il a pris le pouvoir, seulement 4 personnes ont été accusées pour ces meurtres.

Mais le taux d'assassinat de syndicaliste a chuté dernièrement... peut-être parce que la terreur a mené à une chute dans le niveau de syndicalisation.

La Colombie est passée d'un taux de syndicalisation de 15% il y a 5 ans à 3% aujourd'hui.

Et Stephen Harper qui vient dire que, puisque la tuerie de syndicalistes a diminué, on peut dire que la Colombie est sur la bonne voie.

Mais si on regarde le portrait plus larges, 687 personnes ont été enlevées et 17 000 personnes ont été tuées l'an dernier.

La Colombie a une population de 44 millions de personnes.

En comparaison, le Canada a une population de 33 millions et 622 meurtres en 2006.

Alors pourquoi autant d'enthousiasme du Canada pour un traité de libre-échange avec la Colombie?

Bien fort probablement parce que la Colombie est une alliée clé des ÉU.

Mais avec le scandale de liens entre les paramilitaires et le président Uribe, le congrès américain a retenu son consentement pour la signature d'un traité.

Bush est donc très heureux des ententes commerciales entre le Canada et la Colombie, surtout à un moment où Uribe souffre d'une grave crise de légitimité.

Harper est même allé jusqu'à prononcer un discours devant le congrès américain pour les inciter à appuyer une entente de libre-échange.

Alors encore une fois notre cher Premier ministre fait preuve d'hypocrisie et de soumission à l'administration Bush.

Est-ce que l'on a voté pour ça?

RÉDUCTION DE TAXES



Faut revenir sur la réduction d'impôts historique du ministre fédéral des finances Jim Flaherty il y a quelques mois.

Étude après étude indique que 10% des Canadiens les plus riches garde un montant de plus en plus considérable à la maison... surtout le 1% des citoyens les plus riches.

Les Canadiens, tous les Canadiens, méritent de gagner beaucoup mieux leur vie qu'ils le font aujourd'hui.

La part des revenus qui va au 1% des plus riches a augmenté de 8.5% en 1982 à 12.2% en 2004, autrement, une augmentation de 43% de leur part du PNB.

80% des Canadiens n'ont vu aucune augmentation de leurs revenus depuis 1982.

Ce qui lève le coeur c'est que 1982 a été la pire année de récession depuis la grande dépression.

Pire : depuis le milieu des années 1990, l'économie canadienne est une dynamo.

Peu d'inflation, un bas taux de chômage, des taux d'intérêts bas, une monnaie forte, et aucun déficit budgétairer.

La performance économique du Canada au cours des 10 dernières années a été l'envie des 7 pays les plus riches, le seul pays où le gouvernement central nageait dans les surplus budgétaires.

Tout ces facteurs devraient faire en sorte que la majorité de Canadiens devraient mieux gagner leur vie que jamais!

Au lieu de ça, notre économie pétante de santé a coincidé avec une redistribution des revenus du bas vers le haut, à travers des changements dans le marché du travail et le système fiscal.

La famille moyenne élevant des enfants accumule 200 heures de plus de travail qu'il y a dix ans.

Au lieu d'avoir des gouvernements qui profitent de notre execellente économie pour contribuer à l'habitation, les garderies, les écoles, les espaces publics, les universités, le système de santé et le trabnsport en commun...

L'ensemble de ces programmes sont en chute libre...

Investir dans le bien public plutôt que le bien privé est un choix politique, point. Ça n'a rien à voir avec des formules économiques éprouvées...

Au cours des premiers 21 mois au pouvoir, le gouvernement Harper a enligné 190 milliards en réduction d'impôts et 37 millards en paiements de la dette.

le réductions d'impôt sont astronomiques et ne font absolument aucun sens, 190 milliards de moins dans les programmes sociaux!

Comme s'il n'y avait aucun problème de pauvreté, aucune augmentation de l'inégalité, aucun infrastructure à réparer, aucun défi envers les changements climatiques à relever!

Le fait que tout ça soit l'oeuvre d'un gouvernement minoritaire est encore plus scandaleux.

Dans le contexte économique idéal des 10 dernières années, les réductions d'impôts sont les actions d'un gouvernement sans inspiration, sans vision et totalement paresseux

CHARLIE’S WAR



Charlie Wilson's War est un film de produit et mettant en vedette Tom Hanks.

Il interprète le démocrate Charlie Wilson, un politicien du Texas qui a fait carrière en syphonant de larges sommes d'argent des payeurs de taxes sans avoir le congrès et surtout pas les électeurs sur son dos.

Charlie Wilson a reçu un prix de la CIA et ensuite est devenu un lobbyiste pour le Pakistan au salaire enviable de 360 000 dollars par année.

Wilson est surtout reconnu pour avoir faciliter le financement des moujahidines en Afghanistan afin de créer une force militaire contre l'Union soviétique afin qu'ils aient eu aussi leur Vietnam.

Les moujahidines étaient ni plus ni moins de la chair à canon pour l'URSS... un groupe militaire monté de toutes pièces par les ÉU pour gagner la guerre froide.

Les moujahidines sont, rappelons le, les Taliban et les membres d'al qaida d'aujourd'hui, contre qui nos soldats canadiens se battent et meurent.

Et ça c'est le plus gros défaut du film : on n'en fait pas mention!

Les activités de Wilson en Afghanistan ont directement mené à une chaîne d'événement qui ont culminé au 11 septembre 2001, l'invasion de l'Irak qui a tué plus d'un million d'irakiens.

Le scénario de Charlie's War a été basé sur le livre de George Crile écrit en 2003 qui décrit comment Wilson a financé le moujahiden entre 1979 et 1988 avec l'aide d'un agent de la CIA.

L'opération aurait mené à la mort de 15 000 soldats soviétiques et éventuellement la désintégration de l'URSS entre 1989 et 1991.

Tom Hanks avait acheté les droits du livre, Julia Roberts joue le rôle de sa blonde de droite du Texas, et Philip Seymore Hoffman interprète Gust Avrakotos, l'agent de la CIA.

Philip Seymore Hoffman vole le show, et les interprétations de Hanks et Roberts étaient fidèles à leurs habitudes...

On tente de faire une grosse comédie avec quelque chose qui à la fin n'est pas drôle du tout.

Hanks a déjà dit en entrevue qu'il ne voulait pas toucher aux conséquences des actions de Wilson, surtout pas le 11 septembre.

À la fin du film on voit sur l'écran une citation de Wilson, disant en somme nous avons réussi une grande action historique, mais avons raté la fin de l'histoire.

Je dirais de même pour le film.

On apprendra pas dans ce film de 97 minutes qu'au retrait des troupes soviétiques en 1989 George Bush senior a perdu tout intérêt en l'Afghanistan, laissant le pays sombrer dans une des pires guerres civiles de l'histoire.

Je sens que, dans 50 ans, on verra Charlie Wilson's war comme tout simplement un film de propagande dans une époque de d'hégémonie impérialiste des ÉU.

L'histoire d'horreur a été. supprimée, réinterprété comme quelque chose sans importance et ridicule.

Avant l'intervention américaine en 1979, le droit des femmes, le niveau d'éducation, les services du gouvernement, les relations entre les différents groupes ethniques...

Tout était considérablement mieux dans un Afghanistan communiste que sous les Talibans et le président Karzai aujourd'hui.

Mais on en aura aucune indication dans un film comme Charlie's War

J'ai révisé un bon paquet de critiques et mon impression c'est que l'on interprète le film comme étant un feel good comedy.

Le critique du globe and mail a carrément écrit qu'il fallait juste voir le film comme une comédie, ne pas trop y penser sinon, l risque de s'étouffer sur notre pop-corn!

C'est un très mauvais film historique... mais pire que ça, on dirait que l'on essaie consciemment de provoquer une amnésie collective.

À éviter complètement!

LA LEVÉE 9 JANVIER 2008

1. L'assassinat de Benazir Bhutto : une révision des faits et des effets sur le Pakistan
2. 2007 a été la pire année : Le bilan de l'occupation américaine de l'Irak
3. La poudrière des élections basée sur l'ethnicité : l'exemple du Kenya
4. Le tourisme derrière les barbelés : l'enfer pour la population de Fiji

BHUTTO



Benazir Bhutto la chef du plus grand et populaire parti du Pakistan est morte.

Son assassinat a eu lieu lors d’une tournée pour les élections provinciales et nationales qui devait avoir lieu hier, mais reportées au 18 février

Évidemment comme c’est souvent le cas Washington a été vite a accusé Al-Qaida ou un groupe extrémiste semblable pour l’assassinat… Musharraf a dit la même chose…

Même si le régime de Musharraf n'était pas directement impliqué dans l'assassinat de Bhutto, on peut quand même l'accuser de négligence à son égard.

Il reste que selon les sondages une large partie de la population considère la machine militaire de Musharraf responsable de l'assassinat de Bhutto.

Et l'on a été vite à nettoyer la scène du crime, vraiment trop selon les experts d'enquêtes criminelles... Scotland Yard ira faire un tour pour voir ce qu'ils peuvent trouver avec les quelques miettes de preuves laissées sur place.

Au cours des dernières semaines, Bhutto s'est plaint sans cesse que le gouvernement ne l'aidait pas pour sa sécurité de base, comme un véhicule blindé ou de l'équipement pour bloquer la détonation de bombes.

Au moins on a remis les élections au 18 février, mais pendant un temps après l'assassinat, on a insisté chez Musharraf et Washington dont elles aient lieu pareil le 8 janvier.

Toute cette élection est à la fois bizarre et orchestrée d'une manière flagrante, le but est évidemment de donner l'impression que des transformations démocratiques ont lieu au Pakistan.

Il y a toujours eu une méfiance entre l'armée et le PPP, le parti du peuple pakistanais, fondé par le père de Bhutto... qui a été pendu par le régime militaire de Zia-ul Haq en 1979 avec l'appui des États-Unis.

En ce moment, c'est le fils de Bhutto de seulement 19 ans qui a été nommé à la tête du PPP, ça ne fait pas très sérieux...

Une façade dynastique qui ne fera que remettre le pouvoir entre les mains de son papa, Asif Ali Zardari, un homme corrompu et mafieux.
Encore une fois, c'est toujours mieux d'analyser les institutions qui gèrent nos vies, plutôt que les individus.
Le Pakistan n'est pas une démocratie. C'est un régime dictatorial militaire. Que ce soit Musharraf ou un autre au pouvoir, le résultat sera le même...

C'est l'infime minorité du haut qui décidera de tout, et le bas écopera...

Et comme a dit le grand Bertrand Russell, dès qu'une communauté perd le contrôle sur sa propre destinée, elle a tendance à se tourner vers la religion fondamentaliste comme refuge...

Tant qu'une véritable démocratie participative vigoureuse et diversifiée n'existera pas au Pakistan, basée sur une séparation des pouvoirs claire et nette, la violence basée sur la foi en dérive dominera.


IRAK




Malgré tout ce que l'on entend, 2007 a été la pire année de l'occupation américaine en Irak.

Vous vous rappelez le «surge» de troupes par le gouvernement américain en février?

Le but était d'améliorer la sécurité à Baghdad et dans la province de l'ouest al-Anbar, les deux régions les plus violentes.

Vers juin, on a ajouté 28 000 troupes en Irak, augmentant leur nombre à 160 000... et vers l'automne, c'est 175 000 militaires qui y étaient

L'administration Bush avait dit que cette adition de troupes visait la fin des tueries sectaires, et aussi pour donner du temps au gouvernement du PM Nouri al-Maliki

Mais pendant ce temps-là, le nombre d'Irakiens chassés de leurs maisons a quadruplé, selon le croissant rouge irakien.

Vers la fin de 2007, la commission de l'ONU pour les réfugiés estimait que 2 millions d'Irakiens se sont déplacés à l'intérieur de l'Irak et qu'un autre 2 millions avaient fui le pays.

Je rappelle que l'Irak a une population de 25 millions de personnes.

Mais la violence sectaire a quand même baissé... surtout à Baghdad où l'on a divisé la ville selon la religion de chaque groupe, entre sunnites et chiites.

Des quartiers entiers sont maintenant entourés de murs en béton.

Vers la fin de 2007, les attaques contre les forces occupantes ont baissé, mais on en constate encore plus de 2000 par mois.

L'infrastructure irakienne, les emplois et les exportations de pétrole se sont améliorés, mais demeurent toujours sous les niveaux précédant l'invasion.

60% de la population demeure dépendante de l'assistance alimentaire.

Et les rations baissent, en décembre, le gouvernement irakien annonçait qu'il allait baisser le nombre d'items de moitié dû au manque de fonds et l'inflation.

Ce sont bien sur les enfants qui en souffrent le plus, la malnutrition est passée de 19% avant l'invasion à 28% aujourd'hui.

Et le nombre d'Irakiens mort à cause de l'invasion et de l'occupation continue de monter... nous sommes à 1 139 602 personnes.

2007 a été l'année la plus meurtrière pour les soldats US aussi, 894 morts au combat.

On ne sera pas surpris après tout ça d'apprendre, selon un sondage d'ABC et BBC, que 98% des sunnites et 84% des chiites en Irak veulent le retrait immédiat des forces occupantes.

KENYA



Le mardi 27 décembre dernier, le Kenya se vantait d'avoir tenu de belles élections législatives.

48 heures après, le rêve démocratique s'est transformé en cauchemar de violence ethnique.

La majorité des victimes jusqu'à présent ont été les pauvres et les marginalisés, mais on craint qu'une guerre civile n'éclate.

Lorsque l'on pense à l'Afrique, le premier élément à considérer c'est l'absence de fortes institutions démocratiques.

Mais de plus en plus, les démocraties africaines dépendent de la bonne volonté des politiciens.

Une nation est donc aussi démocratique que c'est politiciens... c'est le monde à l'envers.

Tout récemment, le président contesté Mwai Kibaki a damé le pion hier aux médiateurs de la crise postélectorale au Kenya en annonçant un gouvernement « de large ouverture », aussitôt rejeté comme « une plaisanterie » par l’opposition.

L'ethnicité joue un rôle central dans de telles élections... Kibaki, un Kikuyu n'a presque pas reçu de votes des régions Luo.

Son adversaire, Raila Odinga, même chose chez les Kikuyu.

L'élection a été proche, et avec l'ethnicité comme facteur décisif, la victoire d'un bord comme de l'autre indiquait une montée de violence.

Raila de l'opposition accuse Kibaki d'avoir fraudé l'élection... rien n'est moins certain pour l'instant...
Raila semble tenté une sorte de révolution orange comme c'était le cas en Ukraine, appelant le peuple à marcher dans la capitale.

Mais le résultat au Kenya mènera inévitablement à la violence ethnique.

La solution à la crise, encore une fois, c'est un engagement ferme dans le processus démocratique.

Il y a eu quand même du bon dans cette élection, la plupart des gros canons de la politique corrompue du Kenya aient été chassés du pouvoir.

Même les fils de l'ancien dictateur Moi n'ont pas de sièges au Parlement.

Tous les votes doivent être recomptés d'une manière absolument transparente, maintenant.

Ça doit être le point central pour tous ceux qui s'inquiètent de l'avenir du Kenya.

Peu importe ce que la communauté internationale, ou les Kenyiens surtout, pensent de Raila et de Kibaki... et du processus électoral du 27 décembre dernier.

FIJI



Parlons tourisme... c'est le temps de l'année pour les blancs des pays nordiques d'aller vers le sud se rappeler à quoi ressemble le soleil en été.

Je suis tombé sur un article qui raconte comment la population locale est affectée par le tourisme dans les îles Fiji... derrière les barbelés.

On dit que Fiji c'est le paradis... en fait, c'est étamper partout et on le répète ad nauseam aux touristes qui débarquent là-bas.

Mais à quelques kilomètres du centre-ville de la plus grande cité du paradis, Lautokam des enfants travaillent toute la journée à fouiller les ordures du dépotoir.

Et l'environnement, véritable jardin d'Eden, est ravagé par les hôtels de luxe, les villas privées, les marinas, les terrains de golf, etc.

Et il va sans dire que ce paradis artificiel n'est pas ouvert au public, faut être soit un étranger ou être extrêmement riche pour y avoir accès.

La nouvelle tendance est vers le tourisme derrière les murs, en enclos, séparé du reste de la population.

Le gouvernement militaire est extrêmement dur envers sa propre population...

Le coup d'état l'an dernier n'a eu presque aucun impact sur l'industrie touristique.

Les prix de tout montent en flèche, faisant de Fiji un des endroits les plus chères du monde.

Les masses sont extrêmement pauvres, mais les touristes insistent à vivre dans leur rêve paradisiaque, une espèce de fantasme néo-romain.

S'ils ne sont pas riches en Australie ou aux États-Unis, les mêmes personnes se sentent riches à Fiji, en tout cas.

C'est la seule raison qui explique le tourisme derrière barbelé auquel on assiste dans des pays comme Fiji.

Très difficile d'avoir deux mondes de niveau de vie aussi diamétralement opposée

Les touristes qui vivent dans un des hôtels de luxe peuvent facilement dépenser en 24 heures ce qu'une famille pauvre du Fidji fait en un an.

Mais, le peuple du paradis doit entrer dans un stéréotype fixe :

Simplicité, amical, pauvre mais heureux, et toujours, toujours souriant.

À Fidji, comme ailleurs mais en accéléré, la disparité entre riches et pauvres s'agrandit...

Pendant ce temps-là, on nous vend que tout est merveilleux au paradis sur terre...

qu'il faut ignorer les problèmes et vivre en harmonie sous la lumière chaude et céleste des marchés libres et la globalisation financière. Amen.

26 décembre 2007

LA LEVÉE 19 DÉCEMBRE 2007

1. Bali
2. sécurité nucléaire
3. taxes riches et salaire minimum
4. Les chars

ESSENCE BALI



Le Canada se dit quelque peu déçu de l'accord intervenu samedi à la conférence de Bali pour lancer les négociations en vue de conclure, d'ici 2009, une nouvelle entente sur la lutte contre le réchauffement climatique.

Le ministre canadien de l'Environnement, John Baird, déplore que l'accord de Bali soit plus «faible» que souhaité... ah... ta yeule!!

Le Canada s'est opposé à toute cible jugée trop élevée de réduction des GES.

le gouvernement canadien s'est opposé à l'objectif chiffré que les Européens voulaient inclure dans la déclaration finale de Bali

d'ici 2020 dans les pays développés, on souhaitait des émissions de gaz à effet de serre de 25% à 40% plus basses qu'en 1990

Le Canada ne peut tout simplement pas atteindre une cible aussi ambitieuse, dit-on

Ottawa doit éviter de répéter l'erreur du gouvernement Chrétien, qui a endossé le Protocole de Kyoto sans avoir suffisamment tenu compte des circonstances particulières de l'économie canadienne, dit-on aussi

Bali, c'était plus de 10 000 délégués, venant de plus de 180 pays pour discuter de la suite du protocole de Kyoto qui prendra fin en 2012.

Le Canada se joignait au Japon et aux ÉU pour bloquer toutes tentatives d'y inclure des taux ciblés de réduction de GES

Sauf que la science, la vraie basée sur des faits venant de méthodologies qui font consensus indiquent que si l'on veut éviter le réchauffement global de 2 degrés, le point de non retour, 25% à 45% des taux d'émission de GES de 1990 c'est vraiment trop peu.

c'est plutôt une réduction globale de 85% d'ici 2050 qui est nécessaire.

Mais, 85% c'est une moyenne, pour les pays riches et polluants comme le Canada le niveau devra être dans les 98%.

Alors si on est sérieux lorsque l'on parle de sauvé la planète, c'est une décarbonisation totale de l'économie qui devrait être la vraie cible à long terme.

Le protocol de Kyoto demandait que l'on réduise les émission de GES de 5% sous les niveaux de 1990 d'ici 5 ans... non seulement la cible est totalement ridicule, nous sommes en voie de passer à côté!

oui, Kyoto est un échec, surtout à cause de la position prise par la délégation américaine lors des négociations en 1997.

une délégation menée par nul autre que Al Gore... l'architecte central de l'échec de Kyoto.

Il tenait a crée des standards différents pour les pays... surtout pour le sien, ce qui a fait déraillé le processus.

Et aujourd'hui, aucun pays sur terre peut se vanter d'avoir un programme en place pour réduire son utilisation d'hydrocarbures...

La source d'une solution se trouverait enfin à tout simplement laisser le pétrole et le gaz et le charbon sous terre, parce que tant que l'on sortira ça de là, il sera brûlé et envoyé dans l'atmosphère.

C'est l'ABC de l'offre et la demande... tant que les réserves existeront, et que les alternatives n'existeront pas, tout sera brûlé et le climat changera pour le pire.

On parle souvent de l'impact sur l'économie canadienne d'une réduction drastique de GES:

Au taux actuels, la taille de l'économie globale doublera à chaque 23 ans, doublant les ressources que l'espèce humaine utilise.

Ce qui veut dire que dans 92 ans l'économie globale roulera à 16 fois le rythme actuel... euh... c'est qu'il n'y a tout simplement pas assez de ressources sur la planète pour ça.

au cours des 23 années, en 2030, nous aurons utilisé autant de ressources que l'a faut l'ensemble de l'humanité depuis qu'il se tient sur deux pattes, c'est-à-dire plus qu'en 3 millions d'années!!

Faut voir les choses d'une autre manière, au lieu de laisser les taux de croissance économique dicté notre politique sur les changements climatique, faudrait plutôt que la politique sur les changements climatiques dictent les taux de croissance économiques...

On pourrait, comme ça l'a été le cas lors de la 2e guerre mondiale, virer l'économie globale à 180 degrés si on le voulait... tout ce qui manque c'est la volonté politique... et ça bien, c'est notre rôle, à tous.

parce que sans planète vivable, il n'y aura plus d'économie, mais cette optique n'entre pas dans les marges de profits à court terme.

SÉCURITÉ NUCLÉAIRE



les ÉU ont avoué récemment que depuis les attaques du 11 septembre 2001 ils aident le Pakistan à sécuriser son arsenal nucléaire.

Une aide de 100M$ au cours des six dernières années...

Une aide qui a été fort appréciée de la part des généraux pakistanais, surtout dans leur coin de monde où du matériel nucléaire pourrait être très utile à certains groupes.

sauf que les ÉU ne sont pas nécessairement l'exemple à suivre lorsque l'on parle de sécurisé de l'information et l'accès à son arsenal nucléaire.

Au Pakistan, on utilise maintenant des cadenas à combinaisons chiffrées, connues sous le nom de Permissive Action Links, sur les armes nucléaires.

depuis les années 1960 aux ÉU, de tels mécanismes sont utilisés...

Sauf que... jusqu'aux années 1980, les combinaisons étaient installés à 00000000.

Le srategic air command ne voulait pas de délais dans les opérations si jamais il fallait lancer les bombes, surtout pas des délais causés par une combinaison compliquée.

Mais cette histoire de la guerre froide n'est qu'une anecdote pour nous rappeler comment la sécurité des armes nucléaires n'est pas très étanche.

Au mois d'aout de cette année six missiles nucléaires américains ont été distraitement embarqué sur un avion de bombardement au Dakota, et ont traversé le pays jusqu'en Lousianne.

Les missiles nucléaires étaient dans l'avion durant plus de 30 heures sans que personne ne réalise qu'est-ce qui se passait.

On dépense annuellement 1.3G$ pour protéger l'arsenal nucléaire US, mais tout indique que les installations en place ne peuvent rien faire, disons, contre un groupe de 19 hommes comme c'était le cas le 11 septembre 2001... selon tous les exercices et études de contrôle.

Et pour revenir au Pakistan, une autre inquiétude serait que les ingénieurs et scientifiques partagerait leur connaissances avec certains groupes ou pays islamistes.

La protection de l'information est aussi plein de trous, encore une fois si on regarde du coté des ÉU.

Une longue histoire d'information disparue des laboratoires, retrouvée dans des endroits inattendus...


que ce soit pour des raisons idéologiques ou économiques, il y a eu trop de cas en 60 ans pour raconter tout ça ici...

en 2004 seulement, juste à la base de Los Alamos, le Project on government oversight à trouvé 17 incidents où de l'information classifiées a été sorti vers des réseaux qui n'aurait pas du y avoir droit.

nous avons frôlé la catastrophe tellement de fois... que la seule conclusion valable à avoir sur la bombe atomique c'est qu'elle ne devrait tout simplement pas exister.


SALAIRE MINIMUM



Le Québec augmentera le salaire minimum au mois de mai prochain à 8.50$ de l'heure, nous plaçant au même niveau que le Nunavut pour le plus haut niveau minimal au pays.

Passant de 8$ à 8.50$ c'est la plus forte montée en 33 ans.

Près de 6% des travailleurs québécois gagnent ce salaire, 250 000 personnes.

Mais c'est encore trop peu... pour atteindre le seuil de la pauvreté, une personne doit gagner 10$ l'heure... et c'est là où devrait être le salaire minimum.

Et pour vivre confortablement, pas dans le luxe là, mais pour faire plus que survivre de paie en paie, une personne devrait gagner 1800$ par mois, selon le gouvernement du Québec.

Alors à 8.50$ de l'heure, temps plein, ça fait à peu près 1000$... à 10$ l'heure , ça fait à peu près 1300$...

on a beau dire que si l'on paie les travailleurs un salaire décent, les prix vont montés... pas nécessairement vrai.

on pourrait aussi réduire les marges de profits, la disparité entre riches et pauvres.

une étude récente du centre canadien pour les politiques alternatives à démontrer qu'au niveau fédéral, les riches sont moins taxés ici que les riches aux ÉU... on seraient pourtant porté à croire l'opposé.

l'étude de l'économiste Andrew Jackson indique que les personnes en haut de l'échelle des revenus sont imposés à 35% aux ÉU... ici ça monte à 29%.

le 1% des plus riches augmentent la quantité de cash avant impôts qu'il mettent dans leur poches, et ils ont droits à des réductions d'impôts disproportionnées.

notre bon gouvernement nous ramène vers l'arrière, en demandant aux riches de contribuer moins à la société malgré le fait qu'ils gagnent plus.

à quoi ça sert les taxes? bien à faire rouler des choses que tous les Canadiens aiment : la santé publique, l'éducation, le soin des enfants, l'infrastructure, etc.

faut monter à plus de 35% d'imposition pour les personnes gagnant plus de 250 000$ par année, et aussi, surtout, couper les réseaux qui permettent d'échapper à l'impôt, comme les paradis fiscaux.

en 2006, un sondage d'Environics Research démontrait que les Canadiens en ont marre de la disparité grandissante entre riches et pauvres, 82% veulent éliminer les façons d'éviter l'impôt et 77% voient l'imposition plus forte sur les revenus des riches comme étant deux bons moyens de réduire la disparité.

une troisième façon serait aussi d'imposer un salaire maximal, partout.

Tiens, on pourrait même carrément se débarrasser du capitalisme, instaurer une économie participative et payer tout le monde la même chose.... hmmmmm... à suivre.


LA FOLIE DE L'AUTOMOBILE



Avec les tempêtes de neige et les bons froids pré hivernaux que l'on vient d'avoir, ceux et celles qui se promènent en char on la vie dure.

Des enlisements dans la neige, des moteurs qui lâchent, des accidents, ou comme hier, des embouteillages monstres... le nombre d'autos sur les routes augmentent et c'est rendu complètement fous dans les grands centres comme Montréal.

On a toujours venté l'auto comme étant un outil pratique, un engin de liberté... mais aujourd'hui ça crève les yeux à quel point c'est, de loin, la pire invention de l'humanité.

j'en ai souvent parlé ici, la solution à beaucoup de problèmes liés à la vie moderne serait un vaste réseau de transport en commun gratuit et efficace.

Gratuit, on s'entend, parce collectivement on se paie un tel réseau, comme la santé, comme l'éducation, comme les infrastructures...

Mais notre bon gouvernement Harper, toujours motivé à donner l'exemple aux gouvernements provinciaux juniors, préfère les réductions d'impôts plutôt qu'un réseau de transport en commun efficace, voire fonctionnel.

Récemment le Ministre des Finances Jim Flaherty à couper 60 G$ en revenus d'impôts... surtout pour les super riches.

Et lorsque, quelque temps après, les maires du Canada se sont réunis pour demander 22.8G$ en fonds nécessaires à l'entretien des réseaux de transport en commun... Flaherty les a non seulement revirer de bord, mais les a aussi accusé de brailler pour rien.

Pendant ce temps là, le nombre de mort à cause de la mauvaise qualité de l'air atteint 5000 par année au Canada.

On le voit facilement dans une ville comme Laval : les rues, les stationnement et les cours à scrap nécessaires aux autos continuent d'avaler les espaces verts et les terres agricoles... un problème que même les chars hybrides ne peuvent pas arranger.

LA LEVÉE 27 NOVEMBRE 2007

1. Australie
2. Canada
3. Allemagne


AUSTRALIE



Les Australiens, appelés aux urnes dimanche, ont mis fin aux 11 années de pouvoir ininterrompues de John Howard et de son Liberal Party.

Conduit par Kevin Rudd, le Parti travailliste a battu la coalition sortante de John Howard.

L'inspiration no. 1 des conservateurs de chez nous... et la ressemblance entre les deux partis est assez flagrante pour qui prend la peine d'aller voir...

Mais personne ne devrait être sous l'illusion que l'Australie vient de vivre un virage à gauche à l'Amérique latine avec ce changement de gouvernement...

Ça fait donc un an que les sondages annoncent la tombée du gouvernement Howard et de sa coalition les Australian Nationals.

C'est une insatisfaction populaire normale après douze ans au pouvoir qui a mené à ce changement politique... mais le facteur principal est fort probablement une proposition législative connue sous le nom de WorkChoices.

Son but était d'améliorer la flexibilité du milieu de l'emploi, un beau terme néoliberal qui veut tout simplement dire retirer davantage les droits des travailleurs et augmenter ceux des employeurs.

Le gouvernement Howard était incapable de cacher le fait que WorkChoices était un retour au 19e en ce qui concerne les relations de travail.

Howard s'est aussi trompé dans son acharnement à ignorer l'appui grandissant des Australiens vers des mesures de contrôle des changements climatiques.

Et même, encore il y a quelques mois, Howard doutait du consensus scientifique sur les causes des changements climatiques.


Et le sentiment général était que son opposition à Kyoto n'avait pas autant à voir avec son refus de croire au réchauffement global qu'à son enlignement obsessionnel avec les idéologies de l'administration Bush.

La participation australienne à la guerre en Irak n'était pas un sujet central de la récente campagne électorale, quoique le nouveau Premier ministre Kevin Rudd ait promis de retirer ses troupes de là.

Mais en même temps il a suggéré d'augmenter la présence militaire australienne en Afghanistan, basé sur l'illusion que la guerre là-bas est humanitaire...

Et pour le reste des politiques le nouveau gouvernement Labor a plus ou moins convaincu les Australien que pas grand-chose ne changerait en comparaison aux Conservateurs.

Bon, alors deux gros coups quand même en partant, le renversement de WorkChoices et la signature de Kyoto, ce qui n'est pas peu de chose.

Il reste aussi que c'est un parti travailliste qui vient de prendre le pouvoir, donc un gouvernement qui n'est pas rempli d'avares, d'égoïstes de racistes et d'intolérants!

La réconciliation avec les autochtones australiens devrait être une priorité... sous Howard leur condition s'était gravement détérioré.

Tient, tant qu'à y être, pourquoi ne pas transformer l'Australie en république? C'est absolument absurde qu'une nation moderne continue d'accepter la monarchie britannique comme chef d'État constitutionnel...

La santé et l'éducation mériteraient aussi un réinvestissement et un meilleur entretient.

L'Australie connait aussi sa part de dénatalité et de changements démographiques, le vieillissement de la population et donc l'augmentation de l'immigration demande à être entrepris de manière innovatrice et raisonnable.

J'ai bien hâte de voir ce que nous réserve le nouveau Premier ministre Rudd, c'est-à-dire s'il est une version plus jeune de Tony Blair comme on semble le dire...

J'espère que non, pour les Australiens, mais aussi pour l'exemple que ça donnerait au seul parti de centre gauche du Canada...

CANADA ET RAPATRIEMENT DES PRISONIERS



Nous sommes loin de l'époque où le Canada rayonnait dans le monde comme un pays humaniste.

Loin est l'époque des Lester B. Pearson et de Pierre Trudeau, une période où on recevait à bras ouverts les soldats qui refusaient d'aller combattre au Vietnam.

Une période où l'on tentait de rapatrier nos citoyens fait prisonnier à l'étranger, peu importe où ils étaient.

C'est tellement loin que le refus récent par la cour suprême d'entendre la cause de deux déserteurs de l'armée américaine n'a pas surpris personne.

Oui c'est certain que selon la définition de l'ONU, les deux soldats ne peuvent pas se qualifier comme réfugié, tel qu'ils le demandent.

Mais ils essayaient de fuir ce qu'ils et la majorité des Canadiens croient être une guerre en Irak qui est illégitime, voire illégale.

Si le gouvernement Harper n'était pas si à genoux devant Washington, les deux soldats étaient facilement accueillis comme des immigrants.

On en a reçu plein durant la guerre du Vietnam et les ÉU ne nous on pas bombarder pour autant, et les déserteurs de l'époque sont d'excellents citoyens canadiens aujourd'hui.

Et en ce qui concerne nos citoyens qui sont faits prisonniers à l'étranger, c'est tout à fait normal de tenter de les rapatrier, peu importe ce qu'ils ont fait.

Mais le gouvernement Harper a adopté le double standard de ne pas aller contre les pays que Bush considère comme amis.

Harper s'est porté à la défense de Huseyin Celil, un Canadien accusé et emprisonné sur des charges de terrorisme en Chine.

.... mais il n'a rien fait pour aider Bashir Makthal, un autre Canadien mais celui-là enfermé dans une prison en Éthiopie.

Le Canada avait surtout, avant, une politique visant à empêcher l'exécution de citoyens canadiens détenus aux ÉU.

Alors le premier novembre le Ministre de la sécurité publique Stokwell Day a annoncé que cette époque est terminée.


Ses remarques sont venues en réponse à des questions concernant Ronald Allen Smith, un Canadien faisant face à l'exécution par injection au Montana.

Le problème c'est que le Canada a décidé en 1967 que la peine de mort n'a pas sa place dans une société civilisée.

Qu'est-ce que cette décision veut dire? Est-ce que c'est une première étape vers la réintroduction de la peine de mort au Canada?

Le pire dans tout ça c'est que l'annonce du Ministre Day est venue une semaine seulement après l'appel de l'American Bar Association (ABA) pour un moratoire national sur les exécutions aux ÉU.

On dit, à la suite d'une étude s'étendant sur trois ans, que le système de peine de mort aux ÉU est profondément erroné, rempli d'irrégularités.

Les conseillers de la défense sont mal formés et sous financés, on manipule mal les preuves physiques, et les disparités raciales continuent d'être la norme lorsque vient le temps de distribuer les injections mortelles.

Les états-uniens commencent à réaliser que le système de peine de mort est brisé et qu'il ne peut être réparé.

Donc ce n'est surtout pas le temps pour le Canada d'annoncer que nous allons tout simplement laisser nos citoyens se faire exécuter sans intervenir.

La peine de mort est peu importe les circonstances, une forme de punition cruelle et inefficace, une violation des droits fondamentaux...

Tâchons donc à ne pas y participer, directement ou indirectement.


GRÈVE CHEMINS DE FER ALLEMAGNE



Pendant que le gouvernement Charest songe a interdire la grève dans les transports en commun, en Allemagne, la plus grande lutte ouvrière depuis des années se poursuit.

La semaine dernière, les opérateurs et employés de soutien du système ferroviaire ont plus ou moins fermé le système national durant 62 heures pour le transport de marchandises et durant 48 heures pour les passgers.

On craint même l'avènement d'une grève illimitée.




À moins que l'entreprise nationale des chemins de fers propose une nouvelle offre, les grévistes pourraient tout fermer, et ils sont prêts à tenir longtemps.

Une demande majeure des ingénieurs est la reconnaissance de leur nouvelle union syndicale, qui s'est séparée de l'union nationale des travailleurs des transports, représentant le trois quarts de 20 000 ingénieurs.

Les travailleurs du chemin de fer allemand accusaient leur ancien syndicat Transnet de ne pas défendre suffisamment leurs droits.

Piloter un train demande beaucoup rigueur, d'entraînement et comporte une responsabilité énorme.

Mais le salaire des chauffeurs de train tourne autour de 1500 euros par mois et les heures peuvent monter facilement à 55 par semaine.

Puisque Transnet n'était pas capable de les défendre adéquatement, ils ont créé leur propre union, GDL, sans qui un seul train peut bouger.

Et malgré les inconvénients, une bonne partie de la population appuie les grévistes, reconnaissant que leurs salaires sont trop bas, et donc l'entreprise nationale de chemin de fer demeure le gros méchant de l'histoire.

Le Ministre des Transports, un social-démocrate, tient tête aux travailleurs, lui qui a même tenté aux cours des derniers mois de privatiser l'industrie.

Et vu que la population considère une telle vente comme une magouille, qui aura de mauvais résultats pour les travailleurs et le publique, la privatisation a été suspendue.

Mais malgré ça, Transnet, supposé protéger ses membres, avait appuyé le projet de privatisation, donc ce n'est pas une surprise que les chauffeurs de train aient choisi de s'en sortir!

Donc les rumeurs courent en ce moment que la compagnie est sur le point de reconsidérer sa position et d'offrir une autre proposition.

Il était temps, car le nouveau syndicat a les reins solides, un bon fond de grève et de quoi lancé une grève illimitée pour obtenir de meilleures conditions de travail.

12 novembre 2007

LA LEVÉE 7 NOVEMBRE 2007

1. Malalai Joya, la Parlementaire Afghane que le gouvernement Harper tente de garder dans le silence
2. La victoire de Cristina Fernandez en Argentine : l'économie, la recette de son succès
3. Pour un retour à la dignité humaine : la conclusion du Sommet mondial des toilettes

PARLEMENTAIRE AFGHANE




En Afghanistan où le Canada joue un rôle militaire direct pour appuyer le gouvernement pantin d’Hamid Karzai…

Ce n’est pas étonnant que le gouvernement Harper soit complètement silencieux par rapport au destin de Malalai Joya…

Vous ne la connaissez pas? Et bien, c’est voulu…

Cette femme de 29 ans a été banni du parlement et vie maintenant sous une menace constante parce qu’elle ose critiquer la présence de seigneurs guerriers dans l’administration Karzai.

Depuis sa suspension, Mme Joya a été invité partout dans le monde pour faire part de ses points de vue.

En Allemagne le mois passé, elle a expliqué comment les Afghans voient les troupes étrangères dans leur pays.

Ici au Canada, les mouvements de paix et des activistes féministes ont décidé d’organiser une visite pour Malalai Joya.

Elle était en tournée à Vancouver, Victoria et Toronto.

Ce sont les groupes de femmes surtout qui ont organisé sa venue, vertement ignorée par nos dirigeants.

Elle vit sous un danger constant, voire des menaces de mort, au cours des dernières années, et malgré tout Joya reste intransigeante.

Le gouvernement Harper, ou tous les autres groupes en faveur de notre présence militaire en Afghanistan, devraient prendre le temps d’inviter cette personne pour leur raconter l’autre côté des choses.

En restant silencieux sur la présence de Joya, on peut se poser la question à savoir si le gouvernement Harper ne serait pas complice avec ceux qui menace de couper sa voix.

Ça sera à nous chers auditeurs de veiller à ce que sa voix soit entendu!

ARGENTINE



Cristina Fernandez de Kirchner est devenue la première femme élue à la présidence de l’Argentine, dimanche de la semaine dernière.

Et sa victoire est assez facile à expliquer… donc allons-y.

Son parti politique, sous Nestor Kirchner, son mari, a mené le pays vers un virage économique dramatique qui a fait de l’Argentine le pays à la plus forte croissance des Amériques lors des cinq dernières années.

Plus de 11 millions de personnes, soit 28% de la population, a été élevé au-dessus du seuil de la pauvreté alors que l’économie a cru de 50%.

La victoire de Mme Fernandez était donc assez prévisible.

Mais pas la remontée économique qui a mené à sa victoire... et les gens qui en ont été les architectes méritent beaucoup plus de louanges que l’on leur en a données.

Ils devaient non seulement affronter la sagesse conventionnelle des économistes, mais aussi des institutions financières internationales comme le FMI.

Et leur succès devrait influencer la gérance macroéconomique des autres pays en voie de développement.

Lorsque l’Argentine a décidé d'y aller d'un défaut sur sa dette sur un montant record de 100G$ de dette à la fin 2001, presque tous les experts prédisaient que ça serait la fin d’une longue période de réprimandes.

On clamait que le gouvernement argentin devait au plus vite avec le FMI, et surtout de suivre ses avis. La même chose allait pour les créditeurs étrangers qui n'ont pas été payés

Et pour faire changement, les experts de l’économie s’étaient complètement trompés.

L’économie c’était certainement contracter pendant trois mois après le défaut de paiement.

Mais ensuite l’économie de l’Argentine s’est mise à croître et prendre de l’expansion depuis.

Et là je mets fin tout de suite à une rumeur : l’expansion n’était pas du sur les exportation ou le prix de matières premières. Y’a juste 13% de la croissance attribuables aux exportations.

Le gouvernement argentin a ressorti ses vieux livres de Macroéconomie 101 et l’ont appliqué correctement.

Ils ont dévalué leur devise gonflée artificiellement pour abaisser le coût des importations… tient, me fait penser…

La banque centrale argentaine visait une devise à taux d’échange stable et compétitif.

Ils ont aussi gardé les taux d’intérêts bas. L’important ici ce n’était pas d’atteindre le pus bas taux d’inflation que possible – toujours le cas – mais bien d’investir dans la croissance.

Alors, toutes ces politiques ne plaisaient certainement pas avec les banquiers, les économistes de l’Argentine et ailleurs.

Donc le pays n’a pas reçu beaucoup d’investissements directs au cours des 5 dernières années, et ne peut toujours pas emprunter sur les marchés internationaux d’actions.

Avec une économie en santé, les investisseurs étrangers retrouveront leur chemin vers une bonne affaire.

L’histoire l’a prouvé jusqu’à maintenant : un gouvernement qui vise l’enrichissement des classes sociales les plus pauvres au lieu de la poignée d’actionnaires en haut de l’échelle sociale doit le faire avec des politiques locales, parfois impopulaires avec les groupes d’élites des pays voisins.

Comme avec la nationalisation du système de santé et l’électricité, y’a la petite gang minoritaire qui chiâle puis ensuite on passe aux vraies choses avec la majorité.

Une dignité, un sentiment d’équilibre qui bénéficie à l’ensemble de la société.

Appliquer les politiques macro-économique de base, dans sa propre économie, est bien plus important que de plaire les marchés financiers internationaux.

Et surtout le FMI, qui a personnellement supervisé l’écroulement de l’économie de l’Argentine entre 1998-2002…

Et qui tout au long des réformes à venir après, opposait tout le long les politiques qui menaient à la belle remontée.

Maintenant , le gouvernement de Cristina devra faire attention quand même à l’inflation et les sources d’énergie.
Des choses assez faciles à gérer, mais il y en a encore pour dire que ça ne serait pas possible, les mêmes qui se trompent depuis les cinq dernières années.

CONFÉRENCE MONDIALE DES TOILETTES



Le sommet mondial des toilettes s’est terminé le 3 novembre dernier, à New Delhi en Inde.

C’est très sérieux le sommet mondial des toilettes. Il y en a un par année. 2006 en Russie, 2005 le Nord de l’Irlande, la Chine avant ça…

Ces gens là se rencontrent pour échanger leur expertise sur les outils d’hygiènes et des systèmes sanitaires. Je ne sais pas combien de fois par jour vous allez aux toilettes, et je suis bien heureux de cette ignorance!

Être privé d’installations de systèmes sanitaires adéquats est la conséquence la plus déshumanisante de la pauvreté.

Les politiciens de la planète devraient en faire un engagement d’adopter des technologies peu coûteuses pour assurer des mesures d’hygiène adéquates pour tous.

Selon l’ONU, en ce moment, à peu près 40% de la population de la n’a pas accès à de l’eau propre ou des toilettes.

Surtout au sud du Sahara en Afrique, et au sud-est asiatique.

Le manque d’accès aux toilettes pour les pauvres dans les milieux urbains affecte non seulement la dignité des pauvres, mais ça l’affecte surtout leur santé.

Les questions sanitaires ne peuvent jamais êtres détachés de la pauvreté et de la distribution de maladies mortelles.

Un des buts du millénaire, vous savez la chose dont je vous parle assez souvent?

Un des buts du millénaires était de réduire de moitié le nombre de personnes sur Terre qui n’ont pas accès à l’eau propre et aux toilettes.

Au moment où je vous parle, des millions d’habitants des bidonvilles en périphérie des grandes villes n’ont aucune autre source d’eau que les petits ruisseaux ou rivières locales qui passent dans le coin.

On imagine assez bien l’état de l’eau qui passe dans ces coins là.

Surtout avec le réchauffement climatique dans certaines régions, on peut craindre que les victimes vont se multiplier.

Et l’ONU a réagit en nommant 2008 l’année internationale sanitaire.

On a commencé à investir dans l’infrastructure au Québec et ailleurs où les choses ont commencé à tomber en morceaux…

Ces investissements tardent à se produire parce que se sont de grosses dépenses pour des gouvernements qui pensent plus à faire des trucs populaires qui assureraient leur réélection.

Mais en ce qui concerne l’hygiène et un environnement sanitaire c’est surtout l’éducation qui doit venir en premier.

Ensuite bien il existe une technologie simple et peu chère qui peut entrer en interaction avec une population mobilisée.

Et où cette éducation et cette technologie ont été appliquée on a eu de brillants succès.

De beaux programmes de réinsertion sociale pour les plus pauvres en milieu urbains en les impliquant dans des programmes d’eau potable et d’installations sanitaires.